CHAPITRE VI
THKORIK DR LA FORUATION DU MONDE.
Un illustre physicien , qui a su donner aux sciences naturelles une grande impulsion, M. Arago, a dit a que la terre est une étoile qui, en se refroidissant, s* est couverte d'une écorce. » C'est là une hypothèse qui me paraît aussi belle que vraie, pourvu qu'on n'en déduise pas la supposition erronée que le soleil ou les étoiles en général sont , par rapport à la terre, & un degré inférîeur de développement, supposition d'autant plus dénuée de fondement que tout ce que nous savons sur ces astres est plutôt de nature à faire supposer le contraire. D'ailleurs, rien ne nous autorise à juger du développement des étoiles d'après celui de la terre ; car^ si les millions d'étoiles qui sont disséminées dans Tcspacc obéissent aux mêmes lois fondamentales, si elles sont formées de la môme matière primitive, nous avons, d'un autre côté, toute raison de croire qu'il n'y en a pas deux qui aient parcouru exactement les mêmes phases. La variété de la création est infmie , comme la puissance du Créateur.
Dans les temps primitifs , comme dans toutes les périodes du monde, la matière ignée a été vomie des profondeurs de la terre; les volcans encore en activité dans les différents climats sur toute la surface du globe montrent tant de conformité dans leurs phénomènes qu'on doit les consi* dérer comme les effets d'une même cause. Des sources chaudes s'élèvent des profondeurs du globe et jaillissent en grand nombre des différentes couches de la terre. A