‹ Le déluge;Chapitre 10 sur 187 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

ABRÉGÉ DR i/hISTOIRR DR LA r.^:OLOGIR.

Les Juifs et les Egyptiens sont les seuls peuples de Tantiquité qui aient eu des notions tant soit peu claires sur la géologie. Quand on compare le récit à la fois simple et noble que Moïse nous a laissé de la création du monde avec les descriptions vagues et embrouillées des philosophes grecs, qui se rattachaient cependant pour la plupart & la même école et qui vécurent après lui , on est obligé de convenir que la cosmogonie du législateur juifcst de beaucoup supérieure à toutes les autres. Et cependant Moïse était élève des prétrrs d'Egypte et vivait environ seize siècles avant Jésus-Christ. D'ailleurs les doctrines des philosophes ne se rapportent guère qu'à des faits isolés. Ainsi Thaïes de Milet (au septième siècle avant Jésus-Christ) enseignait que Teau avait formé la terre, Xénophane de Colophon (au sixième siècle avant Jésus-Christ) croyait que le continent avait d'abord été recouvert par les eaux de la mer, Hérodote (au cinquième siècle avant Jésus- Christ) avait la même opinion quant à l'Egypte, qu'il regardait comme étant formée par le Nil ; mais aucun d'eux ne nous a donné un exposé complet de la création du monde. Ce qui est remarquable, c'est que les uns supposent au globe une origine neptunienne, tandis que d'autres, guidés sans doute par la vue des volcans de l'Italie et de la Grèce, le rattachent à des phénomènes volcaniques. Ainsi Zenon et Héradite (au cinquième siècle avant Jésus-

Clinsï) ûdmeïleiit tjur lo feu est la rausr premïi*re dp Ir foriiiolion dti j^lobe. Empodoclo frAj^rif^ent^ (an milieu du rinf|iii^me sitcïej pensait t]iiplo feu îuli'' rieur nraît souleiré les iimutagnes. Platon, né en 43U, niius raconte que Vlk Atlantide » située pr^j* du déiroit de Gibraltar et pb* c|randef|ue la Libye et TAsie réunîesi, fut détruite par tiiip inondalioti et par un trniiblement de terre. Arislote, le fcHidateup de» sciences iialurellcs de Fon époque, nî' en îlSi avant Jésuï;*<^brist, envisa*[e la terre comme une mvtv d' <Mre vivant, auquel il attribue une jeunesseï un âge de malurité e\ une vieillesse. Slrnbon, enfin, né fiO ans atantJé»ns-Clirlsl, enseignait que le feu intérieur, iuccj^sammenl aclifau sein de la terre, airoit k plusieurs repH&e» soulevé et fait flis^paraître sous le^î flots de la nier, non-fcnlenient les Iles , mais aussi des parties entières du globe. De» siècles s'écoulèrent ensuite, pendant lesquels on cessa de cultiver les sciences. Ce furent les Arabes qui leur imprimèrent un nouvel essor. Un de leurs sai'anls, Omar cl Alem, «jui vivait an dixième siècle après «lêgus^ ChriEt, écrivit un ouvrage sur le mouvement rclrograffe dp la mer. Mais ta décadence de la puissance des Arabo entraîna de nouveau \\ sa suite celle des arts et des sciences, qui avaient fleuri cbez eux. Cinq cents ans s* écoulèrent, pendaiil lesquels le soin des intérêts matériels ne laisMa au\ bommes aucun loisir pour se vouer sérieusement h Tétude de k terre. I/Italie, si riche en fossiles eî m favorable aux recbercbes des saianls, était destinée il devenir de nouveau le tbéûtre de la renaissance des sciences. Ce fut là que le célèbre savant Fracastor s'éleva , au commencement th\ seizième siècle, contre ropinmnqai prétend que les fossiles trouvés dans les différents terrains y avaient été amenés par la mer. De là , l'intérêt pour la (][éolof|ie se répandit en France ^ en Allema^jne, et ce fui sur les pbénomènes de la wature de Tltalie que le Danois Vîel^i Sfeensen, <|énéralement connu sous le nom de \l'

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