CHAPITRE IL
creusant leur Ih dans les abinios résultant de ruffaisfiement des terrains. Des étendues immenses, peui-^tre même toute la surface du globe, furent envahies par les eaux, qui formèrent des amas otiormes de matières brisées ri décomposées. Ces détritus furent Torigine des terrains ardoisters, qui ne sont pas une formation propre^ mais le produit altéré d'une formation antérieure. Cependant tes éruptions contînuèreiit , et les bouleversements réitérés de !a première éeorce plutonienne, qui formait dans Vonfjine une seule masse continue» nous expliquent pourquoi ces masses plutoniennes ne se montrent souvent que dans quelques lieux isolés ou par bandes étroites qui sont les chaînes de montagnes. La contraction de certaines parties de récorce du globe produisit des fentes et des cavernes ; Teau pénétra, par ces ouvertures, jusqu*â Tintérieur du globe et occasionna de nouvelles éruptions. Le sein de ta terre s'ouvrit et mit au jour les granils, les syénites, les porphyres et les calcaires anciens, qui, rompant Tancienne étorcede gneiss, de schiste micacé et de granit, s'introduisirent dans les fentes et quelquefois aussi s'élevèrent audessus de la surface de cette éeorce, sur laquelle ils furent rejetés. Ces masses plutoniennes secondaires , de même que les matières fondues les plus anciennes, ne renferment aucun fossile d'animaux ou de plantes, car aucun être vivant ne pouvait encore habiter la terre; elles ne renferment pas non plus de pierres détritiques ou fragments de roches arrondis et frottés les uns contre les autres par Faction d'une eau violemment agitée. En revanche, on y trouve des débris an^juleux des plus anciennes masses plutonîennes ; par exemple, des fragments d'anciens granits empâtés dans des granits de formation plus récente ; des
i fragments de gneiss dans les porphyres; des morceaux de jchiste micacé dans les calcaires, etc., preuve évidente que les formations plutonîennes plus récentes se sont fait jour A travers la plus ancienne éeorce de la terre.
41 LE DÊLLGR.
ÏjPb Mui ne labsèrcrrl ^m d'exercer ausfii une ti
Jurande îiifliioncp; oMm vonihmhrvnl Imir flnuvre à la foi* d^slnictivt' et rtry^iu^ratrlce; les iimliLTCS Irè^-variées sut lesquelles elleis opérèrent formereiit, par la syîte des ti'HipSf les plus anelens le r rai n s ardoliierxj ftn'nacés et cal- ^eairex, que la uier a peu h peu déposés et qu'on peut diviser en difiereiits fjroupes, qui correspondent h autant de •jrandes «époques dans l'Iiisloire de la rormation des terrains pendan! H apn'-s les grandes révolutions qu'a subies récorce du ijlobe. Les diverses formations se distinguent enire elles par des caractères particuliers; les fonnations nepkiniennes, qui forment les terrains inférieurs, sonl km jours plus anciennes que celles qui sont superposées, puisque les dépens postérieurs ont du se déposer sur ceux qui préexistaienl. l*ejidant que ces dépôts neptuniens contribuaient i\ doaner plus de eonsistance h récorce du *jlobe el ù en aujjraenter Tépaisseur » la puissance intérieure da <|lobe coninieneait h soulever les terres, qui s'élevèrent df plus en plus au-dessus des eau% ; d' abord sous la forme d'Iles, ensuite sous celle de elialnes saillantes el enfin soat celle de continents. La terre commença de bonne beure h se couiTÎr de phnlcs, el l'apparition des fmlwftu.r k/t woitts parfit Hs coïncida à peu près arec celle des véf|étaux les pius simples. L'état du globc^ pendant ce temps-là, doit avoir été fort différent de ce quil est aujourd'hui, car l(*s restes de jdantes et d'animaux trouvés dans les plus anciens terrains neptuniens appartiennent sans exception h des espèces éteintes, qui diflerent complètement dei plantes et des animaux actuels. De violentes catastropbe» firent périr cette première création, ainsi que plusieurs autres f qui toutes comptent des milliers d'années; mais jamais nne création ne s'est éteinte sans faire place à un nouvel ordre de cboses plus parfaiL ^|
Tant que Fécorce coagulée du globe fut mince, il a dû " régner un climat tropical, méniedniïs les contrées les i\V\s