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LES FRAUDES

français de demi-sang étaient dans la proportion de quatre, contre une course internationale. Aujourd'hui, tous les prix sont presque exclusivement réservés aux chevaux français. Cette situation a provoqué la naissance d'une industrie peu scrupuleuse et peu régulière, l'importation de trotteurs américains, destinés à être substitués, sur le papier, à des chevaux français.

Le truc était simple : chaque année les importateurs ramenaient des chevaux américains et les vendaient dans le plus grand mystère, à des propriétaires qui leur attribuaient les cartes de naissance de chevaux français, qui n'avaient de commun avec eux que la couleur et un signalement approché.

On pourrait fournir, certes, de nombreux exemples dans le passé comme dans le présent. Ces fraudes diminuent de jour en jour, et nous ne sommes pas très éloignés de l'époque où l'on n'aura plus à en parler.

Maquillage des chevaux. — C'est pour faire correspondre le signalement d'un cheval à celui que porte la carte d'origine, qu'on maquille ou qu'on a maquillé les chevaux. Supprimer du ladre, une pelote, une liste sur un cheval noir est un jeu d'enfant pour certains spécialistes : les teintures noires employées par les coiffeurs suffisent à cette pratique malhonnête. Faire disparaître une balzane sur les extrémités noires de chevaux bais n'offre également aucune difficulté.

Ce qui est plus difficile, c'est d'enlever une liste, une pelote sur la tête d'un cheval bai ou alezan. Quelques fraudeurs y sont cependant arrivés par des procédés cruels, que nous n'avons pas à indiquer ici.

La balzane a été obtenue, par le maintien du membre dans une solution chimique; pendant toute la durée du bain, la faradisation de la partie à blanchir a permis d'arriver au résultat désiré. Ce procédé, heureusement fort difficile à exécuter, n'est pas à la portée des rares truqueurs qui déshonorent encore nos hippodromes.

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