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L'ÉLEVAGE DU DEMI-SANG EN BELGIQUE

est un peu busquée, elle est bien attachée, son encolure est fine; il est propre au trait léger et trotte avec aisance. On l'emploie aussi au labour des terres sablonneuses pas trop fortes. Il s'élève surtout dans l'île de Seelaud. Cette race autrefois célèbre était entretenue dans le haras royal de Fredericksborg, qui fournissait les étalons du pays.

Aujourd'hui, le Danemark a adopté le système belge, il n'a plus ni haras, ni dépôt d'étalons et se contente de récompenser l'initiative privée par l'octroi de primes.

La seconde race est celle du Jutland, qui est plus lourde. C'est elle qui fournit la plupart des chevaux connus sous le nom de danois, caron exporte fort peu de chevaux de la racede Fredericksborg, tandis que la race du Jutland donne 14.000 sujets à l'exportation, aptes au service du camionnage au trot, des tramways, etc. Ces chevaux bai cerise, foncé ou brun, rarement noirs toisent de lm,55 àlm,65 et pèsent de 500 à 800 kilogrammes. Leur croupe est ronde, leur queue mal attachée. Leur tête est tantôt carrée, tantôt busquée. Ce sont des chevaux d'entretien facile, robustes et trottant avec aisance et sûreté de pied. Leur caractère est très doux.

Les éleveurs du Danemark importent chaque année des reproducteurs ardennais, achetés en Belgique.

L'élevage du demi-sang en Belgique. — L'élevage du cheval de pur sang en Belgique est concentré entre les mains de quelques sportsmen qui exploitent les produits sur les hippodromes ou les vendent en vente publique annuelle. Cet élevage est du ressort du Jockey-Club.

La Société du cheval de trait belge s'occupe de l'élevage etde l'amélioration par sélection du cheval de trait indigène. Elle tient les rênes du Stud-Book de la race et organise une exposition nationale chaque été à Bruxelles.

La Société rot/air hippique de Belgique préconise la production et l'élevage du cheval métis, parallèlement aux deux autres élevages. Elle publie annuellement la liste des étalons thoroughbred et demisang faisant la monte dans quelques provinces; annuellement aussi, elle donne à Bruxelles, à l'occasion du concours hippique, un concours de reproducteurs de sang et de demi-sang, ainsi que de chevaux de demi-sang, y compris les hongres, nés et élevés dans le pays, et leur alloue des prix importants. Elle prône l'élevage du hackney et importe des juments d'Angleterre.

Les trois sociétés sont fusionnées en une Fédération nationale de

l'élevage du cheval en Belgique, qui a pour but de réunir et d'unir tous les éleveurs de chevaux du pays pour étudier les questions qui se rapportent à l'encouragement et au développement de l'hippotechnie en Belgique.

Malgré les louables efforts de la Société royale hippique, les résultats qu'elle obtient ne sont pas encourageants, l'élevage du superbe cheval de gros trait dont notre dimat nous a favorisés, dit le professeur Reul, étant inliniment plus rémunérateur que tout autre pour les cultivateurs.

Des essais d'élevage de demi-sang ont déjà été tentés souvent par des particuliers, qui ont dû y renoncer pour des raisons financières ou découragés par des insuccès notoires. Rares sont ceux qui ont réussi dans cette voie.

En 1850, le Gouvernement lui-même avait fait une tentative de ce genre en instituant à Gembloux et à Tervueren un haras et un dépôt d'étalons de pur sang anglais, de pur sang arabe, de demi et de trois quarts-sang, auxquels on avait ajouté quelques percherons, en tout 65 reproducteurs.

Ces institutions furent supprimées en 1805, tant les résult.its qu'elles avaient donnés étaient détestables. La plupart des chevaux dérivés du sang se montraient d'un décousu sans pareil et leur valeur était nulle en comparaison des frais qu'avait nécessités leur élevage jusqu'au moment de leur utilisation.

Des trotteurs américains. — Les Américains ont un goût prononcé pour leurs célèbres trotteurs. C'est devenu, chez la plupart, une véritable passion, et leur plus grand désir est d'en montrer de très vites à leurs voitures légères. On ne se sert, en effet, de ce genre de chevaux qu'au harnais ; on les attelle seuls, ou à deux, ou même exceptionnellement à quatre. Mais on a totalement renoncé à les faire courir montés, ainsi que cela se faisait il y a une quarantaine d'années.

Le public en est arrivé aujourd'hui à n'estimer un cheval qu'en raison du temps qu'il met à faire, au trot, le mille (1.609 mètres), ou des espérances qu'il donne par son origine, eu égard aux performances de ses ascendants. La conformation, la régularité des aplombs, l'élégance des lignes, la netteté des membres, l'intégrité des organes respiratoires, sont de peu d'importance pour l'amateur. Le marchand semble avoir oublié son métier, car, en dehors de la vitesse, il ne cherche pas à faire valoir les qualités souvent réelles

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de sa marchandise ; il ne songe pas non plus à en pallier les défauts par trop visibles; il ne prononce gêné raie m eut qu'une phrase : « Ce cheval fait le mille en deux minutes tant de secondes. » Et tout est dit. Quant à l'acheteur, il tire gravement de sa poche son chronomètre et suit sur cet instrument, avec la plus grande attention, la marche des aiguilles pendant l'épreuve au harnais. L'essai terminé, si le vendeur a dit vrai, sans regarder davantage l'animal, il l'achète.

