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ENTRAINEMENT UU TROTTEUR

On peut parer à cela en embouchant le cheval légèrement et en évitant les fortes saccades auxquelles sont malheureusement habitués la plupart de nos jockeys de trot. Il faut cependant reconnaître que beaucoup de trotteurs anglo-normands demandent une assez forte tension sur les rênes avant de se livrer complètement à leur plus grande vitesse. Dans ce cas, il est inutile de chercher à se débarrasser du tirage du cheval et à conserver son trot en substituant un mors sévère au ti lot ordinaire. Ce remède est impuissant,

Coco, par Kremlin, pur sang anglo-arabe.

parce que ce n'est pas une sensation de douleur imprimée à ses barres dont le cheval a besoin, mais un appui, sur lequel il puisse compter, une fois lancé, et sans lequel il ne peut ou ne veut se livrer complètement, aux efforts nécessaires pour produire sa plus grande vitesse. 11 y a une certaine commotion qui semble transmettre au cheval une énergie nouvelle, surtout sur la fin d'un parcours. Ces mouvements brusques des rênes, ces saccades valent parfois mieux, disent les jockeys de trot, que tous les éperons et que toutes les cravaches du monde.

A mesure que la préparation du poulain s'avance, et à mesure

que sa croissance augmente, il faut augmenter sa ration, clans laquelle on doit faire entrer, en dehors de l'avoine et du foin, des cossettes de betteraves, des avoines kolatées, etc.

Dressage au sulky. — Pour dresser le cheval au sulky, il faudra prendre toutes les précautions et appliquer les principes que nous indiquent les manuels de dressage à l'attelage. Tous les chevaux s'habituent facilement au tirage, et c'est presque toujours la faute du dresseur lorsqu'ils se défendent.

Il est très difficile de donner des règles précises et immuables pour mener le trotteur ; car elles devront dépendre, en grande partie, du caractère et de 'la disposition du cheval lui-même, aussi bien que de la méthode suivie par ceux qui l'auront dressé. Il faut le mener d'une main légère, mais ferme; il faut manier les guides doucement et habilement. En employant beaucoup de soin, avec du sang-froid, de la tète, et surtout de la patience, on pourra mener le poulain sans lui déformer la bouche. On pourra même la lui refaire si elle a été abîmée par l'embouchcment usité dans les courses au trot monté. Ce que l'on désire faire produire au cheval pendant le parcours quand il est dans son train doit lui être communiqué par le mors. On peut l'encourager en lui parlant ou le forcer à faire de plus grands efforts au moyen de la cravache, mais rien ne vaut le jeu des guides pour le déterminer à se porter encore plus en avant.

De l'enlever. — Une considération à ne pas négliger dans l'éducation du trotteur est celle de l'enlever. Comme il n'y a pas de cheval qui ne fasse une faute à un moment ou à un autre, il faut chercher à diriger, à régler son mouvement pendant l'enlever de façon à lui faire perdre le moins de terrain possible. Quelques jockeys et drivers sont passés maîtres dans l'art de profiter des fautes de leurs chevaux pour gagner une ou plusieurs foulées. Cette pratique de l'entraînement du trotteur offre moins que toute autre des règles fixes, chaque sujet demandant un moyen spécial pour ainsi dire. Il faut faire comprendre au cheval qu'il ne doit faire aucun temps d'arrêt dans son enlever, en l'apprenant à se remettre dans son trot en le portant en avant. Le dresseur qui obtient ce résultat peut être satisfait de lui-même et de son cheval.

Enrênement. — Une des parties les plus importantes dans l'entraînement du trotteur attelé, c'est la question de l'enrênement qui,

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