CHAPITRE VIII
Pour prouver cette dernière révolution du globe, il sera nécessaire de passer encore une fois en revue les animaux antédiluviens aux proportions colossales dont les espèces jadis répandues sur la plus grande partie du globe ont donné lieu à tant d'hypothèses diverses.
lean réwlteto lei plat géBcraax. Cette preeûère cote tere excldsifeoieiit coBMcrée au point de vue phf tiqae.
» Le régaJerité géooiétriipie est le trait général le plot frappant de tontes lea modificatioBS pbjriiqnec de la sarface du globe , et c'ett dépendant, tant contredît, leur rarar» tére le moina expliqué. Les ckaines de montagnes t'éteadeot sor la sphère en d'imment es alignements , qui ne sont autres que des arcs de cercle , représentation de la ligne droite sur U surface d'un corps spkérique. Or, personne n'est l'enn dire encore pourquoi ces protubérances de la terre et leurs ramifications sont ainsi constamment alignées , et non peint arrondies ou sinuenses. Cbacune de ces chaînes, d'autre part, est composée, dans ton travers» d'une série d'inflexions i axes rectilignes et parallèles ; et , il y a peu d'années , l'un dce émiaents géologues de France , U. Klie de Koaumoot, a donné a celte loi du parallélisme une extension bien plus importante encore , en établissant ce grand principe, qae tous les mouvements instantanés du sol qui se sont produits entre deux périodes géologiques consécutives ont affecté une direction unique , variable k chacun de ces cataclysmes. Mais, ces faits admis, nul encore n'est venu montrer en vertu de quelle loi oatarella c« caractère géométrique du parallélisme s'ajoute k celui de la disposition reetiligae pour former du phénomène de l'élévation des chaînes de montagnes on des plus rsflsarqoablement M des plus largement réguliers que l'étude de la terre nous présenta.
> Les mêmes propriétés de l'alignement et du parallélisme ont été reconnues depuis plus longtemps encore dans les grandes fractures planes qui se rencontrent à chaque pas au travers des terrains , et qui , changeant aussi de direction à chaque ége géologique , divisent ainsi en fragments réguliers toute l'enveloppe terrestre. I<a raison de ces lois rcgolières est tout aussi inconnne pour les fractures ou les filons que pour les montagnes.
» L'application d'une idée nouvelle, on plutôt l'extension d'une idée anciennement émise par an célèbre astronome , nous a donné le moyen non-seulement de satisfaire à toutes ces questions', mais de parvenir en outre à des résultats géographiques et chronologiques singulièrement précis sur la formation des continents et des montagnes du globe, et sar les principaux faits climatériques de l'histoire de la terre, sujet demeuré si obscur malgré les travaux de Covier et d'autres grands naturalistes, et peot-t'Ire devenu plus obscar encore en raison mi^me des résultats si remarquables de ces travaux.
n II y a déjci près de deux siècles , Halley, pour expliquer les mouvements de la mer, qui, suivant les idées des anciens géologues , avaient porté les coquilles marines jusqu'au soBunet des montagnes, imagina que la vitesse de la terre avait été brusquement modifiée par le choc d'une ou même de plusieurs comètes ; mats les conséquences gi^ologiqoea de cette idée, demeurée si vague depuis lors, ne sont aujourd'hui nullement admissibles , puisqu'il est reconnu qu'en général les mouvements qui ont formé les mon* tagnea résident dans le sol lui-même bien plutôt que dans les eaux de la mer.
1 Ayant été amené par des considérations , soit climatériques , soit dynamiques , qu'il serait beaucoup trop long d'indiquer ici, à reprendre l'hypothèse de Halley, avec celte condition que chacun des chocs ait du produire un déplacement considéralrlc des pôles
7« Lï, IIKKHiK.