Cet engouement a produit les résultats les plus fâcheux. D'abord il a faussé absolument la valeur réelle de la grande masse des chevaux qui ont une certaine vitesse au trot. Puis il a déterminé, chez quelques spécialistes ou connaisseurs, une réaction contre le goût du trotting.

Ces hommes éclairés se sont indignés de voir payer à des prix fantastiques des animaux laids, mal bâtis, étroits de partout, tarés ou corneurs, uniquement parce qu'ils étaient vites pour un très petit parcours, et alors ils sont devenus eux-mêmes injustes pour les magnifiques trotteurs qui existent aussi en Amérique, et qu'on ne saurait trop admirer. Ces superbes reproducteurs ne paraissent guère sur les hippodromes, et surtout ne se rencontrent ni dans l'est ni dans le nord-est des Etats-Unis. Aussi, bien des gens semblent-ils en ignorer l'existence, et vont-ils fort loin au delà des mers chercher des améliorateurs souvent inférieurs à ceux qu'ils possèdent dans certaines contrées de leur grande patrie.

Il y a plus, il est devenu de bon ton de dire du mal des trotteurs, comme il était de mode en France, il y a quelques années, de décrier le demi-sang et d'exalter outre mesure le pur sang anglais, qui est bien, selon nous, le premier cheval du monde; mais il existe cependant d'autres races ou variétés, qui, pour certains services, lui sont avec raison préférées.

Les trotteurs constituent-ils une race fixée? Maintenant les trotteurs américains constituent-ils une race bien définie se reproduisant en elle-même et remontant à la même source ?

Les avis sont fort partagés sur cette question; mais, de ce que nous avons lu, ou appris dans de nombreuses conversations, nous pensons que ce qui suit est à peu près la vérité.

Le premier étalon trotteur connu en Amérique a été Messenger, cheval de pur sang anglais, importé à Philadelphie en 1788. Ce célèbre fils de Mambrino a compté et compte encore dans sa descendance un nombre très considérable de trotteurs. Mais c'est une

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erreur de vouloir rattacher à lui tous ceux qui existent ou onl existé depuis cette époque.

En général, on obtient un trotteur d'un père et d'une mère déjà trotteurs tous les deux, mais il arrive souvent cependant qu'il en sort un aussi d'un étalon de pur sang, par exemple, et d'une jument trotteuse, c'est-à-dire d'un accouplement dont l'un des deux animaux n'était point inscrit à Y American trotting register.

Ce livre, qui n'a pas la régularité d'un Stud-Book anglais ou français pour le pur sang, est l'œuvre d'un particulier, M. J.-H. Vallace, et contient les noms, avec les pedigrees, de tous les trotteurs reconnus tels d'après leurs performances en public ou parce qu'ils ont une généalogie authentique.

Mais il n'y a pas, du reste, de règle absolue à cet égard, et ces inscriptions ne se font pas avec toute la conscience qui serait désirable, ni en partant d'une base invariable, quoique les pedigrees soient préalablement soumis au contrôle d'un comité composé de censeurs pris dans l'association nationale des éleveurs de trotteurs.

Des familles issues de trotteurs. — Les nombreux croisements des célèbres étalons trotteurs avec des juments trotteuses elles-mêmes ou avec d'autres juments du pays ont produit des familles plus ou moins estimées, et dans lesquelles on retrouve généralement les caractères de l'étalon qui a donné son nom à sa descendance.

Mais il n'y a pas là de race possédant des caractères identiques de conformation et d'allure, et se reproduisant en elle-même sans qu'il faille y infuser de temps à autre un sang différent.

Des trotteurs à sauf/ froid. — Il est à remarquer, au contraire, qu'aujourd'hui, dans le Nord surtout, les trotteurs ont souvent, comme les anciennes espèces locales, le sang froid {cold blood), suivant l'expression originale des Américains. Ils se sont étiolés ; ils manquent de muscles, de compacité, de trempe, parce qu'ils n'ont plus, par leurs ascendants les plus rapprochés, assez de sang anglais. En ne les réchauffant pas par des croisements intelligents, et en cherchant uniquement la vitesse pour une petite distance, on est arrivé à la longue à ces types si médiocres, si disgracieux, si justement critiqués par les connaisseurs.

Ces chevaux sont bâtis comme s'ils avaient été pris entre deux planches et étirés dans tous les sens. Ils ont le chanfrein étroit et busqué, la ganache serrée, l'encolure renversée, le dos démesurément long et plongé, la côte plate, le rein en toit et attaché en Vr

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