CHAPITRE X
porté par un vent impétueux, et on ne Ta pas vu depuis. Le peuple , touché de son sort et se ressouvenant de ses vertus, lui décerna des honneurs divins, et consacra son nom en le donnant à la plus brillante des planètes. Atlas fut aussi père de sept filles qui furent toutes appelées Atlantides, mais dont les noms propres furent Maïa, Electre, Taygèle , Astérope , Mérope , Alcyone et Gelœno. Elles furent aimées des plus célèbres d^ entre les dieux et les héros, et elles en eurent des enfants qui devinrent dans la suite aussi fameux que leurs pères et qui furent les chefs de bien des peuples. Maïa, F aînée de toutes, eut de Jupiter un fils appelé Mercure qui fut Finventeur de plusieurs arts. Les autres Atlantides eurent aussi' des enfants illustres. Car les uns donnèrent naissance à plusieurs nations, et les autres bâtirent des villes. C'est pourquoi non-seulement quelques barbares , mais même plusieurs Grecs font des-cendre leurs anciens héros des Atlantides. On dit qu'elles furent très-intelligentes et que c'est pour cette raison que les hommes les regardèrent comme déesses après leur mort et les placèrent dans le ciel sous le nom de Pléiades. Les Atlantides furent aussi nommées nymphes, parce que dans leur pays on appelait ainsi toutes \q% femmes.
Chapitre 61. — On raconte de Saturne, frère d'Atlas, que son impiété et son avarice le rendirent bien différent de son frère. Il épousa sa sœur Rhéa et il en eut Jupiter, surnommé depuis Olympien. Il y a eu un autre Jupiter, frère d'Uranus et roi de Crète, mais dont la gloire fut bien inférieure à celle d'un de ses successeurs de même nom. Car celui-ci fut maître de tout le monde , au lieu que le premier n'avait été roi que de sonile. Jupiter, frère d'Uranus, eut dix enfants appelés Curetés, et il appela File de Crète, Idasa, du nom de sa femme ; on dit qu'il y fut enterré, et on montre encore aujourd'hui son tombeau *. Les Cretois
1 Comme Diodore lai>méme fait la remarque qoe ce récit eit cootiaire aax tradition! des Grétoif I la circonitance qu'il est qaestion ici de dix fila semble indiqoer que la ac4««
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ne conviennent pas de ce fait et (bot une histoire toute différente que nous rapporterons dans Tarticle de ces peuples. Ou raconte que Saturne fut roi de-Siciie, d'Afrique et même d'Italie. Il établit le siège de son empire dans TOccidcnt. Il fit bâtir dans tous les lieux hauts des citadelles et des forteresses pour affermir son autorité : de là vient que, dans la Sicile et dans les pays occidentaux, on appelle encore aujourd'hui Mlumienê les lieux élevés. Jupiter, fils de Saturne, n'eut point les vices de son père et il se montra doux et affable à tout le monde. C'est pourquoi ces peuples lui donnèrent le nom de père. Il devint maître du royaume, soit que Saturne le lui eût cédé volontairement, ou qu'il y eût été contraint par ses sujets, dont il s'était fait haïr. Jupiter, ayant vaincu en bataille rangée son père, qui l' était venu attaquer avec les Titans, demeura paisible possesseur du trône \ Il parcourut ensuite toute la terre dans la vue de répandre ses bienfaits sur tous les hommes. Comme il était très- courageux et qu'il possédait les autres vertus dans un haut degré, il devint bientôt maitre du monde entier. U s'étudiait à rendre ses sujets heureux; mais il punissait sévèrement les méchants et les impies. Après qu'il fut mort, les peuples lui donnèrent le surnom de Zeus, c'est-à-dire vivant, parce qu'il avait enseigné aux hommes à bien vivre. Ils le placèrent dans le ciel par une distinction qui partait de leur reconnaissance, et lui déférèrent le titi'e de dieu et de seigneur éternel de tout l'univers. Voilà en abrégé ce que les Atlantes racontent d<* leurs dieux.
de cette tradition a été transférée en Crète de l'île d'Atlantide , laquelle fnt divisée , comnif! il a déjà été dit, entre I«s dix fils 4e Nepfaoe oo Poséidon. Gela posé . on voit que l'Atlantide, on peat>être plus currecteraent la plaise qai s'y tceavait, poilait aassi le nom d'I(ici>a ; nous retrouvons ainsi dans l'Atlantide , non-sealement les châteaux toperlies des dieux de la mythologie Scandinave , mais aussi la plaine d'Ida , où les dieux |eaai«Bl oonaeil. Comne l'existence réelle d» l'AtlanUd* ae sosflirc aocva doute , cHIe double conformité donne nécessairement matière aax coujectares les pins intéressantes. < Il semble q«ll Mit qaettion iei d* la gtierre dépeinte par Hésiode dans 1« fragment qM ooai avoot «f«é de la lléogoaie. Le poète y fkif ma^ge det con l e mi lei plias vives ,