LA LUTTE CONTRE L'ALCOOLISME
SOMMAIRE
La lutte contre la criminalité alcoolique se confond d’abord avec la lutte anti-alcoolique elle-même, dont les Principaux moyens sont (162) : 1° la prohibition absolue, inapplicable (163) ; 2° les prohibitions partielles, qu'il est toujours possible de multiplier (164) ; 3° une politique fiscale appropriée réfreinant la consommation de l'alcool de bouche (165) ; 4° la règlementation des débits de boisson (166) ; 5° la protection de l’enfance (167) ; 6° la création d'établissements de cure spéciaux (168) : 1° pour alcooliques aliénés (169) ; 2° pour buveurs d'habitude (170), suivant la formule suisse, dont les principes sont : l’abstinence absolue, le travail en plein air, la cure morale, une nourriture spéciale, dans un cadre familial (171. Création dont la nécessité est exprimée de plus en plus en France (172), mais sans solution pour encore, étant donné les difficultés soulevées par le régime à y appliquer (173). Il faudrait pouvoir retenir l’alcoolique interné au cours d’un accès d’aliénation, même après la disparition de cet accès, jusqu’à ce qu’il soit débarrassé de ses habitudes vicieuses (174). Il faudrait que le buveur d'habitude puisse, sur sa demande, être retenu dans un asile (175). 7° La réforme
de l'opinion publique, qui doit être avertie des dangers de l'alcool et qu’il faut gagner à l’idée du traitement par l’internement (176).
162. LES MOYENS DE COMBAT CONTRE L’ALCOOLISME EN GÉNÉRAL. — Lutter contre la criminalité alcoolique, c'est d'abord, tout simplement, lutter contre l'alcoolisme luiméme. C'est là, affaire d'hygiène et non de mesures pénitentiaires. Cependant, dans une étude criminologique, qui prétend rechercher les causes du délit et les moyens de la combattre, il est nécessaire de dire un mot de ces moyens.