CHAPITRE III
HKJ.I m TCMPS l)K XOK II. Y A ¥X IX ASSEZ HAIT DKGRK DE CIVI- I.ISATIOX, ET PAR COXSÉQCEXT LE (>E\RE Hl'MAIN A EXISTE DES MILLIERS d'aKNÉES AVANT LE DÉLUGE.
Ouanl aux principes de Tcre raskicnnc , sur laquelle riovrait être base tout manuel kislorique, ils me paraissent inél)ranlables. Je renvoie ceux qui voudront étudier à fond la plus ancienne histoire de Flionime à Fouvrage de Rask, et je me borne à faire observer ici que la justesse de son hypothèse, selon laquelle le genre humain existait déjà avant Adam , est confirmée par la Bible, par les plus anciens fragments de l'histoire des Egyptiens et des Babyloniens, de celle aussi des Indiens et des Chinois; fragments sur Tauthcnticité desquels on ne saurait élever de doutes et qui en grande partie sont bien plus anciens que les livres de Moïse '.
Déjà cette circonstance, que la Bible indique exactement
' Quelques parties du Pentateuqne (par exemple les premiers chapitres de la Genèse) daleiit , selon toute apparence, d'one époque bien antérieure à Moïse; celui-ci vivait environ 1 100 ans après Adam et semble tenir ses relations des Egyptiens ; mais il n'y a pas de doute que d'autres fragments du Pnntatenque ne soient, en grande partie, d'un temps postérieur à ce législateur. Il est même vraisemblable que les fragments divers qui ruinposent les livres de Moïse n'ont été mis en ordre complet que du temps des rois , peut-être même après l'eiil de Babjlone, c'est-à-dire seize à vingt-deax Biécles après Adiun Moïse fut sans contredit un des génies les plus éminents de l'antiqaité, et personne ne saurait révoquer en doute sa profonde érudition , sa connaissance des bomnios , son rare amoor de la vérité . mais , à supposer même que nous le considérions comme infaillible dans ses relation* purement historiques et géographiques , on comprendra facilement qoe des erreurs volontaires ou involontaires ont po , par la suite des temps , se glisser Jans les écrits qui portent son nom ; que , par conséquent, ils doivent «■Ire soumis à une critique judicieuse.