‹ Le demi-sangChapitre 76 sur 101 · PANSAGE · texte numérisé non relu

PANSAGE

parles détritus de l'épiderme et les résidus salins provenant de la respiration gazeuse de la peau, lesquelles matières grasses obstruent les orifices glandulaires et forment un enduit imperméable aux gaz. Il stimule donc les fonctions de la peau, appelle le sang à la périphérie, augmente la circulation et par conséquent active l'assimilation. Il en résulte un surcroît de force, de santé, d'énergie et une atténuation marquée de la fatigue. Les instruments de pansage sont : l'étrille, la brosse, Yépoussette, le peigne, la brosse en chiendent, le cure-pied. L'étrille doit être peuemployée pour lesanimaux de sang et, en tout cas, maniée avecprudence. Mieux vaut s'en passer et ne se servir, pour le nettoyage, que de la brosse ordinaire. Dans tout pansage un peu soigné et bien exécuté doivent fîgurerces « frictions méthodiques » appelées massages, lesquelles s'opèrent sur toutes les parties du corps et particulièrement, avec les plus grands soins, sur les membres.

Ces frictions se font avec les mains nues, la brosse, le bouchon, ou encore une flanelle, à laquelle quelques sportsmen reconnaissent une réelle utilité. Ces pressions exercées dans le sens du poil sur toutes les parties du corps résistantes ou charnues, sur les parties solides des extrémités, sur les articulations, activent la circulation du sang, entretiennent la souplesse des articulations, tendons et ligaments et excitent la vitalité de la peau etdes tissus sous-jacents en prévenant ou combattant tout gonflement inflammatoire. Le massage doit commencer par la simple friction que doivent accompagner le foulage et le pétrissage. Chez nos animaux de demi-sang, la percussion du dos après l'enlèvement de la selle est une opération peu pratiquée qui mérite d'être généralisée. Le pansage doit se terminer, surtout pendant l'été, par un lavage à l'eau fraîche miellée ou acidulée des yeux, des naseaux, de l'anus, des mamelles ou du fourreau, de la crinière, de la queue et du bas des membres. L'emploi des bains partiels et généraux, notamment l'usage des bains de mer, l'opération des crins, la pratique de la tonte, sont peu employés pour les chevaux de sang. Il n'en est pas de même de l'usage des gants de crin doux, des bandes de laine et de calicot, qui soutiennent et affermissent les tendons, du couteau de chaleur, des guêtres et genouillères pour exercices et voyages, des camails, couvertures, etc. Ces dernières doivent être en laine ou en toile selon la saison, imperméables pour les jours de pluie fréquemment lavées et séchées. Quelques écuries font aussi usage d'un tapis pour les suées.

Habituellement il y a trois pansages par jour : un le matin, un second au retour du travail, un troisième à la fin du jour.

Le pansage consécutif aux suées doit remplir certaines conditions: il doit être précédé d'un lavage des yeux, des naseaux, de la bouche avec de l'eau miellée ou acidulée et de celui des membres et pieds avec de l'eau chaude. Après quoi le cheval est séché, les pieds sont goudronnés, on fait boire et on commence le véritable pansage au cours duquel la ration est distribuée.

Soins spéciaux. — 1° Des purgations. — Les purgations d'occasion, destinées à combattre les fâcheux effets d'une nourriture échauffante, se régleront sur le tempérament, la constitution et l'état de santé du sujet.

Elles sont indiquées lors de digestions ralenties, perverties, pénibles ou laborieuses, dans les cas où il y a gêne de la respiration, engorgement des membres, raideur inaccoutumée de la marche, perte de l'appétit, de la constipation, de la lassitude, de la fatigue après de légers exercices. L'aloès est employé à la dose de 32 à 64 grammes.

À doses moindres (12 à 20 grammes), il convient aux jeunes chevaux, aux adultes dont la constitution est délicate, aux petits mangeurs, aux chevaux irritables. Habituellement on purge un cheval deux ou trois fois dans l'année.

2° Des suées. — Nous ne conseillons pas cette pratique, mais pour ceux qui sont encore partisans des suées, nous dirons que leur indication, leur nombre, l'intervalle à fixer entre chacune d'elles, varient avec les chevaux suivant leur âge, leur état d'embonpoint, leur vigueur, la saison, l'état du terrain, etc. Il en résulte que les suées demandent à être bien réglées pour être appliquées, sans quoi elles peuvent être fort nuisibles. Les suées auxquelles on aura recours si l'âge, l'appétit, les conditions de la lutte, etc., l'exigent, devront être sagement appliquées et plutôt répétées que fortes.

A la veille et au lendemain des suées comme des purgations, les chevaux seront chaudement vêtus, ils recevront des mashes en supplément de leur ration et leur travail au pas sera exclusif.

3° Des lavements. — Les lavements sont indiqués toutes les fois que les crottins d'un cheval sont durs et coiffés. Il est bon de donner des lavements de glycérine après les voyages qui déterminent souvent chez les chevaux une légère constipation.

Ferrure. — Le ferrage des jeunes chevaux commence dès que le cheval va sur les routes pour les pieds de devant. Les fers doivent être

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