‹ Le demi-sangChapitre 78 sur 101 · SOINS AVANT ET APRÈS LA COURSE · texte numérisé non relu

SOINS AVANT ET APRÈS LA COURSE

lorsqu'il sera complètement calme et remis de la surexcitation fonctionnelle consécutive à la lutte.

On lui fera une litière très abondante, et, le soir, il sera bon de lui donner une mash cuite à laquelle on ajoutera un peu de graine de lin et un peu de sel de nitre.

L'eau qu'on donnera à l'animal avant sa ration aura dû rester exposée au soleil, pendant plusieurs heures ou, à défaut de cette précaution, on y versera un peu d'eau chaude pour en corriger la crudité.

Si le cheval a été très éprouvé par des courses trop dures ou trop multipliées, ses membres peuvent avoir souffert, et alors il devra être placé, après lui avoir enlevé ses fers, dans un box spacieux dont le sol sera recouvert d'une épaisse couche de sciure de bois mélangée avec du tan.

Le régime sera entièrement changé, la ration d'avoine sera diminuée au moins de moitié; les mashes intercalées et de fréquents barbottages constitueront la base du régime diététique.

L'hygiène du travail consistera en de courtes promenades dans un paddock bien clos et sablé.

Si, au contraire, le cheval, à la fin de sa saison de courses ne présente aucun signe de surmenage, est net dans ses aplombs, on réduira modérément sa ration, et chaque fois que le temps le permettra, on lui fera faire de longues promenades exclusivement au pas pour éviter les effets de l'obésité.

On comprend sans peine qu'un cheval, qui peut passer son hiver dans de telles conditions, ne donne que bien peu de soucis, lorsque les beaux jours sont venus et que Ton veut reprendre son entraînement, tandis que l'animal surmené qui a passé son hiver dans l'inaction, qu'il a fallu astreindre à un régime débilitant, soumettre ensuite aux médications de tout genre, a besoin d'un mois ou même de six semaines pour pouvoir être soumis à un nouvel entraînement.

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