LES CHEVAUX DE SANG EN HONGRIE
des juments, furent importés en France (Nièvre et Normandie) et contribuèrent en partie à la création du trotteur français.
Le cheval de selle Oriofi, c'est l'arabe le plus pur, de format agrandi au haras de Khrenovoë, et ayant conservé toute sa beauté et son expression natives avec plus d' ossature et de musculature. Les procréateurs du cheval de selle OrlolT sont Saltane, Smétanka (cité plus haut), Arabe Ier et César Boy.
Les chevaux d'attelage pour traîneaux et voitures, d'Orloff, sont des croisements entre l'anglo-arabe et les juments russes.
Le cheval de selle Orloff'-Rostopchine. — Le comte Rostopchine, contemporain d'Orloff, a créé le cheval de selle qui était connu spécialement sous le nom de cheval Rostopchine. 11 a utilisé exclusivement le croisement des races arabe et anglaise. Il acheta en Arabie centrale quatre étalons de la race pure la plus ancienne : Kadi, Kaïmake, Richane et Dragoute et leur fit couvrir des juments anglaises pur sang. La prédominance du pur sang rendit le cheval Rostopchine très sec et remarquablement élégant dans son extérieur.
En l'année 1845, les haras de Khrenovoë du comte Orloff et Annenskoé du comte Rostopchine furent achetés par l'Etat, et les produits du haras de Rostopchine furent transférés à Khrenovoë; depuis ce temps, la race du cheval de selle OrlolT et celle du cheval Rostopchine se sont jointes et ont donné naissance au type de cheval de selle appelé Orlotï-Rostopchine.
Les dérivés de l'arabe ou de l'anglo-arabe en Hongrie. — Les anciens chevaux autochtones de l'Autriche-Hongrie se rattachent au type oriental : ils étaient petits et de valeur médiocre. L'empire austrohongrois a transformé ses races par l'introduction de reproducteurs normands, anglais ou arabes. Les haras principaux de l'Empire ou « Kaiserliche-Stutterei » sont au nombre de sept : Babolna, Mézohégyes, Radautz, Kisber et Ossiah ; Fagoras et Kisber (ces derniers créés depuis 1874). On peut y ajouter deux haras impériaux privés, celui de Lipizza (Trieste), fondé en 1580 et celui de Kladrub (Bohème), institué il y a plus de deux siècles.
Le but des haras de l'État est d'entretenir l'effectif de 3.400 étalons reproducteurs ou « Lands Beschaler » (1.800 en Hongrie, 1.600 en Autriche) nécessaires à la fécondation des juments du pays, en renouvelant cet effectif à raison du cinquième annuellement. Chaque haras a pour ainsi dire sa spécialité. En Hongrie, 1 iinpul-
sion est donnée par la « Société d'élevage de la contrée de Mézôhégyes » qui agit parallèlement au célèbre haras de ce nom, situé dans le district de Baltonya et s'étendant sur une superficie de 20.000 hectares. Les chevaux du haras de Mézôhégyes sont distingués en quatre groupes : le grand Nonius, le petit Nonius, le Gidran et le Furioso-Nordstar.
Le grand Nonius. — En 1814, lors de l'invasion de la France par les alliés, les Autrichiens s'emparèrent entre autres choses de l'étalon Nonius, un normand à tète busquée du dépôt de Rosières. Le trouvant à leur goût, ils l'installèrent au haras de Mézôhégyes; il y fut le prototype d'une grande famille de grands chevaux bais, à la tête forte, busquée, aux yeux plutôt trop petits. Ce groupe a été propagé en consanguinité et il est devenu le plus tixe de tous. A partir de 1840, on lui a infusé du sang anglais et produit l'anglononius.
Le petit Nonius. — Issu du précédent par un appareillement de reproducteurs aux membres plus courts, au corps près de terre. Le petit Nonius est un peu commun dans l'ensemble: bon dessus, encolure chargée, tète un peu lourde.
Le Gidran. — C'est la descendance directe, la famille d'un étalon arabe alezan doré, de lm,48, qui se trouvait en service en 1818 au haras de Babolna. A partir de 1860, on introduisit le sang anglais de course dans les veines du Gidran, qui devint, par lui-même, un anglo-arabe. 11 est généralement alezan doré avec pelotes et balzanes et son garrot arrive à 1 m. C0.
Le Furioso-Xordstar. — En 1842, l'étalon thoroughbred anglais Furioso fut accouplé à des juments moldaves, polonaises et hongroises : il forma avec elles une bonne lignée de demi-sang qui parut stable en 1853. La même année, Nordstar fut chargé de parfaire l'œuvre de Furioso.
En Hongrie, la science de l'appareillement est poussée très loin et les chevaux des deux sexes destinés à la reproduction sont soumis à des épreuves de courses.
Le cheval barbe ou berbère. — Il existe, en réalité, quatre races chevalines qui méritent le qualiticatif conventionnel de « pur sang ». Deux races naturelles : l'arabe en Asie, le barbe en Afrique et deux races artificielles, c'est-à-dire dont la création a été dirigée par l'homme : le pur sang anglais et le pur sang anglo-arabe.
Le cheval barbe ou berbère est la race naturelle de l'ancienne