SCENE m
Les Mêmes,- LE PRTNCE , LE COMTE, LE BARON.
LE COMTE. Prince, je vous accompagnerai avec M. de Gillestiern...
CAROLINE. Silence, mesdemoiselles...
voici le prince...
MATHILDE. Ah ! mon cousin , le comte Oscar raccompagne...
LA BARON:ME,.à part. M. de Gillestiern est avec eux!..
Archives de !a Ville de Bruxelles A-cnief vs»" d^ Staci Br>jssel
U: MiGASIN iilE.'.TUAL.
LE PRINCE, apcrceodui Us dames. Ali î... (// descend la terrasse ri les sa 'ue; elles remontent toutes la s Cl ne à droite ■ il s'iifiprochc de la baronne. ) Toujours en surveillance, niadauie la baipnnc.c'csl bien I... c'est bien!... Un pareil trésor doit être difficile à gardci;^.. pour moi, je ne m'en chargerais pas...
LA BARONNE. Prince I...
LE PRINCE. JM* sœur ne pouvait leur donner une gouvCrnanle d'une vertu plus éprouvée...
LA BARONNE, à part . Il ne sait rien...
LE COMTE , à Malhilde. Eh bien î ma jolie cousine... comment vous trouvezvous de votre séjour près de la princesse?
MATiïiLDE. Très-bien , mon cousin !...
LA BARONNE , has au baron qui la salue. Ah ! baron... j'avais besoin devons voir.
LE PRINCE remontt et dit en passant devant ili^'" de Lanstein , qui est la première, IMademoisellede Lanstein , voire frère est nommé colonel... je suis bien aise de vous l'apprendre. (Passant toujùurs.y Mademoiselle de Birnell... le comte votre père est rappelé à la corn... vous le verrez bientôt.
MATillLDE , à part. Je crois qu'il parle à ces demoiselles I...
LE PRINCE, il mi'ooix , à JVy"e de Ranzau. Mademoiselle de Ranzau, vous me devez une contredanse , vous ne l'oubliez pas!...
MATHILDE , à part. Enfin , il va donc me parler.. . il approche. . .
LE PRINCE , à Caroline , à mî-^oix. Ah ! mademoiselle Caroline... on n'est pas plus jolie î...
MATHILDE , poussant le comte, Otez-vous donc... qu'il me voie...
LE COMTE, en souriant. Prince, je vous présente mademoiselle Malhilde de Pirner, ma cousine... qui joint aux plus aimables qualités... une beauté... une grâce...
MATHILDE, bas. Laissez-donc. . . il verra bien... (Le prince lu salue froidement et passe. ) Eh bien î... il passe !
LE PRINCE, à lu baronne. Voyez de grâce , madame , si ma sœur perut me recevoir avec le comte Oscar.
Ain: foudtvil/e des chemins de fer.
Comptez sur mon obéissance , Prince, je rcvicndiai bientôt ,
(Uns au baron.)
Rcsicz pour une confidence.
LE BAHOM.
jiM^Heinl que dites-vous?
LA DAivonnB.
11 le faut !
cir.oLtNB , aux jeunes filles <
Il dit qu'il nur trouve jolie ,
Le prince est un homme de goût.
M A T II I r. D F. , de même .
De son poùl je suis ])cu lavic...
Car il ne m\i rien dit du tout.
LR pnincB.
Ma soeur, pour une conCtlcncc, \^ Doit me recevoir... il l»: faut ; Près dV'llc allez en dijif^encc, Madame, et revenez bientôt.
MATHILDE
Comment ! avec indilltrencc , Il nasse san.s me diri! un niut , S'il me parlait, en conscience , 11 n'aurait plus aucun dclaut.
Li: CAUOX.
I^llc m'ordonne la prudence. .
Pourquoi? je le saurai bientôt.
Mais avec elle, en conscience , Trop parler n'est point mon défaut.
• LES DLMOISELLf.S
Comment', avec indiflVrencc, Il passe sans luj dire un mot, S'il lui ])arlait, ob ! je le pense . Pour elle , il serait sans dtlaut.
[E/les so: letit à droife ou bas de lu trrr.nse.)