LE CHEVAL BARBE OU BERBÈBE
Barbarie ou Berbérie, ou Mauritanie. Il est avère que de temps immémorial les tribus sédentaires du Nord de l'Afrique le possédaient. De temps immémorial aussi, le sang arabe s'est mêlé au sang barbe et vice versa dans le nord africain, et rares sont les barbes de vieille roche d'une pureté authentique.
Le cheval barbe est de petite taille (lm,45 à lm,55, jusqu'à lm,60), un peu plus grand que l'arabe cependant, il est moins étoffé que ce dernier et souvent écrasé d'un côté à l'autre. Sa tète manque de distinction avec son nez busqué; ses oreilles un peu longues sont
ltnlthazur. demi-sang.
rapprochées, ses ganaches sont serrées. Son encolure est légèrement rouée, son dos court, son rein un peu carpu et court ne comporte souvent que 5 vertèbres. Sa croupe est étroite et oblique, sa queue mal attachée, son poitrail étroit et ses membres antérieurs rapprochés; ses épaules plaquées, ses canons longs. Ses pieds sont étroits, à corne mince, prédisposés aux seimes quartes et à la crapaudine.
Le gris prédomine dans les nuances de la robe, mais le noir, le bai, l'alezan se rencontrent. Le barbe trotte mal, mais il galope avec aisance. Le service des haras vient d'instituer des courses de vitesse pour lui. Il a tout à gagner par son croisement avec le pur sang arabe, voire même avec le pur sang anglais.
Un Stud-Book de la race a été créé en Algérie, en 1885, par les soins du gouvernement.
Après avoir vu les races nobles dérivées par croisement, soit de la race arabe, soit de l'anglo-arabe, signalons celles qui doivent leurs formes et leurs aptitudes au thoroughbred.
Les chevaux métis du Royaume-Uni. — On a eu recours au thoroughbred pour améliorer presque toutes les races du Royaume-Uni, tandis que l'emploi de l'étalon arabe est tout à fait exceptionnel en Angleterre. Pour la production du cheval d'armes et du hunter, on donne la préférence aux pur sang anglais d'un modèle parfait, mais près de terre, fortement charpentés, fussent-ils des performers très médiocres, le type du cheval de service qu'il s'agit de produire devant être le principal objectif.
Le pur sang lui-même peut servir de cheval de guerre ou de chasse, s'il est de forte stature, mais il est rare qu'il soit bon cheval d'attelage, car sa charpente est trop légère, il manque de poids et ses mouvements sont peu gracieux et trop rectilignes.
Sous le rapport de leur destination, on classe les chevaux fins de l'Angleterre comme suit :
Les chevaux de selle : 1° le pur sang (pour les courses plates); 2° les steeple-chasers ou pur sang d'obstacles; 3° les hacks, coventhack, road-hack et parck-hack; 4° le hunter (chasse); 5° le cob ; 6° le trotteur du Norfolk; 7U le pony ou poney.
Les chevaux d'attelage de luxe ou les harness-horses, qui sont subdivisés en chevaux de voiture (Gleveland-Bay;, de poste et de trait léger (Hackney).
Les chevaux de selle sont les chevaux de prédilection des Anglais; ils s'occupent avec moins de passion du cheval d'attelage.
Les chevaux de pur sang sont connus.
Le hack, non générique, est le cheval de selle proprement dit, celui dont tout le monde peut se servir.
Le covent-hack (Covent : gite, refuge), c'est le cheval que monte le chasseur pour se porter au rendez-vous de chasse, où il sait que son hunter l'attend.
Le covent-hack doit avoir lm,58 environ au garrot; il doit être solide et bon galopeur sur le pavé autant que sur terrain mou. Le trotteur est fatigant à monter. Le covent-hack n'est souvent qu'un hunter manqué. Ce service est parfois fait par un pur sang.
Le road-hack ou roadster, c'est le cheval de voyage; il diffère du