‹ Le déluge;Chapitre 165 sur 187 · CHAPITRE XIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIL

LES SYSTÈ3UES ASTRONOMIQUES , PHILOSOPHIQUES ET RELIGIEUX DES ANCIENS SONT aisés SUR l'iDÉE D'uNE NOUVELLE TERRE ET d'i'N NOUVEAU CIEL (fIRMAMRNT) , OU, EN d' AUTRES TERMES, SUR LA CATASTROPHE d'uN DÉPLACEMENT DE l'AXE DU GLOBE.

Ce qui caractérise les mythes rapportés ci-dessuS et les figures dont se sert le nouveau Testament, c'est d'abord, sans contredit, leur conformité intérieure, puis la coïncidence remarquable des grands phénomènes volcaniques et diluviens qu'ils décrivent, ensuite Fallusion qu'ils font tous à un changement de position des corps célestes , ou , pour me servir de l'expression employée surtout dans l'Ecriture, à un nouveau ciel.

C'est ainsi que le mythe dePhaéton désigne l'aberration du soleil de son écliptique. Le mythe du combat des dieux et des Titans nous montre le firmament profondément précipité ou abaissé après le déplacement d'axe. L'Edda nous rapporte que le soleil s'est levé jadis dans une autre région, et qu'après la destruction du monde apparaîtra un nouveau sole|l, c'est-à-dire que le soleil se lèvera d'un autre côté. Plusieurs traditions, entre autres celles des Indiens, font, de même que l'Edda, mention d'un nouveau ciel, c'est-à-dire d'une autre partie du firmament. La tradition de l'Atlantide indique qu'une aberration des corps célestes de leur cours ordinaire a été étroitement

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