CHOIX DES REPRODUCTEURS
pente, de bons membres, larges, bien d'aplomb, en somme tous les détails de la belle et bonne conformation pour l'aptitude cherchée.
Les organes génitaux seront intacts et convenablement développés. On s'assurera que les sujets ont de bonnes qualités morales.
La première chose à demander à un étalon, c'est qu'il soit bien dans le type de sa race, qu'il sorte d'une bonne mère, que la famille à laquelle il appartient soit confirmée, c'est-à-dire depuis longtemps existante dans le môme type, en ayant les qualités, les aptitudes et les formes de son espèce.
Parmi les qualités à demander à un reproducteur, il en est une qu'il ne faut pas oublier, c'est la justesse des proportions; avec elle, le mouvement, comme dans une machine bien équilibrée, l'action, la durée, sont assurés d'une manière certaine.
Il faut de l'harmonie et de la concordance entre toutes les parties. Après cette harmonie, il faut exiger une grande puissance dans la région dorsale ; c'est-à-dire un rein court, la croupe puissante, les hanches longues, larges et non effacées. Les quartiers doivent être forts, la cuisse très descendue, la distance delà hanche au jarret doit être considérable, le jarret doit être large, exempt de tares.
Dans l'avant-main, la tète, une des parties essentielles pour la beauté, doit être légère, sèche, avec des yeux grands, expressifs; l'encolure doit sortir élégamment des épaules, par une courbe peu prononcée; le garrot bien sorti; l'épaule longue et oblique; l'avant-bras long et puissant, le genou large ; les canons courts et forts; les tendons secs et bien détachés.
Les étalons seront soumis à un travail modéré en proportion avec leurs forces; c'est pour eux une condition de santé.
Un bon exercice est favorable aux facultés prolifiques et au développement des qualités physiques et morales.
Souvent les causes de stérilité chez l'étalon sont dues à la grande fréquence des saillies et souvent àun engraissement excessif, si contraire aux bonnes règles de l'hygiène et de la génération.
En général un étalon peut saillir deux fois par jour, mais il faut le ménager plutôt que le surmener : il est bon de temps en temps de lui donner un jour de repos.
Les étalons ne doivent pas faire la monte à jeun ou immédiatement après le repas.
Pendant la saison de monte, le cheval recevra une bonne nourriture très substantielle, plus copieuse en avoine; mais il sera bon
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de lui donner des mâches deux et trois fois parsemaine suivant son tempérament.
Les poulinières méritent la même attention que les étalons ; il est indispensable d'apporter dans leur recrutement les soins les plus minutieux.
Comme pour les étalons, il faut qu'elles soient de bonne race, que surtout leurs mères aient été bonnes comme conformation, comme origine et comme qualité.
Que les poulinières soient longues, étoffées, près de terre ; on recherchera surtout l'ampleur du bassin, un bon développement de la croupe pour que le poulain puisse se développer à l'aise et pour écarter les chances de difficultés lors de la mise bas.
Les maladies et affections héréditaires qu'il faut avant tout éviter sont (en dehors des vices rédhibitoires prévus par la loi de 1884) : toutes les tares du jarret et des articulations, la jarde, le jardon, qui vient souvent avec des jarrets coudés, l'éparvin, la courbe, les formes, le pied bot, le pied cerclé, encastelé, les mauvais aplombs, les jarrets trop droits ou trop arqués, les genoux en avant (brassicourts) ou trop effacés (genoux de veau) ; en outre, toutes les tares molles ayant une origine tendineuse ou arthritique.
Age auquel la jument peut être saillie. — Les juments peuvent être saillies à l'âge de deux ans bien qu'on ne puisse le conseiller; du reste, l'administration des haras ne les admet qu'à trois ans pour la monte de ses étalons.
On pourra donc faire saillir les juments à trois ans.
L'âge des juments a une grande influence sur la valeur des produits; le premier produit est souvent plus petit, et plus chétif que les autres. C'est entre six et quatorze ans qu'elles sont le plus prolifiques et le plus aptes à donner de bons produits; cependant, on a vu des juments très bien produire à quatre ans, et d'autres à vingt et même vingt-cinq ans.
La saillie. — Avant l'acte d'accouplement, la jument doit être présentée à l'étalon ou à un boute-en-train, pour s'assurer qu'elle est disposée à recevoir le cheval, qu'elle est en chaleur en un mot.
Les juments en chaleur portent la queue haute, se campent pour uriner, ouvrent la vulve, etc.
Si, au contraire, la jument n'est pas disposée, elle se défendra,