CHAPITRE tX
des diviaioBS purilculières. Chaque chef devait fournir la sixième partie d'un chariot de guerre, afin que le nombre en fût de dix mille; en outre, deux chevaux avec leurs cavaliers, un attelage de deux chevaux sans le char, un com^ battant à char armé d'un petit bouclier, un cocher pour conduire les chevaux, deux fantassins pesamment armés^ deux archers, deux frondeurs , des soldats armés à la légère pour lancer des pierres et des javelots, trois de chaque espèce, et quatre matelots pour une flotte de douse cents ' vaisseaux : telles étaient les forces militaires de la capitale ^ Quant aux neuf autres principautés , elles avaient une autre organisation, qu'il serait trop long de vous expliquer, et voici maintenant comment , dès le principe, avaient été instituées les autorités et les magistratures. Chacun des dix rois avait, dans son gouvernement, un pouvoir absolu sur les hommes et sur la plupart des lois, pouvant punir et mettre à mort qui bon lui semblait. Pour l'autorité et les relations qu'ils exerçaient entre eux, ils se conformaient aux prescriptions de Neptune, telles qu'elles étaient renfermées dans la loi et qu'elles avaient été gravées par les premiers rois sur une colonne d'ori-
( Sappoté mt^nuB qoe toute cetle dvieription de l'Atlantide soit one pare Hetion , «t qo'ou ne puisse prouver qoe l'Angleterre actaelle a formé une partie de l'Atlantide , qooiqae j'en aie montré auparavant la probabilité, on ne peal cependant s'empt'cher, en lisant celle deaoription, de comparer le désir des Anglais d'aajoqrd'hul de conquérir toui le monde, leurs courses de cbevaax, la division de leur pays par Gaillaame>le-(U)aqoéranl en àpeo prés soixante mille lots, leurs flottes actuelles très-nombreuses et leur commerce maritime , que Platon n'a pu prévoir , à l'état de tontes ces choses ches les Atlantes. Tooa cet rapports deviendront encore plus remarquables lorsque , dans la suite do pré* sen) oQvrage , j'aurai fait voir que les détails de cette description contiennent beaucoup plus de vérité qu'aujourd'hui on n'est disposé & le croire , si l'on s'en tient aui opinions ginéralament adoptées sur l'histoire de l'Atlantide , qui Jusqu'Ici a été vue sous un jour eatièremeot faux. C'est pourquoi je ma bornerai à faire observer que , si rbistoira de l'Atlantide a été inventée par Platon ou quelque autre Urec , supposition dont ou verra plus tard l'Impossibilité , on ne peut s'empêcher de trouver singulier que celui qui aurait imaginé cetle fable n'ait pas attribaé à l'ancienne Athènes toute cette puissance tt tonte cetta pompe. Si le conte est dû à la fiction des prêtres égyptiens , on trouvera encore plus étrange que ceux-ci . qui d'ailleurs n'oubliaient jamais^de célébrer l'Auriennf lé «t la grandeur de leur pays , n'en aient pas placé le théâtre en Egypte.
chaliioe; celle-ci se trouvait au milieu de File, dans le temple de Meptune, où ils se rassemblaient tous les cinq et tous les six ans, pour avoir tour à tour un nombre pair et un nombre impair : dans ces assemblées ils délibéraient sur les intérêts généraux^ recherchaient si Tnn d'eux avait violé la loi, et le jugeaient. Iiorsqu'ils devaient prononcer un jugement, voici les garanties qu'ils commençaient par se donner les uns aux autres. On lâchait les taureaux dans le temple de Neptune; puis les dix rois, demeurés seuls, priaient le dieu de choisir la victime qui lui était agréable, et allaient à la chasse sans autre arme que des bâtons et des cordes : après avoir pris un des taureaux, ils l'amenaient à la colonne, le plaçaient sur son sommet, et regorgeaient suivant les règles prescrites. Or, la colonne, outre ces règlements, portait encore un serment accompagné d'imprécations terribles contre ceux qui le violeraient. Après avoir achevé les sacrifices selon les rites, ils consacraient tous les membres de la victime, mélangeaient dans une coupe les gouttes de sang qu'ils avaient chacun versées, ensuite ils purifiaient la colonne et jetaient le reste dans le feu. Après ces cérémonies, ils puisaient du sang dans la coupe avec des fioles d'or, et, en répandant une partie sur le feu, ils faisaient serment de juger selon les lois gravées sur la colonne et de punir celui qui les aurait violées, puis de ne jamais s'écarter volontairement des règlements, de ne commander qu'en se réglant sur les lois de leur père, et de n'obéir qu'à celui qui s'y conformerait. Après avoir fait ce vœu pour eux-mêmes et pour leurs descendants, ils buvaient ce que contenaient les fioles et les déposaient dans le temple. Au repas , ils faisaient aussi les cérémonies nécessaires, et, vers le soir, lorsque le feu du sacrifice était éteint, ils se revêtaient tous d'une belle robe bleue, s'asseyaient à terre près des restes consumés du sacrifice, éteignaient partout le feu dans le temple, et pendant la nuit ils se jugeaient et se condam-