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LA FERRURE

bien applique, augmente la vitesse du cheval, en lui donnant un point d'appui fixe qui l'empêche de tirer sur le mors de conduite, ce qui débarrasse le driver d'un tirage incessant.

En mettant l'enrènement pour la première fois, il faut étudier le port de tète naturel à l'animal, et ne l'enrôner qu'à la hauteur où il la porte généralement quand il est en action. Cette hauteur diffère beaucoup chez les chevaux.

Guêtres. — L'attirail de guêtrage est excessivement compliqué

Cheval attelé au coupe-vent employé pour l'entraînement des grands trotteurs américains.

chez le trotteur d'hippodrome. On distingue les cloches qui préviennent les atteintes sur les talons; toute la gamme des guêtres de boulet, de tendon et de genou, enfin les pare-coudes pour les trotteurs qui relèvent très haut le genou.

La ferrure. — Chaque utilisation du cheval exigeant une ferrure spéciale, le trotteur n'a pas failli à celte règle. Le fer doit être aussi léger que possible, pour permettre plus de liberté aux extrémités et plus de rapidité dans l'allure. On peut choisir plusieurs modèles également bons; mais il faut s'attacher à le faire porter

principalement sur la pince et les talons, moins sur les quartiers, ce qui évitera souvent le dangerdes tumeurs. Chez le trotteur vite, comme chez le galopeur, la question de la ferrure est primordiale en course.

Les poids aux pieds. — C'est afin de remédier à certaines conditions défavorables : mauvais aplombs, déviation du geste, etc., que les poids sont employés. Ils sont constitués par des boules graduées qui sévissent en pince sur le fer du cheval. Beaucoup de trotteurs relèvent le genou très haut, au point de replier le canon sur l'avant-bras et de se meurtrir le coude. Les poids appliqués en pince sont fort utiles dans ce cas pour les obliger à s'allonger tout en donnant de la vitesse.

L'inlluence qu'ils peuvent avoir dans ungrand nombre de cas sur l'allure du cheval est certainement appréciable, mais il faut les employer avec la plus grande prudence, sans cela on risque de forcer les articulations du cheval et de détruire ses aplombs au lieu de les lui rendre. Il vaut encore mieux qu'un cheval trotte moins vite que de l'estropier.

Entraînement du trotteur américain. — L'entraînement commence déjà à un an ; il y a des yearlings avec des records de 2'30", mais, en règle générale cependant, on ne pousse pas le cheval au bout de ses moyens « full speed » qu'à deux ans, époque à laquelle il apparaît également sur les hippodromes. Le travail de l'entraînement comprend des promenades très longues, trente à quarante milles et plus dans une journée, puis des suées, des douches, etc. En général, peu d'exercices très violents, peut-être un mille au trot une fois le jour, et encore cesse-t-on cette allure de course quatre à cinq semaines avant l'époque décisive. Comme nourriture, en moyenne un gallon (14 litres 1/2) d'avoine par jour, dont on diminue aussi la quantité avant la course; du foin de toute première qualité, secoué, nettoyé minutieusement avant d'être consommé, et, deux fois la semaine, une « mash » de maïs concassé, de son, de farine d'orge, donnée très chaude. „

« Les sulkys de course auxquels on attelle le cheval sont représentés par deux brancards très fins, très légers, montés sur de petites roues « pneumatic tired », tout comme celles de nos bicyclettes, tournant également sur des ballettes métalliques « bal bearing ». Ces sulkys ne pèsent guère au delà de 20 kilogrammes.

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