‹ Le déluge;Chapitre 176 sur 187 · SUR LKS OSSEMENTS HUMAINS TROUVÉS DANS PLUSIEURS CAVERNES DILUVIENNES · texte numérisé non relu

SUR LKS OSSEMENTS HUMAINS TROUVÉS DANS PLUSIEURS CAVERNES DILUVIENNES

Avant dé mentionner brièvement les ossements humains à l'état fossile trouvés dans plusieurs cavernes, ossements sur lesquels je n'exposerai aucun avis défmitif, je crois devoir faire ob3erver que le plus graqd npmjire des géo*

logues, même les plus distingués, se laissent aller à deux erreurs fondamentales dans la détermination de Tâge relatif de ces ossements. La première, c'est quils exigent souvent que la masse des ossements humains de la catastrophe diluvienne soit plus grande qu'on ne peut raisonnablement le supposer, si Ton tient compte des considérations suivantes : 1° la durée de la période pendant laquelle il est à présumer que les dilTérentes races d'hommes ont existé sur la terre avant le déluge fut relativement courte, tandis qu'on peut démontrer que le règne animal avec ses nombreuses espèces, comprenant chacune une foule d'individus, a existé sur la terre pendant beaucoup de périodes dont chacune a eu une durée de plusieurs milliers d'années ; 2*" les ossements des hommes qui ont péri par le déluge ne peuvent, en général, être trouvés que dans les couches diluviennes les plus récentes (les dépôts sablonneux du terrain erratique , les sables à blocs erratiques); or, ces couches sont d'ordinaire près de la surface de la terre, où, en général, la pétrification ne s'opère que très-difQciiement ; S*" pendant les grandes rcvolutious de la nature , les animaux cherchent presque toujours un abri, tandis que les hommes quittent leurs demeures de peur qu'elles ne s'écroulent, et se réfugient, quand des inondations les menacent, sur les hauteurs les plus élevées ; 4° lors du déplacement de l'axe du globe, les émanations gazeuses et le mouvement violent du déluge, mouvement qui a duré sans doute plus d'une année, ont décomposé les plus solides masses de pierres et, par conséquent, aussi toutes les masses molles ; enfin , 5* il faut nécessairement admettre que, durant les quatre ou cinq mille ans qui se sont écoulés depuis le déluge, les terrains diluviens qui se trouvent ordinairement à la surface du globe ont subi des changements essentiels ; ces changements doivent souvent avoir fait disparaître les restes fossiles d'ossements humains : de sorte que leur apparition doit être moins fréquente que

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