‹ Le déluge;Chapitre 86 sur 187 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

d^hommes ou d'animaux des espèces existantes n'a élô trouvée dans les terrains diluviens ; mais que les débris qu'on y a découverts appartiennent pour la plupart à des espèces éteintes, et que les dépôts argileux et sablonneux formés dans celte période ne contiennent probablement aucun animal ni aucune plante * ;

11. Que cet agent doit cependant avoir exercé son influence à une époque relativement récente ;

12. Qu'il doit avoir été plus puissant qu'aucun de ceux qui aujourd'hui agissent sur notre globe.

Une autre question est de savoir si la même catastrophe qui a formé les blocs erratiques de l'hémisphère septentrional a aussi donné naissance aux blocs erratiques des Alpes. La présence de ces blocs sur les flancs du Jura a donné lieu à bon nombre d'hypothèses, entre autres à celle des glaciers. Il ne m'appartient pas de prononcer un jugement définitif sur cette question, n'ayant pas vu les localités ^ ; mais au point de vue sous lequel j'envisage la catastrophe qui a donné lieu à la formation du terrain erratique de la Scandinavie, je dois naturellement être porté à adopter l'ancienne explication qui attribue lo transport des blocs de la Suisse à des courants, et qui me parait la plus simple. Je pense donc que l'époque du soulèvement de la masse principale des Alpes , qui a coïncidé

' Je me bornerai à foire observer ici qa'il en est de mOme da terrain erratique de la Sc;ndiDavie, dont cependant les derniers dépôts sablonneux ont été déposés long-temps après la création du genre bamain. Les violentes cuinmoiions qui ont accompagné la foimation des terrains erratiques ont nécessairement dû anéantir le^ masses molles qui s'y troovaient , conséqaeœment les plantes , les auimaax et les hommes , et n'y laisser que quelques pétri6cations qui , par suite de leur dureté , ont pu résister à la force écrasante.

2 II me paraît cependant que les partisans de la théorie des glaciers, du nombre desquels sont plusieurs savants du premier ordre, commettent deux grandes fautes: d'abord d'appliquer cette théorie h tons les blocs erratiques de la Suisse , sans exception ; et , eu second lieu , de l'appliquer aux terrains erratiques de l'Kurope septentrionale , ù l'égard desquels M. Forchhammer a prouié de la munirre la plus péremploire qu'elle n'est pas applicable.

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