Tuul ub^^rvuU'ur allriilil i*îil anhl d'elciniicnieiil Cfull lient à cxaminfr les poparlions gir^autesques des o»pt'f<»^ d'âiiiotaiiv t|ui onl lit' clointrs dans le grand boule i ers pm rut du jjioln». 11 isc dviumtde pourquot ee sont lei phts ijnindes espèces d'animaux (fiti otif tfhfmnt , tandis
<ft J« ïêvt 4*' mUtinii iitt U iftPf i j'ii r«ruiinu qu'*» inudiliAitt 1j porl^ dé rHk bypllirt^t ^t fut Ifaont rumjjlr d'une romdrliait udUi^e pur tool lei jg|^oni4*tr^» qvi fa ton* orrapM de r*ll* na#*linri de» rb*ir« , flW runduuAil ♦ i.«iUff crt rim»oqueoccs clifliitfri- ^'^rt « 0. rtfvplietlioii \* pltt« tl«irit et h plui cuoipilclr dv loutr* Itn chrontUners t^hffi* (|nM d«4 r<^folutiiuat du ylubp . utuii, d une (Mrt , I rlriAlfon llnétin! de* chulwe* de RMHitigvrf ; d« Vauitc , \tlt dkEutMtJOBt par frAcIrarci f\»am» ei alîgnt^i
- C«ll« foadiilkon (Ktbli^c p>I 'CclHti de l« Hpti^Uc intrrîrur* d!a globe l«tret]tr , on in DOJDi rel)e de rciUlence d'uuj p*rl[e ilaidiF pnlre le nn^no ('polrnl solidifié pur ccrtieai«At et Ift pellkitlr eilerifofn «olidilice par le rc froid îniem^nL Ce rriallal; dérive imwêdiélrinenil eo efTrE d<(« ubi«iiationi inudiarDei «ur 1'âcrro'«it«<rDFnt de lï tt^m péral nre dâQi Im profondeurs , et dl"* rpcluprchpi unnSlj'Iiqar» li><i plat r^rentiN «or Hmmeinie leeteardn Mloa^flgi«'inl raJDiriliii|ae AAnt Fiuli'rtenr d'un carpi ciitmnie la lerre ^ pdmîlivemenl flald«. 1^ lii'triiiUÉ lie» Ijqaidej mt'Ulhqaeji el U rnmpirMftia'D due a lu gmiiLO' oK^nie |H!«<refll ^tre rFgir4i*<M d'^illleiiff» funlln4^ ilr i* r.iiiiHuj Ruffrinniri pour -ilëinnre l'ubjerEÊoD des aui^ ree» qal hmH él<' av»iïci-p ruulre • <* primjpe de l« HutdHc inieHeure,
(h iii«ibleiiAnt Jm «uni^^cfai^Li^'^t éo tt- prinripe wnt dp h pipf banle im|H>rUnrt d4ns h ^yefiliua d'un rlinn^emful d> ivlcilioD d« lit lerre, lDdr-p«niiflmini>tiit de ce qall fnrme 1« coa^lJliou orTettaire pitur IVquilibre d'nne rotaljun cioutreneK na %oH facifemeol (fu i1i ne t^itie pluf au inrjuieturnt 4ei i«.iui «nperliicielle*, 4*nD4Îd^ri^ par |[a:]ley et depuii |i4i L^iplice ciiitRie J'uniqui' r4>E>itjl«l pljj^iiîqae du pkéaoïnc'ne , qu'une portée tréc-iefiiciil^ire , f;4i»se du pardlipliiinr- Bppru\iiiialif den deuv surface» l]uide» ; an Gonimlre, 1.1 p^elFicule ^Itde eo recankrenient tut le Wuïiv ittit-rifuT hûbin iàm e^Ue rt>volu lion les irioufuuteDU l« plu» reniari|4iiiiMri. nrkjjinc^ rèfUt^. «-îon uDn<^ de i*t, frarlore» el d^e *»
L'eA\elupp<c ïtdtdc . en l'flTel . dcpouriu^ de U mabililê maléeulnîro . tabks Vitk^ llniHMit de* mouieracirtft mk'riean ; d'uni' part, elle nera bniNV par reipuition du darde »er« le Dowel cquil^ur ; d'auCrfl parf . dete-nup trtrp éleodue nui noDvrittx ph'd(>$ el de-
meur/N^ là t,&ni appui , elle sntiirA U Téitfmu ctaMpi-lv dut" n «on propre poldi , ainsi que t«lle quj et L prudnili' pa^r le frollemeni du liqoide ;iFllaent lers l'cquiiienr !>■ |Kre> mii^r dp ces elfclB rctiuherutil ]e« ruptyrtri plflDen ; du secrind , le» moiîtsgnes , e( îl e'ps pii difTicilfï dfl voir que <i>»i ce* arcideoN nvTnaî pnraffétfs fnirn eut et att aoQxeaa mw!*. i4?[nenl de ta lerre-
• Qnuil flui fracture», eu offi'l, camme 1h force* qai |ps déterminent sVxt'rcpTit anii|uemenl doiB» de» pUn» p^i^iendjrukirv» û Y axe de wiafiùu el sujvbûI 1a ai^uverie loi âfi lAlitDd{?it il est ëiiJpQl {{u'itïlps seroqt Ioyt<*a piirn;!|ï;]e» au nom eau plnn équAlona] j re qoi, pour le dire en piuftant „ ex.pltqne bina 3a forte incliniiitrm rie quelqucki-une* dVstrâ t]hh BUT la lerti'CAfe. [«eur dispcuition locale et par {jr^upes ^ h formation 4»» failles et de« idllèei, lïeBUi'iiE d'a.[||eara à dt3 poiul di; tti[>OMC! [nnt parlirulierp qtil fournil l'application wwiwrriçf**' U p]us frappante aoi fjiif» d'obsernlion.
" tjuajït Hui montnnne» , qui Jost produite» par la n-'artinu du putdf de TenV'PToppfl •ulide deii'cnc Eriïp élr-adue- y vit ht poli;^ , leuT loi de forauilii^s àévke de coalisera-