‹ Le déluge;Chapitre 37 sur 187 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

fixité des lois de la natare. Aussi bien aucune crainte ne me paraît plus dénuée de fondement que celle de la destruction du globe terrestre par le choc d'une comète, qui a si souvent préoccupé le genre humain. Une pareille catastrophe serait contraire à tout ce que nous connaissons de la constance et de la régularité des lois qui gouvernent r univers.

Si les révolutions du globe ne dépendent pas d'influences extérieures, ce seTa dans son intérieur même que nous aurons à rechercher leur cause. Il n'est pas nécessaire pour cela de voir dans les révolutions de la terre une conséquence forcée de son développement ; et la preuve qu'il n'en est pas ainsi, c'est qu'aucune des hypothèses qui supposent un déplacement de l'axe n'a pu soutenir jusqu'ici un examen approfondi. On a , par exemple, supposé qu'il fut un temps où l'axe de rotation était perpendiculaire à l'orbite du globe, tandis que le globe tourne maintenant sur lui-même dans un plan de rotation formant avec l'équateur un angle d'environ 23<*. Pour appuyer cette hypothèse, on a dit que depuis deux mille ans l'inclinaison de l'écliptique a diminué de vingttrois minutes une seconde, et que la conséquence de cette diminution , en supposant qu'elle se continuât avec la même régularité, serait, qu'après cent trente -huit mille ans , l'axe de la terre se trouverait de nouveau perpendiculaire à l'orbite^ que les jours et les nuits seraient d'égale longueur, et qu'il n'y aurait alors qu'une seule saison invariable. Mais, en raisonnant de la sorte, on oublie que les étés tempérés, qui, d'après cette hypothèse, auraient continuellement régné dans une partie de la Sibérie, n'auraient pas suffi pour des animaux des tropiques^ de même que l'hiver cl les glaces éternelles qui auraient existé dans les régions boréales en auraient nécessairement exclu les palmiers et autres végétaux équatoriaux. On a de p]us nôfiVigè ce fait imporlanV (U«\çnx\VyI^ ^^x

les astronomes, que riridinabon rie Taxe sur Torbîte de la lerrc? itujijmfiite ri dinimop ptriocliquomctil , et que colle vanulion, qtiî^ d'aprrs I^aplace, n'i'xmïe pas 1 ^", est tle si pen de conséquence, quVllc ne peut yuL're aroîr d'tnfluenc*» sur le clinml C'est Iti raison pour laquelle d'aulnes gi'ologucîJ onl supposé que Taxe du globe a eu jadis uae autre direction » ou, pour mieux dire , que la position des pèles et de Téqualem* du t|lobe a été toute différente de ce quVlle est aujourd'hui. M. Kliigel a essayé de prouver, pur une série de calculs faits avec beaucoup de soins, que le pôle sud était autre (ais situé aux environs du cap de Bonne-Espérance, et que le pèle nord du côté opposé du globe, se trouvait placé dans la mer Pacifique, A environ .40^ de latitude septentrionale, ce qui e\pliquerait d'uae manière satisfaisante pourquoi on trouve des débris pétrifiés de plantes et d'animaux tropicaux en Europe, dans FAsie septentrionale, dans la Xauvelle- Hollande , daas r Amérique septentrionale et méridionale. Mais d'autres physiciens oîït objecté que le résultat des mesures ries degrés aux environs du cap de Bonne-Espérance, s'accorde entièrement avec celui des mesures faites dans l'Europe Beptentrionalc et dans le Pcrau, lorsqu'on admets conformément h la théorie cjénéralenient adoptée, que le globe terrestre est un peu aplati sous les pôles actuels et élevé sous Féquatcur. Ils ont de plus fait observer que la mesure des degrés du jnéridicn au cap démontre que celte contrée a une élévation plus grande que celle de la France, tandis que le contraire devrait être le cas, si T hypothèse de M. Kliigel était fondée. Plusieurs naturalistes modernes rejettent même entièrement la possibilité d'un déplacement de l'axe ; et^ dans l'assemblée des naturalistes à Co« penharjue, .^1 Hansteen a émis Topinion que Taplatissement du globe sous les pôles, de même que son élévation sous ré(|uateur, conséquences nécessaires de Faction opposée lie la force cenlripète et de la force centrifuge , n'.i

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