SCÈNE m
Les Mêmes, LE COMTE.
(Il est descendu lentement , et se trouve près de la baronne.)
LE COMTE. Ah! madame, vous êtes bien cruelle!
LA BARONNE. Monsieur!
MATHILDE. Ah!...
LE COMTE
Air de l'Écu de six francs, f* L^arrét m'ctonne , en vérité.
LA. BARON^iE.
Jamais les femmes de mon âge N'ont assez de sévérité Pour ces fautes-là.
LE COMTE
C'est Fusaj^c !
Et cela prouve par malheur...
LA BARONNE , viveittcnt.
Cela prouve , je dois le croire , Qu''elles ont au moins de Dionneur...
LE COMTE
Ou qu'elles n'ont pas tic mémoire.
LA BARONNE. INfais votrc présence en ces lieux, monsieur le conite...
LE COMTE. J'obtiaidrai de ^Fathilde un aveu qui la justifiera... il faut que je lui parle... que je lui parle seul...
LA BARONNE. Ici?... c'est isnpossiblc.
LE COMTE. Il le faut!...
LA BARONNE. Je counais mes devoirs...
et fiît-ce un ordre du trône...
LE COMTE. La reine l'a permis!
LA BARONNE. Ail î c'est différent.
(Elle fait signe aux jeunes filles de sortir.) LE BARON, bas au comte. Il faut que la baronne s'apaise. {Àcec/aim'té.) Je m'en charge!... je m'intéresse à la petite.
LE COMTE. Monsieur I...
CAROLINE , restant derrière Mathilde. Nous sommes là... chut!...
(Elle suit les autres h gauche.)
LA BARONNE. Monsieur le baron!...
LE BARON. Je pars!... {A part.) Mais je la fléchirai... quand je devrais escalader la terrasse par le petit trou du grillage. (Il sort parle fond.)
LA BARONNE. Restez, mademoiselle; c'est ici , chez moi , près de moi , que vous habiterez jusqu'à votre départ du palais !.. vous n'avez plus l'appartement d'une fille d'honneur de la princesse... le démon de la nuit en sait trop le chemin! {A demivoix, au comte. ) et nous savons ce que c'est que le démon de la nuit.
LE COMTE. Ah ! vous le savez, madame?
LA BARONNE. Monsieur!.,,
( Elle fait une grande révérence et sort à droite )
SCEINE IV.