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LES CHEVAUX DE L AUTRICHE-HONGRIE

doppel klepper (double klopper), qui peuplent la Lithuanie. L'analogie de ces deux variétés est évidente, on retrouve ici les mêmes qualités de sobriété et de rusticité, mais le klepper est d'une conformation plus distinguée et plus noble.

Dans le gouvernement de Kovno, à l'est de la Finlande, se trouve une petite population chevaline connue sous le nom de chevaux jmoudinnes.

Leur origine est très voisine de celle du finlandais, mais le type a été ennobli par le sang oriental.

On sait, en effet, que les chevaliers livoniens et les chevaliers porte-glaives ramenèrent de l'Arabie de magnifiques étalons, qui contribuèrent à l'amélioration de la racejmouditme. Il y a, en Russie, un petit nombre de ces chevaux et le gouvernement russe, soucieux de leur extension, a établi aux lieux de leur naissance, dans les districts de Telchi et de Rossieni, un haras pour la reproduction de cette race en toute pureté.

Les chevaux de trait de la Russie proviennent d'importations fréquemment renouvelées d'étalons et de juments des races de France, d'Angleterre et de Belgique. Les chevaux belges (ardennais et brabançons) s'y trouvent largement représentés.

Il y a actuellement en Russie, en dehors de nombreux haras privés, six haras impériaux :

1° Le haras de Khrenovoë (gouvernement de Voronèje), créé autrefois par le comte Orloff, et où l'on produit des trotteurs et des chevaux de trait ;

2° Le haras de Yanovsk (gouvernement de Sedletz), qui fournit des pur sang et des demi-sang de race anglaise ;

3° Le haras de Derkoulsk, pur sang arabe et anglais;

4° Le haras de Novo-Alexandrovsk, demi-sang anglais ;

5° Le haras de Limarew, chevaux de selle Orlofï-Rostopchine;

6° Le haras de Streletzk, où on se livre à la production du russoarabe, dénommé ordinairement cheval de Streletzk.

L'élevage a pris, en Russie, un essor considérable ; le nombre des équidés, la diversité des races, les aptitudes si différentes ont ainsi contribué à faire de la production chevaline une des principales richesses nationales de la Russie.

Les chevaux autochtones de l' Autriche-Hongrie se rattachent également au sang oriental, tout en s'en éloignant par plusieurs points. Ces pays ont introduit grand nombre de races étrangères et notam-

ment le pur sang anglais et arabe, des demi-sang et des chevaux à sang froid pour améliorer leurs races locales; il sera question de ces améliorations plus loin.

En Autriche-Hongrie, on reconnaissait le cheval commun, la race de Galicie et la race du Frioul.

Cheval commun hongrois, ou cheval de paysan, de Magyar. Déteinte du cheval arabe, étroit et mince, à croupe basse, de peu de valeur.

Cheval de la Galicie (province de la monarchie autrichienne), petit cheval à tous crins, rappelant l'arabe et un peu la race de Lipizza. dont il n'a toutefois pas la tête busquée. Excellents petits chevaux gris ou blancs.

Cheval de la Transylvanie grand poney, déteinte de l'arabe, mais étroit, que l'on importe en Belgique, surtout pour les charbonnages.

Cheval <lu Frioid, encore dit race de Lipizza, du nom du haras de la Couronne impériale d'Autriche, fondé en 1580 dans le Frioul, près de Trieste. Le noyau fut composé de 3 étalons et 21 poulinières, amenés d'Andalousie en 1580, pour pratiquer des croisements avec la race locale dite de Corso, fort réputée alors; plus tard, on ajouta du sang arabe. Les Lipizza sont de petits chevaux gris ou blancs du type arabe, mais dont le nez, encore busqué à l'heure actuelle, rappelle l'ancêtre espagnol.

Tous les chevaux hongrois ont donc le type plus ou moins oriental. La population chevaline est très dense dans ce pays. Nulle part, en Europe, la charge n'est si forte à l'hectare.

Le citerai napolitain ou coursier de Naples, très réputé autrefois, se rattache à l'arabe par ses débuts, mais il fut croisé avec le barbe et semble-t-il, avec le frison. Au xvue siècle, la Cour de Louis XIV tirait ses grands chevaux à tête de mouton, partie de la Hollande et du nord de l'Allemagne, partie de l'Italie et surtout du royaume de Naples : grands chevaux étroits, à tète busquée (barbe), troussant (frison), de robe généralement noir jais (frison), à tous crins. Leur chanfrein se recourbait depuis le niveau de l'œil jusqu'à la lèvre supérieure comme un bec de faucon [Markham) ; ils étaient très lents, avec de grandes actions arrondies, dans leur trot lugubre Sidney).

L'Italie a possédé aussi une race de chevaux de selle, grands et distingués : la race de Sancto-Spirito ; elle a été améliorée par le pur sang anglais.

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