‹ Le déluge;Chapitre 102 sur 187 · CHAPITRE II. lui · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. lui

iiienl oublié, ne m'en paraît pas moins une œuvre «le génie, mon compatriote, le très-savant Rask, fait observer qu'il ne faut pas confondre la première demeure du genre humain avec le paradis de la Genèse, où Fauteur de la tradition de la création ( pour mieux dire , celui qui a recueilli cette tradition) place le premier homme de l'histoire, Adam. Rask ajoute que très-probablement Adam a vécu en ce même endroit, mais sans être la souche du genre humain. Adam , selon moi , est la source de la race caucasienne, race par conséquent d'une origine plus récente que la plupart des autres, mais qui de très-bonne heure aurait exercé une domination presque générale autour d'elle. Je me sépare encore de Rask sur le point principal qui nous occupe dans ce moment. Il suppose , mais cela me parait fort douteux, que YEden, si exactement décrit dans la Bible et qui probablement aura été quelque province tout historique, était situé dans la partie méridionale de la Mésopotanve, dans les contrées fertiles autour de Basra. Il est vraisemblable que les révolutions de la nature, causées nécessairement par le dernier déplacement de Taxe du globe, changèrent la direction des fleuves dans la partie occidentale de l'Asie, comme le démontrent aussi plusieurs phénomènes géologiques et traditions historiques; par là , la base sur laquelle Rask a fondé son ingénieuse hypothèse du paradis se trouve renversée. Des raisons géologiques et historiques, qui par la suite paraîtront plus claires, me portent donc à placer le paradis de la Genèse, comme le font les meilleurs commentateurs modernes de la Bible, dans le Caucase actuel, dont le climat doit avoir été beaucoup plus doux avant le déplacement de l'axe qu'il ne l'est à présent, et où la race caucasienne se trouve dans son développement le plus normal et le plus beau.

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