LES CHEVAUX MÉTIS ANGLAIS
covent en ce qu'il est plutôt un trotteur, l'autre étant un galopeur, et qu'on l'utilise sur les routes pavées très dures. Un bon roadster doit faire au pas 7 à 8 kilomètres par heure et, au trot, de 13 à 22 kilomètres.
Le parck-hack, cheval de parc ou de promenade, correspond au précédent, mais avec beaucoup plus d'élégance dans le modèle et dans les actions.
Il doit avoir du cachet, porter haut et être très attrayant pour l'œil inexpérimenté.
Le hunter (de hunt, chasse, poursuite), c'est le cheval le plus utile de la Grande-Bretagne, car il se prête à tous les services.
Le hunter était primitivement obtenu dans le Norfolk et c'était le produit d'un croisement renversé : des juments de pur sang étaient rendues fécondes par des étalons de trait de la race travailleuse commune du Norfolk. Le produit est le hunter, mieux élevé encore en Irlande. On utilise aussi, pour poursuivre le gibier à courre, des pur sang membrus, de forte stature et ayant couru les obstacles. Le hunter doit avoir la poitrine ample, développée en hauteur et en profondeur plutôt qu'en largeur, le garrot très élevé, les épaules longues et obliques, le dos et le rein puissants, de la cuisse, de la culotte, du gigot et d'excellents jarrets, son caractère sera doux, obéissant, sa vue sera bonne, son allure vite. Il s'élancera sur l'obstacle et le franchira avec facilité ; il sera sobre et infatigable. On se préoccupe peu de la couleur du hunter. Cependant, en Angleterre, les robes claires, le gris et même le pie sont très en faveur, car elles contrastent avec l'habit rouge du cavalier. Les bons hunters sont rares et de grande valeur. Les meilleurs viennent de l'Irlande, où les officiers de cavalerie font d'excellentes remontes. Le hunter anglais est plus grand (jusqu'à lm,7Û) que l'irlandais (lm,55à lm,60) et convient mieux à la chasse du cerf ou du renard dans les grandes plaines parsemées d'obstacles très élevés et très larges.
Le cob, c'est un hack trapu, près de terre, au corps épais, très étoile, aux membres courts et gros. D'un caractère très doux et d'une sûreté à toute épreuve, ce cheval est surtout à l'usage des cavaliers âgés et inattentifs, qui ne surveillent pas leur monture. Moralement et physiquement, le cob rappelle l'ancien Suffolk- Punch. Sa taille moyenne est de lm,56.
Jadis, les Anglais élevaient beaucoup de chevaux pour les diligences. Depuis la fin de la Coachingery, vers 1850, ils ont élevé en
vue des besoins du luxe et non de l'armée anglaise ni des affaires, à l'exception des chevaux de trait.
Sauf l'éleveur de pur sang, la plupart des producteurs cherchent à réaliser le type hunter, parce qu'ils le vendent plus aisément et plus cher que tout autre.
L'Anglais ne déploie guère d'efforts pour produire le cheval d'armes, de valeur courante, production qui était considérable dans le Royaume-Uni de 1780 à 1840.
Ce sont les agents des gouvernements étrangers qui achètent aux éleveurs anglais presque tout leur stock d'élevage en fait de chevaux d'armes, tandis que l'Angleterre préfère s'approvisionner à l'étranger pour combler les vides de ses armées. C'est ainsi que les importations qui étaient de 9.950 chevaux en 1S81 se sont élevées à 43.900 en 1891.
L'accroissement anormal de 1900(51.787) s'explique par laguerre avec le Transvaal.
Le i roi leur du Sur folk. — Race obtenue à la fin du xvmc siècle dans les comtés de Norfolk et de Lincoln, surtout dans ce dernier, parle croisement de juments trotteuses hollandaises Hart-Dravers) avec des chevaux de pur sang anglais et notamment avec Phénoménon, un petit-fils du célèbre Éclipse. Curieux exemple d'un étalon galopeur procréant des trotteurs rapides. Le trotteur du Norfolk le plus renommé des débuts delà création de la race, ce fut Marshland Shales, un petit cheval bai de lm,50 seulement, ayant l'avant-main d'un Sulfolk Punch et l'arrière-main d'un pur sang qui parcourait aisément au trot de 27 à 32 kilomètres à l'heure. Il est le prototype d'une nombreuse lignée de trotteurs célèbres, mais ayant plus de taille que lui.
Le Norfolk trotteur mesure en moyenne lm,60 au garrot; il est noir, rouan, bai ou alezan. Le rouan clair ou vineux est la nuance préférée, car c'est la robe transmise par les trotteurs les plus réputés.
Les trotteurs du Norfolk forment un groupe sans grande uniformité de type; les uns rappellent les hollandais, d'autres ont plus de sang anglais, d'autres sont bâtis en cobs. La tète manque de noblesse, l'encolure est forte, parfois courbée en cou de cygne, la croupe est ronde et la queue noyée (hollandais). Le geste du trotteur du Norfolk est plus haut, mais moins allongé que celui du trotteur russe, mais les pas sont plus précipités, ce qui lui donne de la vitesse. Le trotteur du Norfolk convient pour les petites dis-