‹ Le déluge;Chapitre 128 sur 187 · CHAPITRE VI. 2:W · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. 2:W

violentes révolutions de 1& nature, aux envahissements de la mer, et en aura été recouverte tout entière durant le déplacement d'axe. Si Ton ne veut pas que FAtlantidc ait élé située en Europe, on saurait difficilement se figurer que les Atlantes ou les Titans, d*un côté, et les dieux (ou les Dives, les Elobim , les Élymées), de l'autre, se soient fait la guerre. Or, comme on ne peut révoquer en doute que ces derniers n'aient été un peuple qui habitait près de FEuphrate et du Tigre , là oii plus tard florissait l'empire de Babylone, de même tous ceux qui cherchent un sens plus profond dans les mythes de l'antiquité et qui reconnaissent V existence d'un empire des dieux, doivent nécessairement reconnaître aussi celle du peuple des Titans ou des Atlantes, La justesse de fbypothèse, que F Atlantide est FEurope actuelle, est encore confirmée par plusieurs détails mythologiques qui sont en accord avec ce que nous enseigne la géologie et surtout avec ce qui doit s'être passé lors de la catastrophe du déluge.

Quiconque aura fait une étude un peu approfondie de la mythologie grecque et romaine, dont Forigine est incontestablement plus ancienne que celle des Grecs et des Romains eux-mêmes, et dont il faut chercher la patrie dans FOricnt, aura sans doute été frappé de la distinction qu'elle établit entre les dieux : il y a pour elle les dieux d'un temps postérieur, dont on peut montrer la patrie dans FOricnt, surtout dans Fétat élohique ou dans FÉlyméc (Elysée), et les dieux anciens ou les Titans, dont lesmythos et les traditions placent la demeure, soit vaguement dans les régions à FOccident et au Nord, soit plus définitivement dans les différents pays de FEurope, soit encore dans les iles de la Méditerranée. C'est ainsi que Saturne, chassé de son empire par son fils Jupiter, est censé avoir régné en Italie; File de Crète était la patrie de Jupiter; Feutrée des enfers, où les Titans étaient enchaînés, se trouvait en Grèce; les fleuves infernaux, FAchéron et le Coc^lo^\

ta4 LE DÉLUGE.

coulaient auMÎ, tandis qaè File grecque de Négrepont semble, par son ancien nom d^Egribos, rappeler Tidée des enfers mêmes ou de TÉrëbe. Pour ce qui est du tt Tartaros m, je crois que de son nom dérive celui de la Tartaria La première direction du déluge, du sud-ouest au nord-est, me fait supposer qu* originairement on a désigné par le Tartaros les contrées à Test de TAtlantide. Ces contrées, qui, à mon avis, ont été la demeure primitive de la race mogole, auront en grande partie été ravagées par le déluge, et sans doute elles furent considérées comme englouties par les flots. I^s peuples de FOccident, ayant successivement appris à connaître une plus grande partie de rOrient, et ne retrouvant pas le Tartaros dans les régions que je viens de désigner, l'auront relégué dans les contrées plus éloignées de TOccident, jusqu'à ce qu'enfin ils auront fini par ne plus croire & son existence. C'est cependant des régions de TOnent qu'à une époque relativement moderne les Tartares se sont jetés sur l'Europe. Ce que je suppose pour le Tartaros, je le vois aussi arrive pour l'Atlas. Avant le déluge, on aura sans doute désigné par l'Atlas quelque montagne de l'Europe; mais, après cette catastrophe, ce nom aura été donné aux montagnes les plus occidentales de l'Afrique ^

Si les Grecs, dont la civilisation et la mythologie ne sont guère plus anciennes que le dix-septième siècle avant Jésus-Christ, placent Ja demeure des dieux régnants dans

' Qae les Grecs et après eux les peuples moderues de l'Occident aieot désigné les contrées qae le déloge a dévastées par les noms de Scytbie. de Sarmatie. etc., et qoe le nom de Tariarie ne paraisse qoe dans l'histoire du moyen âge , ce n'sst pas ua« circonstance à laquelle on paisse attribuer une grande valeur. Naturellement les Grecs , dont la civilisation ne commença qu'environ mille ans après le déldge, et qai ne pouvaient considérer l'Atlantls et en partie le Tartare qoe comme des cootréea cngloatiet par les (lots ou comme des fictions mythologiques, ont donné de nouveaux noms i ces mêmes régions, quand elles se sont relevées de dessous la mer et peu à peu desséchées. Si la dénomination de l'Atlas , avec d'autres dout on s'est servi avant le déloge , a po m maintenir dans l'Occident , il est explicable aussi q:'e le nom do Tartaroa ait po te coniarvar dans les contrées du nord-est de l'Asie , dont l'histoire est presqoe toot i fait iDCoanaCi pour être rapportée dans l'Occident par les Tartares guerriers.

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