‹ Le déluge;Chapitre 118 sur 187 · CHAPITRE V. ffft · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. ffft

VEdda Scandinave, qui tire probablement son origine de TAsie, confirme également par son Ragnarokur, son Muspelheim , ses flammes de Surtur et autres phéno* mènes ignés^ le fait que TAsic, où les volcans sont presque entièrement éteints depuis les temps historiques, quoiqu'il y en ait encore d'actifs dans son intérieur, a subi jadis de très-violentes révolutions volcaniques ; elles doivent avoir eu lieu après la création du genre humain ; car, sans cela , ces récits ne seraient pas passés dans la mythologie.

Mais , selon • la mythologie Scandinave , il s'est joint à ces violentes éruptions volcaniques le phs terrible bouleversement de la mer, au sein de laquelle la teiTe s'est abîmée et d*où elle est ressortie de nouveau. Cette description de la terre s'abimant et se soulevant des eaux est d'autant plus intéressante, qu'elle nous montre que la mythologique Scandinave a saisi la même catastrophe d'un point de vue différent de la relation mosaïque, selon laquelle les eaux s'accrurent et s'élevèrent peu à peu. Je citerai ici quelques-uns des plus remarquables passages de la prophétie de la Vala , dont les images sont tirées de la catastrophe du déluge; elles renferment une description rapsodique de la fin du monde et de son renouvellement, conformément aux idées des anciens habitants du \ord. En comparant avec celte prophétie les traditions indiennes et égyptiennes touchant la fin du monde et son renouvellement , comme aussi les images dont se sert l'Apocalypse, nous trouvons entre elles une conformité parfaite ; il sera évident que l'idée de l'enfer et du feu éternel et les images de la Bihie sur le jour du Seigneur ou lo dernier jugement, ne doivent de môme leur origine qu'au déplacement d'axe, auquel nous sommes ainsi toujours ramenés. C'est seulement parce qu'on a considéré d'un seul et unique point de vue cette catastrophe que, sans égard il ce qu'exigent la géologie et l'histoire, on a sé^mré les

phénomènrs volcaniques des phénomènes diluviens, ol qu'on est parvenu à se former une idée entièrement favm du déiucje,

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