‹ Le délire des persécutions [electronic resource]Chapitre 196 sur 234 · COUR DE BORDEAUX · texte numérisé non relu

COUR DE BORDEAUX

Affaire Galuherl.

« Atleiidu que, pour qu'un testateur puis.se mettre sa volonté à la place de la disposition de la loi , il doit être sain d'espiit, que la préféience accordée par le testateur aux liéiitie?s naturels suppose un jugement qui ne peut être que le résultat d'une raison éclairée;

>i Qu'à la vérité, eelui qui éprouve des accès de démence et de faiblesse d'esprit peut, dans des intervalles lucides, faire une disposition valable, lojsque cette disposition ellemême est raisonnable;

» Mais qu'il importe d'examiner, dans un pareil cas, la nature de l'infirmité de l'esprit du testateur; qu'il ne suffit pas qu'il ait paru jouir de sou bon sens relativement à certains sujets sur lesquels il portait son attention , et dont il raisonnait sensément; qu'il faut encore qu'il soit prouvé qu'il jouissait de tou'e son intelligence pour faire des dispositions testamentaires;

» Attendu que, s'il résulte des enquêtes que Louis (lalabert jeune conversait et raisonnait avec justesse sur ses études, son séjour à Paris et les affaires du temps, il était continuellement dominé par cette idée fixe, qu'il était travaillé par une maladie qui lui avait été donnée par son frère et sa sœur; qu'il les accusait d'être les auteurs de ses souffrances, de lui avoir déplacé les organes, de lui avoir

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