CHAPITRE VIL
l'hypothèse que l'aTLAXTIDE dont parle PLATON ÉTAIT INE PARTIE DE l' EUROPE ACTUELLE, EST CONFIRMÉE PAR LE MYTHE DE PHAÉTON ET DU COMBAT DES DIEUX ET DES TITANS, MYTHES QUI NOUS OFFRENT UNE DESCRIPTION POETIQUE DE LA CATA- STROPHE DU DÉPLACEMENT DE l'aXE DU GLOBE OU DU DÉLUGE.
On a cru trouver une anomalie dans l'opinion des anciens sur la position des îles Fortunées, au sujet desquelles on a formé tant de conjectures, mais qui ne me semblent avoir été autre chose que les iles de la Méditerranée : or, il est connu que les anciens supposaient ces îles situées près de l'Érèbe et du Tarlare, dans le voisinage desquelles ils placèrent aussi les Hespérides, ces enfants de la nuit aux fruits dorés (les étoiles). Mais cette anomalie disparaî-
.iffnpiant mon hy[>otiii*se iFun déplacement d'aip, I H iMi adtuellanl que ces tradilions se rapportent îi une lépoijue i[iM a priTi*t!é le déluge^ mais que plus lard 1p souvenir t?\at"t de ces relations géographiques sVsl perdu. Ce qui est di<{ue aussi de renia rque, c est que la mytlioioi^te
dieu du soleil (Héiios) fiait
reeque raconte
un l'ifftn ou un Aikitde ; elle semble indiquer par là que le soleil s'e.st levé du t'oté de IVinpiie atlantique, savoir, au nord-ouesl ou au nord de TlCtat éloïiique. 1/ongine de telle li'udition ne saurait èlre expliquée en admetlauL que la situation de notn* ^totie rflalivenienl au soleit ui éprou lé aucun rtiaugenicnt ; maison la trouvera ikcilemetd u Faide de ma théorie^ si Ton suppose qn^avant le dernier déplacement de Taxe de notre globe le soleil s'est levé daos la partie de Hioriïon qui artuellcinent est tournée vers k Nord.
Ce qui rend cette tradition encore plus intéressante, c ei que le myllic célèbre de Fbaéton fait allusion à ce cha ijernent de la direction que parcourt le soleil dans le ciel; de plus» ce clmn<|emçnt n'y est pas attribué à x-\pollon ou au dhu moffenie du solrft, qui vienl de F Orient, mais à I ' a n cie n dten du m /r ^7 ( H éli o s ) , m y th e cj ni ^ il a n s T A 1 1 a n t i<le. de riaton, est expliqué d'une manière tout h fait con< forme k mon bypotbèse. — Héiios, dit ce mytbe, permi un jour il son (ils Fhaéton de conduire le clrar du soleil maiSf dans son orgueil déjeune homme, il pressa tellemei les elle vaux, que ceux-ci, privés; de leur conducteur ordu nairCj dévièrent de la roule qu*il falloit 'eitir. Tantôt ï\ approchaient trop près du ciel et taulAt trop près de ta terre; les bois ri les montajjncs prirent feu, les denves et les sources tarirent, et la terre fui eiifrn obligée d'imjïlorer le secours de Jupiter, qui lança sa foudre contre Pbaéton el le précipita dans rKridan'. — ^Si Ton considère combien
' Olrtcrvoni ki qui^ rembruni' mf ci t ifn
il r.iil mi'ultnii lu mjtholoHJ* erUiquc