‹ Le déluge;Chapitre 6 sur 187 · CHAPITRE I. r · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. r

lion des animaux, des plantes et de riiomnic; d'après les traditions des Chinois et des Égyptiens, Teau est Télémenl primitif; les traditions de Tlnde rapportent que Feau fut la première œuvre du Créateur; et même les habitants du Nouveau-Monde , entre autres les Mexicains et les Péruviens, appellent le premier âge du monde rTâge de Feau.

Au point de vue physique^ il ne faut pas être observateur bien exercé pour s'apercevoir que la mer a joue un rôle capital dans T histoire de la formation des continents ; aussi trouvons-nous , chez les auteurs de tous les temps, des allusions fréquentes à cette action des eaux. Mais c'est aux géologues des derniers siècles qu'appartient le mérite d'avoir établi d'une manière scientiOque : que tawt les terrains du globe sont des dépôts marins , et , par conséquent, que, dans les temps antérieurs , la mer a couvert la plus grande partie des continents actuels. Ce sont eux qui nous ont appris que partout où l'on pénètre dans les entrailles de la terre pour en tirer les métaux, on rencontre des dépôts semblables à ceux que la mer forme de nos jours ; que ces dépôts sont disposés par couches les unes au-dessus des autres avec une régularité et un ordre parfaits, même là où la disposition primitive a été altérée par quelque catastrophe. Si l'on considère en outre que plusieurs de ces terrains recèlent des pétrifications de plantes et d'animaux marins, qui, à raison de leur nombre et des circonstances dans lesquelles on les rencontre, prouvent suffisamment qu'ils doivent avoir péri dans le Heu même où ils ont vécu, on ne saurait douter que la mer n'ait effectivement couvert ces endroits à des époques antérieures à la nôtre.

Pour bien faire comprendre ce qui précède, il est nécessaire que nous traitions plus en détail deS' fossiles , qui constituent l'une des parties essentielles de nos connaissances géologiques.

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