‹ Le Délit AlcooliqueChapitre 42 sur 82 · APRES · texte numérisé non relu

APRES

CNE TECREE

Pourquoi ? Simplement, semble-t-il, parce que dans ce cas la faute est plus loin du délit, parce que le rapprochement s'impose moins énergiquement à l'esprit. En somme, celle considération qui ne tient pas devant les cas extrêmes, a un caractère plus intuitif que logique.

Ce n'est au fond qu'une de ces impressions confuses qui veillent dans le fond des consciences, formant le sen-. timent de la justice, et dont nous devons tenir compte, parce qu'elles sont dans tous les esprits.

- 136. DISTINCTION DES JURISTES. — En tous cas, les juristes, à la lueur de cette idée, ont été amenés à diviser les différents cas d'intoxication alcoolique, suivant leur origine, la responsabilité pénale de l’agent variant selon les circonstances.

Nous allons étudier sommairement ces distinctions : Î. — Alcoolisme chronique.

A. Aliénation caractérisée.

137. S'il s’agit d’un état aigu d’alcoolisme chronique, ou de la démence alcoolique, personne ici ne rappelle l'origine répréhensible de la maladie. :

B. En dehors de toute aliénation non caractérisée.

138. Au contraire, lorsque l’alcoolique a agi en dehors de tout accès délirant ou impulsif, en dehors de tout éfat démentiel, la faute originelle paraît proche de l'action, parce qu’elle est devenue un vice intégré à la personnalité du délinquant.

Ainsi le juge se sent-il entraîné à une répression sans indulgence, à moins que, à la base de l’alcoolisme, se trouve une anomalie constitutionnelle, telle que l’alcoolique le soit devenu magré lui.

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