CHAPITRE XII
pose, contrairement à Topinion générale, qu'elle est la conséquence d'un affaissement subit, dont Feffet a dû être une inondation violente. Je développerai plus tard les raisons sur lesquelles je fonde cette opinion.
On objectera peut-être que ma théorie n'est pas d'accord avec les recherches faites sur le niveau des cinq parties du monde; que c'est le plateau de l'Asie et plusieurs contrées de l'Amérique méridionale, et non les contrées situées sous l'équateur actuel, qui constituent les points culminants du globe; mais il ne faut pas perdre de vue que l'épaisseur de l'écorce du globe a naturellement dû augmenter dans la même proportion que le refroidissement progressif de l'intérieur du globe et des dépôts neptuniens. On pourra, par conséquent, admettre que, déjà avant le dernier déplacement de l'axe, l'écorce du globe avait une consistance telle, que ces plateaux, qui sont traversés par de nombreuses chaînes de montagnes^ ont pu résister à tout affaissement, alors même que l'écorce se brisait en d'autres lieux sous rinfkience du déplacement de l'axe, et que de nouvelles chaînes de montagnes venaient changer le niveau des différentes contrées. Ajoutez à cela que le poids de la masse dos eaux, qui a tout d'abord dû prendre la forme sphérique, devrait nécessairement empêcher que le fond de la mer sous l'équateur et les terres exoudées qui s'y rattachent ne s'élevassent jusqu'à la hauteur que les grandes lois de la nature semblent exiger.
On pourrait en outre objecter que les différents mouvements qu'on aperçoit dp nos jours dans plusieurs parties de l'écorce du globe ne s'accordent pas avec la grande influence que j'attribue à la force centrifuge. Je conviens que la cause des mouvements présents ne réside pas uniquement dans la force centrifuge^ mais plutôt dans une autre force : la force d'extension de la chaleur intérieure. Quoi qu'il en soit, plusieurs données géologiques indiquent que la force centrifuge exerce encore de nos jours une in-
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flaeoce coiii^klérable sur les terres en \c» sùiûev&nt ]}\iu «iitrf cAtr le faîl que l*ocorce du globe ronserve depuis pluîireurs millitT!* d'années su forme acUiellc est une preui'e qu'elle s'est consolid/'e, et, par coi»séquenl, que les fffetî arturh de la force cenlrifufîe ne peuvent «'^re comparés à ceux qui etaît^ut produits lorsque celle écorce tétait eurorc assez mince potir subir des modilicatious brusques et frequonles. Aujourd'liui il paraît que les soulevemenls et les ûfraissemenls [la Miels de la surface du globe n*onl d'autre muse que la rliaïeur iiilérîeure. Quoique F action de cet aj^eul soit variable selon les eîreoustances locales, on doit néaitïïioiijs suppfïser qu*ïl tend en général à dilater récorce du j^lobe, de même qn'uu gaz emprisonné dansuti ballon en gonlle également toutes les parties, Xlais^ s'il est vrai que la force extensive tende jVfniire disparaître les inégalités de Técoree dn globe, il sVnsuit que ce seront les pari les les plus rapprocbées du centre du globe qui devront subir de préférence l'intlueuce de la force extensive; elle agira avec le plus d'énergie sur les parties les moins élevées de Técoree du globe et principalement sur celles qui sont recouvertes par la mer. Ce seront par conséquent ces parties du globe qui, dans la suite des temps, seront les plus exposées aux tremblements de terre. Cette hypotbésc paraîtra peut-être trop bardie *iu premier abord, d'autant plus que jusqu'ici on a prétendu tout le contraire : je n'f'u suis pas moins couvameu que ceu\ qui voudraieut soumettre celte question A un examen plus approfondi, finiraient par se ranger a ma théorie* C'est ainsi que pendant bs temps modernes les tremblements de terre out été comparativement très- fréquents dans le Danemark, dont le sol est bien moins élevé que celui des autres pays de l'Europe. 11 a été prouvé que le sol de ce pajscontiime à se soulever d'une manière graduelle au-dessus du niveau de la mer',
' Vity*-* le pptil P%poi^ inl^r^*(ls^l^t i\n prfifppspur Tprrblij rp»B l^il, wwmiuii St el»r,.