LE PLR SANG ARABE
appelés qui constatent l'origine et la date de la naissance du poulain. Celui-ci s'élève avec la famille de l'Arabe. Outre le lait maternel, le poulain oriental reçoit du lait de chamelle, auquel on ajoute bientôt de l'orge bouillie, ou de la farine d'orge. L'orge forme la base de l'alimentation des chevaux orientaux.
L'éducation du poulain commence à dix-huit mois, mais le cheval n'est considéré comme accompli et apte à résister aux fatigues qu'à l'âge de sept ans. Nulle part, le cheval arabe ne devient aussi résistant à la fatigue qu'en Arabie. 11 n'a que deux allures dans son pays d'origine : le pas et le galop ; le trot n'est pas une allure normale pour lui.
Le cheval arabe est de petite taille, aux angles effacés. Sa tête est carrée, expressive, intelligente, au crâne large et plat, à face réduite et parfois camuse. Son U3il noir est grand et beau, ses naseaux larges et très dilatables, ses oreilles petites, espacées et attentives; son encolure trop forte, trop massive, est droite, ornée d'une crinière souple, souvent longue et fine, prolongée par un toupet long et soyeux. Le garrot n'est pas aussi saillant que celui du pur sang anglais; la ligne du dessus est horizontale, large, parfois double; la croupe est longue et plate, les hanches rondes, la queue bien plantée et très détachée, la côte est plutôt ronde mais longue ; le poitrail assez large; le ventre d'un développement moyen. Les membres sont secs et nerveux, les articulations larges et nettes; les sabots plutôt petits, cylindriques, aux talons hauts, prédisposés ii la seime quarte, à Fencastelure et à la crapaudine. L'épaule est longue généralement, la cuisse bien musclée et la fesse très accusée et descendue.
La peau est fine, souple, très vascularisée. La couleur grise passant au pommelé, puis au blanc argenté prédomine ; le bai bronzé, l'alezan doré se rencontrent aussi, le noir jais est rare. Quelle que soit la couleur de la robe, son retletest métallique lorsque le cheval est en bonne santé. Les châtaignes, les ergots sont atrophiés et les fanons de poils du bas des membres se réduisent à un mince pinceau soyeux.
L'hippologue arabe prétend que son cheval doit avoir : 1° quatre longs icou, avant-bras et jambe, ventre, flanc); 2° quatre larges (front, poitrail, bronches, membres); 3° quatre courts (sacrum, oreille, fourchette, queue); il ajoute que ranimai de bonne qualité doit tenir à la fois du sanglier, de la gazelle, de l'antilope et de l'autruche; il n'attache aucune importance à la couleur, mais pour lui.
sans généalogie pas de cheval. Il en est dont la généalogie connue remonte à deux raille ans, dit-on.
Dans son pays, le cheval arabe est pur de tout mélange avec les races communes. C'est le prototype du pur sang naturel. Toutes les belles qualités que la nature lui a prodiguées, il les transmet fidèlement et sa puissance héréditaire de race est réfacteur de race incomparable. Il s'acclimate sous tous les climats même les plus froids (Russie). Sa réputation est universelle et son éloge n'est plus à faire.
Le cheval arabe pur est employé comme reproducteur dans différents haras de l'Europe : Russie, Autriche-Hongrie, Etats allemands, Midi de la France et Algérie.
Les chevaux du Nord de la Russie. — Ils s'appellent : le cheval sibérien, le trotteur finlandais, le klepper esthonien ou trotteur d'Esthonie (près de Revel), le jmoudinne. A mesure que l'on avance vers le nord de la Russie, le nombre des équidés diminue, et la rigueur du climat, le manque de ressources fourragères n'ont pas été sans empècbor l'extension des races méridionales.
Le cheval sibérien est un double poney, assez étoffé, souvent alezan, rustique et sobre.
Le trotteur finlandais vient ensuite. La Finlande est habitée par une population de petits chevaux à la conformation robuste. La robe, de couleur alezane, est des plus caractéristiques, la crinière et la queue sont d'une nuance beaucoup plus claire, presque blanche, et leur développement est tel qu'il donne à l'animal une physionomie fougueuse et bien conforme à la vivacité du tempérament de ces vigoureux petits chevaux. La tête un peu forte, est néanmoins très expressive, l'encolure courte et épaisse, le garrot bien sorti, le dos court, la croupe double et arrondie, les membres nets et sûrs, avec un pied étroit mais bien conformé.
Depuis quelques années, les Finlandais ont accordé une attention particulière à l'élevage du cheval et réussi à accroître un peu sa taille par une alimentation rationnelle et des croisements bien compris, sans cependant lui faire perdre ses précieuses qualités d'endurance et de sobriété. L'allure des finlandais est extrêmement rapide ; leur trot, très répété, ne manque pas d'ampleur et les services qu'ils rendent, dans leur pays d'origine, sont très appréciés.
C'est actuellement une des races chevalines les plus septentrionales du monde.
A cette race se rattachent le Jdepper esthonien et sa variété le