‹ Le Délit AlcooliqueChapitre 40 sur 82 · TRAIN · texte numérisé non relu

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A l'esprit de tous les hommes, cet effet de l'alcool apparaît comme supprimant la faute ou en diminuant la gravité et tous les juristes y voient une raison W'indulgence.

Il. — Ses degrés.

129. Mais la faute ne sera amoindrie que dans la mesure où le psychisme sera altéré, c’est-à-dire proportionnellement à l'intensité de l’intoxication alcoolique.

Ainsi tous les juristes ont insisté sur l’importance à accorder au degré de l’intoxication alcoolique, qui peut aller de la folie caractérisée à l'ivresse à peine perceptible.

Cette idée est tellement simple qu’elle ne nécessite pee de longs développements.

Disons simplement que du caractère plus ou moins pathologique du délire ou de l’impulsion, de l’aspect plus ou moins démentiel de l’alcoolisme chronique dépendra la plus ou moins grande indulgence du juge.

Disons encore que nos auteurs classiques, et avec eux tous les auteurs et tous les codes qui se sont saisis de la question, distinguent suivant l'intensité des manifestations de l'ivresse. C’est ainsi qu’ils ont forgé les expressions d'ivresse complète ou pleine, de demi-pleine et légère, qui signifient suppression ou diminution de l’intellectualité.

IT. — Effets variables sur la personnalité.

LA PERSONNALITÉ PEUT ÊTRE PLUS OU MOINS MODIFIÉE. — Une autre considération, plus délicate, plus PETER OENTE devra nous retenir plus longtemps.

Lorsque le juriste considère l’alcoolisme comme une altération psychique, qu’il s'attache au degré de cette altération, on le sent guidé par cette idée que de l’altération du moi, dépend la responsabilité de l’agent, qu'il s’agit

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