‹ Le Délit AlcooliqueChapitre 65 sur 82 · AD · texte numérisé non relu

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elle est mineure, ou sans une ordonnance du Président du Tribunal rendue sur requête, si elle est majeure ».

187. DÉFINITION DE L'ALCOOLISÉ DANGEREUX. — Dès le moment où une autorité quelconque peut être saisie d’une demande d’internement sans que l’alcoolisé ait commis une contravention à la loi, sur l'ivresse, la question devient extrêmement importante de savoir quel sera cet état susceptible de ‘déterminer une détention d'office.

Prins cite cette définition du buveur d'habitude extraite du projet allemand de 1881 (1) d’après laquelle est qualifié tel « l'homme notoirement adonné à la boisson, régulière « et périodique dans une telle mesure qu'il a plus ou moins « perdu l'emprise sur lui-même et l'aptitude à soigner ses « intérêts, et qu’il devient dangereux pour lui-même et pour « son entourage ». |

De son côté le projet de loi sur l’internement des buveurs présenté le samedi 19 mars 1927 par le Grand Conseil du canton de Genève, sur la proposition du conseil d'Etat, déclare dans son article 1° : « Quiconque par son alcoolisme compromet sa situation ou celle des siens, ou constitue wn danger pour lui-même ou pour autrui, sera, pour autant qu’il paraît encore curable, interné dans un établissement de relèvement pour buveurs ».

Ces définitions nous paraissent excellentes, parce qu’elles reviennent, en somme, à désigner pour l’internement, l’homme qui n'est plus apte à vivre en société, l'homme devenu antisocial.

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