tome I
Itf LE DELUGE DE N0&
les justifications les plus éclatantes et les plus inattendues: on n'a, pour s'en convaincre, qu'à ouvrir l'important ouvrage de M. l'abbé Vigoureux sur La Bible et les découvertes modernes, ainsi que le Dictionnaire de la Bible, publié sous sa direction. Or, si l'on accueille, avec une joie d'ailleurs bien légitime, ces confirmations, hier encore non soupçonnées, de faits précis rapportés par la Bible, est-il équitable, est-il logique surtout de repousser les conséquences des travaux des mêmes savants lorsqu'elles semblent porter atteinte non pas à un fait, mais à une simple interprétation qui n'intéresse d'ailleurs ni le dogme ni les principes de la morale, et cela uniquement parce que cette interprétation est ancienne et a, faute antérieurement dé motifs à l'encontre, prévalu jusqu'ici ?
Les données de la linguistique viennent au surplus à l'appui de ce qui vient d'être exposé.
On sait que la gradation naturelle du langage va des langues monosyllabiques ou isolantes aux langues agglutinatives ou agglomérantes, et de celles-ci aux langues à flexion. On sait aussi que, suivant leur plus ou moins d'aptitude à la civilisation et au progrès, les races ou groupes humains franchissent plus ou moîns rapidement ces diverse* étapes de perfectionnement du langage. D'où il suit que, étant donné l'unité d'origine de l'espèce humaine qui n'est pas sérieusement contestée, les groupes ethniques parlant des langues isolantes nous représentent des peuples restés stationnaires dans le système de langage le plus ancien, puisqu'il remonte à la naissance même de l'humanité. Ceux qui