CHAPITRE V. :i
Ce système, comme tous les autres qu on a imaginés, est presque exclusivement base sur Tctude des terrains d'Europe. Or, bien que les observations recueillies dans d'au-, très parties du monde aient en général confirmé les résultats des travaux entrepris dans notre continent, on doit néanmoins s'attendre à les voir modifiés <\ bien des égards, lorsqu'on aura exploré sur une plus grande échelle l'écorce de notre globe. En attendant , les résultats auxquels on est arrivé n'en sont pas moins , aux yeux de tous les hommes sérieux, Tune des belles conquêtes de l'esprit humain. De ce nombre sont les théories des physiciens et des géologues sur la formation de l'écorce du globe, ou, pour me servir de l'expression consacrée, sur la créalion du monde. Entre ces diverses théories, celle de Léonhard s'accorde le mieux avec mon opinion personnelle. C'est pourquoi je l'exposerai ici avec quelques détails, en y apportant les modifications qu'exigent les hypothèses que je développerai ensuite *.
Géologie qu'il n fait paraître en 1836 , à SlUilgard , et celui de Lyell, don* les ouvrage, qu'il a publiés sous le titre de Principles of geology , et d'Eléments of geology. Ces ouvrages ont tous les deux été traduits en français , sous les auspices de M. Arago, par madame Tullia Menlien.
< Cette théorie est développée d'une manière intéressante cl avec plus de détails dans le traité publié par A. Pelzholdt sous le titre d'Erdkunde (Leiptig. 1840).
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