‹ Le déluge;Chapitre 117 sur 187 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LKS l'HÉXOMÈXKS VOLCAXIQl'ES LIES A CETTE CATASTROPHE SONT ATTESTÉS PAU LES TRADITIO\S DES AMÉRICAINS, DES PERSAXS ET DES CELTES , MAIS SURTOIT PAR LA MYTHOLOGIE SCANDIXAVE , DONT LES XOTIOXS SIR CETTE CATASTROPHE SOXT TOUT A FAIT JUSTES.

De même que*rinondatioii causée par le déplacement d'axe a pour elle le témoignage de plusieurs traditions, surtout de celles conservées par Moïse et des Chaldéens^ de même nous ne sommes pas dépourvus de preuves semblables en faveur des autres phénomènes liés à cette catastrophe, tels que les éruptions volcaniques, le tonnerre et la foudre. Je citeraF à ce sujet une tradition remarquable des Indiens de l'Amérique septentrionale. Nous avons vu que la patrie primilirc du mastodonte, dont on trouve les restes dans les couches diluviennes, semble avoir été FAmérique septentrionale, c'est-à-dire une contrée située près de la partie de la surface du globe qui doit avoir été entièrement bouleversée par suite du déplacement d'axe, et où, par conséquent, les phénomènes volcaniques durent déployer une grande énergie, le tonnerre gronder avec une force extraordinaire, et où les ravages de la foudre auront été fréquents avant que la mer, en dépassant ses bords, éteignit les phénomènes volcaniques. Eh bien ! les Indiens racontent que le mastodonte a vécu sur la terre avec des hommes d'une taille proportionnée à celle de ce colosse, mais que l'Etre suprême les fit périr les uns et les autres par la foudre.

Les traditions des Mexicains et des Acolhouains , tirées de celles des Toltèques, disent que le monde à subi quatre révolutions périodiques, après lesquelles le soleil a été recréé pour la cinquième fois, idée que nous retrouverons plus tard sous une forme dilTérente non-seulement dans la mythologie «grecque et Scandinave, mais aussi dans les traditions des Égyptiens et dans les images de TApocalypse. Selon ces traditions, il a été mis un au premier Age du monde par une grande famine ; au second, par le feu; au troisième, par des orages et des tempêtes; au quatrième, par une grande inondation. Nous verrons plus tard que ces quatre phénomènes ont nécessairement coïncidé, et quMls ont accompagné la dernière catastrophe du globe ici mentionnée. En considérant attentivement les traditions des Américains touchant la destruction et le renouvellement du monde, il sera évident qu'elles sont au fond les mêmes que celles des Egyptiens, des indiens et des Chinois, et la preuve s'en trouve dans la foule d'ouvrages qui viennent d'être publiés sur ce sujet ^

Plus remarquable encore est la tradition du peuple /end sur l'inondation générale. Elle raconte qu'une comète tomba sur la terre et qu'elle l'embrasa. De Veau bouillante tomba sur les arbres et les dessécha jusqu'aux racines; alors l'astre Tatscher versa de l'eau, éteignit l'embrasement et cotivrit la terre à la tiauteur d'un homme. Im narration mosaïque porte que les eaux s'élevèrent de quinze coudées sur les plus hautes montagnes; mais ce trait -là nous montre d'une manière intéressante que l'inondation n'atteignit pas partout la même hauteur, ce qui d'ailleurs eût été impossible. Si donc on lit attentivement le système religieux du peuple /end, on ne pourra guère douter que les doctnnes de Zoroastre, quant à la pyrolâtrie, la destruction du monde par le feu et la purification du genre humain dans le lac de feu , ne tirent leur origine de cette catastrophe.

» Coufcrer, par c\emple, Alex. Dradford : AmericàlH antiquitks.

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