‹ Le déluge;Chapitre 119 sur 187 · Met doende Menueskers Lig han niœttes · texte numérisé non relu

Met doende Menueskers Lig han niœttes

Je me souviens de neuf mondes

Kt de neuf cicux.

Avant que les fils de Bor '

élevassent les globes , Eux qui créèrent Le resplendissant Midgaard, Le soleil luisait du sud. —

Le soleil du sud.

A /'on^n/était assise la vieille- Dans la forêt de fer ^, Et elle enfanta là La race de Fenris.

De celle-ci il y eut Un surtout,

Lui qui dévora la lune S Enveloppé de la peau du sorcier.

II se rassasie

Des corps des hommes mourants,

> Les nu de Bor , c'est-à-dire les Ases ou les Dieux.

2 La vieille Jette Angurbode (qui annonce les soucis), de qui I<oke, l'Ase déchu, rai la déesse de la mort , Héla , le loup Fenris et l'hydre de Alidgaard.

^ Jeruskoven , la forêt de fer; par là les anciens habitants du \ord entendaient IVtendue de rochers garnis de glace près d'IIdgaard à l'extrémité d^ monde.

^ Ce passage se rapporte an mythe des monstres (loups, dragons et Jettes) qui persécutent le soleil (Sol , une Asynie) et son frère la lone (Maanen) pour les engloolir. Quand ceux-ci seraient engloutis il y aurait une obscnrité profonde qni causerait la fin du monde. Cette crainte était fondée ; car le titan (géant) Skold (Skoll) engloutit le soleil, et un autre Jette . Har ou Maanagarmur , la lune.

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