‹ Le déluge;Chapitre 69 sur 187 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

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que le globe s* est mu dans la même direction qu'actuellement, savoir de la gauche à la droite (a — b), c'est-à-dire de r ouest à Test, et que la force qui a déplacé Taxe, force que je désigne par la lettre x, a commencé par attirer lentement vers le pôle nord les parties de la surface du globe qui occupent aujourd'hui les régions de ce pôle, mais qui précédemment, d'après mon hypothèse, étaient situées sous l'équateur, dont je nommerai le centre y , il est clair que , par suite de la rotation du globe autour de son axe , le point y n'aura pu se diriger directement de l'équateur vers le pôle nord, mais qu'il aura dû suivre la diagonale des forces.

En effet, deux forces se trouvaient ici en présence. D'une part l'ancienne rotation du globe de l'ouest à l'est (a — b), c'est-à-dire de a vers b, sollicitant toutes les parties de sa surface, et par conséquent aussi le point y dans la direction de l'ouest à l'est avec une vitesse donnée, qui aura été en diminuant de l'équateur vers les pôles; d'autre part l'influence de x sur y, qui, attirait avec une certaine vitesse ce dernier point vers le pôle nord , et formait un angle de 90** avec l'ancienne force de rotation,

Sollicité ainsi par ces deux forces, le point y n'aura suivi ni la ligne a b, ni la ligne a c, mais leur diagonale a d.

Or, comme la vitesse de la rotation va toujours en di-

iminuant de l'équateur aux pôles, il s'ensuit que le point i^ w.

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Ï.K DKLrCE.

«Jerra ulioutir au pMe nnrd.Fn (]êorur«iil une spirale doutr. k^s cerrl(\s iront en dîminuanï ; riTiproqui^ment If's lieut qui ptvcéfJeinmpîit s^ tmuvaioïU sims les prèles, se por leroTïl vers l'éq un leur, t»n décrivant une spirale dont cercles iront en autfmentanL

Quand les furres af^isseiit A antjle drml, la ligne qui parrourt un corps en suivant la diaî|onale des forcei^ { voyez la deriiière figure cî-dessui« ) est plus longue qu8^ celle qu'il aurait parcourue, s'il n'était mu que par une dflj ces forces (ad est plus grand que ab). Pour peu que M rnnu^'^enicnt selon la diarjonale ait lieu dans le ni^me espace de leuips, tl tÏGvm être accéléré. Olaposè, il est cïairH que le point y^ eu cédant h la force diafjonale occasionnée ^ par r et T ancien ne rotation du glolie^ avancera h cbaqaeJ pas de sa rouie de Féquateur vers le pôle nord avec unfl^f vitesse reïalivenieul plus jurande que celle qu'il aurait eue,' s'il avait suivi simplement T ancienne rotation du globe* A^ r exception des deox points où l'ancien et le nouvel équa-* teur se croisent , c'esl-à-dire des deux points qui sotttll restés situés sous l'éqHaleur, il en sera de m^me poufl tous les autrçi^ points de la surface du globe, puisque, j^arj reffel de la niasse solide du globe, la force x agira partout j également. Jusqu'à ce que l'équilibre se soit rétabli, Uj surface du globe sera donc animée d'une plus grande l'ïtesse que si elle n'avait obéi qu'à la force de rotation. Cette accélération sera surtout sensible sur le fond solide | de la mer; les eaux, au contraire, qui en sont moins af-* fectées, subiront un mouvement inverse à la diagonalô * qu'aura suivie le fond.

Pour déterminer exactement la vitesse de ce courant duJ déluge, il faudrait savoir de combien était plus grande la ^ vitesse accélérée du globe; or, comme !a force qui a attiré le point // vers le pôle nord est inconnue» et qu'il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances géologieques, de calculer la résistance qu'a rencontrée la massif

■ CHAPîTRR \ÏV. Vïï^

ms eaux sur les différefUs points de la îiurface du Jjlobo, nous somnips par là nu^nie privi-sde toute J>asP «nijik' pour asseoir nos cak-uts. \oiis serojts donc obliges de rcrounr h r histoire, dont les rensi'ifjnements autorisent ù conelure que le rlc placement de Taxe s'est effcctué daiia iiii laps de temps relalivemeni long, et que par eoiiaéqïienl le premier courant du déluge doit s'élre avanci* avec une grande lenteur.

