CHAPITRE VIII
ment après chaque déplacement d*axe, mais que, pendant la durée des dernières périodes du développement du globe, les rapports climatériques ont été les mêmes qiïactuel' lement. Ce sont ces déplacements réitérés et les courants auxquels ils ont nécessairement donné lieu qui ont porté les naturalistes les plus distingués à imaginer les hypothèses en partie extravagantes que nous venons de passer en revue. Je crois, pour ma part, que les différents déplacements de Taxe sont des effets du développement progressif du globe, quel que soit Fagent immédiat qui les provoque. Je vais plus loin , et je dis que chacun de ces déplacements a donné au globe une nouvelle forme, et que les grands soulèvements et-les affaissements de Fécorce du globe ont été en grande partie la conséquence de ces révolutions, qui, plus que toutes autres, étaient de nature à soulever des chaînes de montagnes. Je ne nie pas que le feu souterrain ne joue un rôle très-important dans Fhistoire du développement du globe, même dans les périodes géologiques les plus tranquilles ; mais je crois que c'est à Faction des forces centripète et centrifuge que revient la plus grande part dans les catastrophes violentes qui ont agité notre globe. Ce sont ces forces qui , en brisant de grandes portions de Fécorce terrestre, ont provoqué les phénomènes volcaniques dans toute leur intensité, jusqu'à ce que, le déplacement de F axe étant effectué, une nouvelle période plus tranquille , semblable à la période actuelle , a recommencé. Mais, tout en admettant que, durant le développement du globe, F axe de la terre a été déplacé à plusieurs reprises , ce que nombre de faits géologiques ' semblent attester de la manière la plus convaincante , il faut convenir que les connaissances que nous avons jusqu'ici de Fhistoire du développement du globe, en particulier des soulèvements des montagnes, sont trop imparfaites pour qu'il soit possible d'indiquer avec certitude la position antérieure des diffôrenls axes. Je n'essaierai pas
Tl» Ui rïKLlT.E.
non plus ih démonircr sysIriDaliquemeol que l'axe du globe a vlé drplaci* h plusit^urs reprise*. Je» vt?ux seule-
mer»l proiiier, par une sme de Juits géolofjiques ttl liîsloriques, que la calnstroplïe la plus récente du (jlobc a M l'effei iriHi lit'jilacetnnil de Yu\i\ Les preuves de h dernière révotulinïj mnï^ ainsi qu'on le verra ci-après, beaucoup plus évidenles que celles qu'on peut alléguer en Caveur de» déplacemriiU aulêrieurs* Xéanmoins. j'espère que^ si je pan ieiis? h coin ni itère le lecteur de la possibilité d'uu dépbieenieiit, il nie sera facile de prouver que celte cataslro|)lie a été précédée d'autres de la m&mt nature *.
' t'aei M>iTr«p'Dnda4Jc<!' que j'»! ùoe « re «u]cl t\<K man Illai<tre n»■pl.trit>[(^ , 1« pb^licifi) H, Chr. Oertted . m'a fU\a ofCrrl ««o 1842 IWeeiion â'im(^itrr raplulaa «ja« l'a^f d» U irf»# a éit à pluirruri ri'pHiri (l{'||jla('<« t e1 «|u'il evistr no rapport iulJnic ««tie Ift cttlAtlfupbt^i n'tiullaul de cr» l'eiolulkuiii ri loi iouk-veincula dft munlague»^ qui Duai îikdkqut'iit lui ('iHMiuPi priii(:ipa.|«)i du dt'iehqiprmrnl ilu gloti^. Ttiut fn (al*>t[al ûhtvrvft quB en n'Fit qu'à raidi! d'imc élud*- «ppriitundt*» dri dïffpi-fnfs lu»§i|M t(u*on jjpiit m- |»éref d'ftTriiifr a an rétullal cptlaii» ditna rptie fflatiirrc li difficile . M. Ottnk'di adoMil iMia-fpah'nKrDl la puMibdïËé de pAit'llle» ca|iiiili-D|ib('B , mah iij ir<>cunitait 4iu»kj l« fatira de* ai^ani^nl'] *IT('gu^i p*r iiioE à l'ajipui dp m* tli^orie , H il (inSt par mpriuier le êhk d« la fifir btenlôt »ouiiii*n 4 an «urncu cnoieïen'Tïeat. HfUe \héorw a 4*té émîie duif l'édillott allfui4itidi< (ia pmenl ou^rnjjft qui p^ruifii mûri IHiUt, el rtueit pluiiicur» joarnauv «Itf mnmdH uni reiniiEi rompit'. J'ai ^lê fr^s-Rali^faiC de v«ir par Irii rtimpleii-rrDdkii ûu a fiiill'Ct 1N44 , que )t, Ituctcàpporu t prf»t'ntié A l'Acadi^naîc^ dM «tk*uc»a un mi* moire «ur au ourmitti ^ tlans Irqui-l un pr^uivil puur hiitt la iLctirip dci «oulèveinciiti da IL hJjp dp Hcaumoiil , U i ennijé Je (.r^rer Ia pcMition d«t dtWrpntj atm du la lem ^ tl a abiiî jt'lfi Ici ffj>itd«mfnji d'una utiaielle ki*(nire gènli>gEque i, tlon( iout**» lei pHnripalej pbatei it> vérifLeal r^eipruqurmenl. |« dd» ajouler kiD.lpfoïi que Viiit prvjeuLd.fi k g4ViIo({ic me £ail erJtudtt nat.' %\. An lloucbcpurn u'ail: pa:^ LruuAiJ di'i prtuvi'i kuIBaattten ù l'flppui dp îaulei çri Bisii-HioEi», *f«' 1*" croii mt^mp. rfnui TeiTeur l<jric|tii''n piclend que l«i dciplacemi'uli de Vaw. uni eu pour eaa»« le cboc de quelque euméle. A laon a^ii, cei catiwlropbei flout tet effcU da develeppen:inl inimeur dû globe ro^jne. Au rnlf, qut'lli^ji que luiml lei obJecliooB qut j'Aie à Tiurf contre cefiainFi ptrlita de la Ibtwfie ^ je Irt rrinardr c»mme t'^utàér^rmeul Fuudet! en luul re qu'elle cunrkut il'e^^Nf'rtUéL Comme celle Ibcorie et la Liiienne *e sérififnl réciproquemenl , je croii rlexaSr en tvfttttlitire îei ri!%lraiE , tel qu'il a t'Ic ]u à l'Acadi^nne des J^rjeiicei de Pan».
- 1/bu)puv de celle e^mmunirelion ayABl élsi araeni? â appliquer auï grandi faits dei lévoCulfrma du globe drui pnii^ls de voe iiouienui^ luan le rupport phfiique el mui h fappori ebiuiique , Joui ivi cootéquencra nun-ieulemenHhi?orïqoei , mal» gi'irgraphiqupj , iiifiJ d'une g;raude préciïiou ► délire qu'(i\njit de publier »ei idiJei *t Ifur applleaiJûu, i\ lui loit pprmii d'en adreiier à l'.K^radémli' le premier hommage, «q lui :fun]mitidquBUl! un lrt'4-cnuT|! réiumé dn principe! qui uni fuii Tnbjel de la lon^tie Hnd», *1 1