‹ Le déluge;Chapitre 174 sur 187 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

plus lard, cette civilisation, soit par suite du bouleversement de cet immense continent, soit par les chanc][ements qui en seront résultés dans les relations naturelles des différentes contrées, aura, en continuant son développemlent, suivi différentes voies et donné naissance à la civilisation babylonienne, indienne, chinoise, phénicienne, égyptienne, grecque, romaine, etc. ^ Cette hypothèse expliquera d'une manière aussi simple que naturelle beaucoup d'énigmes que présentent les traces d'une ancienne civilisation, nonseulement dans plusieurs contrées au nord de l'Asie et en Europe, mais aussi en Amérique. Jusqu'ici les savants ont été obligés de supposer, quant à l'Amérique, qu'avant sa découverte au quinzième siècle, elle a reçu des colons de toutes les parties du monde, non-seulement de l'Europe, nommément de l'Islande, ce qui d'ailleurs est suffisamment prouvé par l'histoire, mais encore de beaucoup de contrées de l'Asie, de l'Afrique, de la Polynésie, de Carthage, et même de l'ancienne Rome, qui pourtant n'était pas très- avancée dans l'art de naviguer. Il ne me parait pas vraisemblable, comme le prétendent quelques auteurs, que l'Amérique soit identique avec l'Atlantide 2; je crois plutôt qu'avant le déluge, lorsque l'Amérique sans doute adhérait à l'Europe et à l'Asie, des migrations ont eu lieu de l'Atlantide en Amérique ; c'est ce que semblent nous indiquer les traditions orales et les hiéroglyphes '; plus tard le déluge aura mis obstacle à ces migrations, sans cependant les avoir entièrement interrom-

I Comme j'ai déjà prouve (cbap. XI) qoe la destruction de Babel oo de Babylone , dettroclion mentionnée dam les premiers verseta du chapitre XI de la (lenèae, et dont l'Apocalypse a tiré ses images, est arrivée an tempa du déluge, l'bifpotbése que e'eat depuis le déluge que la civilisation a suivi différentes voies e»! entièrement en harmonie avec les paroles de la Genèse, nommément avec les versets 8 et 9 du chapitre cité.

' Voir par exemple : Estai sur cette question : Quand et comment VAmérique al-eUe été peuplée? i^T E. B. d'E. Amsterdam, 1767.

^ Voir le plus récent ouvrage de l'Amérique par Malte -Brun, traduit par tirelpel ( Leipsick, 1819, p. 8b), suivant lequel des migrations doivent avoir eu lien de l'Atslan (l'Atlantide) dans l'Amérique.

pues*. Mais s'il est clair d*un côté, qu'avant Christophe (iolomb des rapports étroits doivent avoir existé entra r Amérique et les autres parties du monde, il est de Fautre très-diflicile d'indiquer de quelle manière a eu lieu cette communication ; cette question attend encore une solution satisfaisante, malgré tout ce qui a été écrit à cet égard.

\ous r avons vu : la mythologie grecque et différentes traditions attribuent clairement la civilisation la plus ancienne aux Titans; d'après ce que fait entendre un passage de Rérose, Batiylone même, qu'on peut supposer avoir été un État civilisé avant le déluge, aurait reçu sa civilisation de l'Occident, c'est-à-dire sans doute de l'Atlantide : ainsi, c'est une hypothèse fondée, semble-^t-il, que celle de voir dans l'État atlantique ou titan le plus ancien État civilisé. F^a civilisation s'est donc répandue d'ici & l'État âes Élohs, l'État plus nouveau, soi-disant des dieux en Élymées ; de celui-ci à Babylone, et de Babylone probablement, soit en Egypte, en Phénicie, et en d'autres États de l'Asie occidentale, soit, comme le prétend le célèbre Rask , qui avait de si profondes connaissances de la httérature orientale, en Médie , en Perse, aux Indes et en Chine. De l'Asie-Mineureetde l'Egypte, la civilisation s'est répandue du côté de l'Occident, c'est-à-dire en Europe; et de l'Europe elle a continué sa route du côté de l'Occident encore, en passant dans l'Amérique, qui semble être destinée à jouer le plus grand rôle dans l'histoire du monde. Voici donc une chose digne d'attention : de même qu'on peut démontrer que, dans notre ère, la civilisation a suivi la marche du soleil de l'orient à l'occident, de même elle l'a suivie avant le déplacement d'axe, puis-

> Voir tAtnMque auHout aux temps modemet (Co^enh., 1887- S8, p. 80-86). 1>niiK ce travail , H d'après le magnifique onvrage françaii Antiquités mexicaines . j'ai Hoiinô (p. '2rt4-67) une esquisse des monnments mexicains qoi, conjointement avec II langue et IVtat politique et religieux des Mexicains et des Persans, etc., ne permet ploi noriin donte qit.uit n la quontinn u «M y a en jadis une liaisot) étroite entre rAmériqot fj IMsif. -

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