Mais, quelque lent qu'ait ete le déplacement de Taxe, il n*en est pas moins certain que le poids prodigieux de la masse d'eau» qui successivement sortait de son ancien lit, a dû exercer une influence considérable sur les littoraux. C'est ce que j'essaierai de démontrer en jetant un coup d'œîl rapide sur chacune des grandes mers ; mars, comme il est dînîrile de suivre sur une surface plane la diagonale des forces qui ont animé le glolïe pendant le déplacement de son axe, il sera plus convenable de les décomposer dans leurs deux éléments, savoir : ta force rotaloire primitiv-c et la force qui tendait A déplacer l'axe de rotation, pour en conclure approximativement la dia* gonale du mouvement.

Môme en suivant cette marche, il sera difllcile de déterminer quelle a été rintJuence de ces forces combinées sur le mouvement des ttrrres sohdes, et par conséquent sur la direction de l'inondation qui a suivi une direction inverse. Quoi qu'il en soit, il est évident que l'énergie de ces force» a dû beaucoup varier par suite de la forme sphérique du globe. Si nous nous figurons que la partie de l'Atlantique, qui acluellement se trouve au point de jonction du méridien de l'ile de Fer et de réquateur, était placée autrefois aux régions du pôle nord; qu'elle a été transférée lenle^ ment dans sa situation actuelle, ou conçoit que la vitesse du mouvement a dû atteindre son maximum sous le méridien de rile de Fer, et qu'elle est allée en diminuant à

rtir de ce méridien jusqu'A se perdre aux deux points

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oppdséi du glob€, c>«t«à*dire à î)<j^ de ce méridien. Il en est de même de rinducnce que rancienne force rolaloire du <|lobe doit avoir exercée. Aux lieux t\m anciennement occupaient les régions polaires ^ el qui, par conséquent, ÈC trouvent actuellement au point de jonction du méridien de File de Fer vi de Téquateur, cette force (îoii avoir été uuile, tandis qu'elle a déployé sa plus grande énergie k ÎHI* de ces poînU» aux ré<]ions qui se trouvaient &OUS r ancien équateur et qui aujourd'liuî ^ont aux pèles. £ii suivant la diagonale de ces deux mouvements, la vitesse do la rotation du î]lobe doit avoir été accélérée; la mer, qui n'a pu suivre assejt vite la nouvelle impulsion donnée, a pris une direction opjvosée et a ainsi occasionné le premier courant principal dn délut^e, qui nous a Laissé des traces non équivoques de sa direction dans la forme des golfes et des bras de mer, lesquels sont ainsi devenus du témoins du déplacement d'axe.

I, Océan Aîlantîqut, On sait que celte mer s'étend da nord au sud sous le méridien de Tile de Fer. S'il est vrai que la partie de la surface du «jlobe, qui avant le déplacement d'a\c était située au pèle nord, a été lentemeal transférée dans sa situation actuelle au point de jonction de ce méridien et de l'éqnatenr, il a dû résulter de ce déplacement un mouvement du nord au sud qui se sera communiqué au foiul de la mer. Ce mouvement a dû atteindre son maximum sous le méridien de file àc Fer, et diminuer à Test et à Foucst de ce méridien. Llnduencedu mouvement rotatoire du jjlobe devait à son tour exercer une influence notable ^ en imprimant aux parties solides du globe ou au fond de la mer un autre mouvement. Par suite de la plus grande force motrice dont étaient douées les régions voisines de f équateur, Ténerfiie de ce dernier mouvement a dû aller en augmentant des ré«]ions des anciens pôles vers Tancien équateur; le fond de l'Atlantique a dû, en vertu de T ancienne rotation i\%\. globe autour de

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