CHAPITRE I
m peu de mots Finfluence du déluge sur les différentes )arties du monde.
'Quant à VEtirope, il n'est guère probable que sur auun point elle ait pu être protégée contre les inondations liluviennes. Cette partie du monde, ayant été en butte ù impétuosité des eaux du côté de Touest, du nord et du ud, doit avoir été submergée presque tout entière, et suposez même que cette inondation n'ait pas été accompanée de phénomènes volcaniques, elle doit nécessairement voir détruit presque tout être vivant. Les seuls endroits ui, selon ma théorie, aient pu rester intacts et à Tabri, ant les points les plus élevés de F Espagne (patrie origiaire des Celtes) et les montagnes gréco-turques, byotbose qui aussi semble confirmée par une tradition bscure et vague *.
Il en est tout autrement de Y Asie, quoiqu'elle aussi en artic ait du être submergée. Nous avons déjà vu comment i première direction principale du déluge fit sortir de ses ords les eaux de la Méditerranée et chassa avec beaucoup 'énergie les eaux du Grand-Océan dans la direction du ord-est au sud-ouest par-dessus leurs anciennes limites u côté de l'orient; de même nous avons vu comment ce lurant du déluge a séparé la Nouvelle-Hollande du connent, hypothèse qui est confirmée par l'immense quanté de petites îles situées près de la côte de l'Asie orien-
> D'aprêt ce que prétend mon célèbre compatriote , feu M. Rask , on a commis une inde faute historique en supposant Deacalion contemporain de \oé ; car si on Grec a eu do temps de ce dernier , il faat que ce soit Ogygès. Il me paraît donc probable qae déloge de Deucalion a été un phénomène partiel causé peut-être par un soulèvement idain du fond de la Méditerranée , on par un afTaissement de la plaine orientale de Europe . qu'aurait produit le déplacement de l'aie. Plus tard . cette plaine se sera pe« leu relevée et aura reparu au-dessus de la mer , dont elle avait long-temps formé le id. Cette dernière hypothèse semble con6rmée par une ancienne tradition des Samo- «eei, conservée par Diodore de Sicile (lib. V, cap. xlvii) , selon laquelle le Pont» xin , qui formait autrefois un lac, fut gonflé par les eaux des fleuvea qui s'y versaient ; is, en se jetant comme un torrent dans l'HelIespont , inonda une partie des côtes de isie (l'Asie mineure) , et changea en mer une partie du continent du côté de la S»iflirMf.
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talc. I«a spcoikIc direclion principale de rinondalion laura fin rôle (lu nord la mer (ilacialc sur loule la Sibérie, pI produisit , conjointemeut avec la troisième direclion principale, du côté du sud, dans le Graud-Océan, an courant qui se dirigea du nord-ouest, et inonda les côtes orientales et méridionales, surtout celles du sud-ouest de touterAsir: de sorte que prohablement l'Arabie, presque loule TAsie- Mineure et la Perse furent inondées. Il paraîtrait naturel que ces courants puissants, qui se frayaient un chemin de toutes parts, eussent entièremenl inondé TAsie. Mais il faut se rappeler notre supposition : que Tancien équaleur a traversé l'Asie; que, par conséquent, le niveau de cette partie du monde, lequel est plus élevé au-dessus de la mer (pie celui des autres, a dû l'être encore davantage du temps du délufjc ; puis, que le premier courant principal du déluge, le plus dangereux pour F Asie, avançant avec une grande lenteur, ne put faire hausser de beaucoup la mer au-dessus de son niveau actuel; que le courant impétueux venant du nord n'a guère pu s'étendre au deh\ des montagnes limitrophes de la Sibérie, la situation de ce pays du côté du pôle nord étant très-élevée et les eaux s' étant répandues de tous côtés; enfin, que la force du courant du sud-est fut rompue par la tendance que la mer située au nord de l'équateur actuel avait à se précipiter vers le midi, ainsi que par l'Océanie, les îles et les montagnes de la côte orientale de l'Asie. Il est donc à présumer que du moins une partie du plateau de l'Inde, tout le Tliibel, la plus grande partie du Mogol et de la Chine, n'ont pas été visités par le déluge ; et, supposé même que les soulèvements et les phénomènes volcaniques, occasionnés par le déplacement de l'axe, aient détruit en partie les pays que le déluge a épargnés, il reste cependant des contrées assez étendues pour que des peuplades entières de la race indo-caucasienne et mogolienne, ainsi que la race malaise, aient pu s'y réfugier. On s'expliquera encore