LF DÉMON DU FOYER
CAMILLE, hasKani la voix. (Le marquis commence h l’observer atteulivcmciit et • IV router. Il s'nat levé.)
Oh. cher maître ! voulez-vous donc que Nina ail loule la peine ? c’csl un plaisir pour moi de l'aider !
LE MAKbTRO. haut.
Que Nina »e reposa si bon lui sembla. Navez-vou» pas des domestiques? je vous en ai choisi deux très-bons. Où sont-ils? Est -ce que tu les a gâtés, comme tu gâtes tout ce qui t'approche f { Allant au fond.) (Icppo, où élcs-vous donc, Ikppo"' CAMILLE.
Il est sorti.
LE MAESTRO
Pourquoi à l'heure du déjeuner ?
FLORA, d'un ton d'autorité.
C'est moi qui l'ai envoyé à la villo.
LE MAESTRO
Vous avez eu tort! pourquoi Pavai -vous envoyé à la ville ?
FLORA
J’avais besoin d’un diadème.
LE MAESTRO
Pourquoi faire, un diadème ? pour éblouir les oiseaux de voire jardin ?
FLORA, avee humeur.
Eh non I pour mon râle.
LE MAESTRO
Quel réle? est-ce que vous allez faire la prima -donna, ee soir?
CAMILLE
Elle a la fantaisie d’un bandeau de perles 1 Qu'est-ce que ça vous fait, maître?
Moi, je n'entends pas ça. line confidente porte de «impies bandelettes de laine, Elle n’aura, mordieu, pus de perles!
FLORA, en colère.
Quelle tyrannie 1 c’est pour m'humilier, pour me rabaisser toujours.
LF. MAESTRO.
Oh! fâchez-vous et frappez du pied! vous n’aurez pas de diadème, car cela ne \ous fera pas-mieux chanter, et si vous p’élcs pas contente, je vous relire le rôle.
• FLORA
Ah ! si vous croyez que j’y tiens, par exemple !...
CAMILLE, ta caressant.
Flora ! chère petite ! je l'en supplie!
(Flora sur la causeuse oü c|lo suffoque de «Jépit. Camille la console et l’embrasse. Le Maestro, irrité, a envie de casser une chaise et reprend sa lecture.}
LE MARQUIS, h port, sur le devant de la seène, observant
les deux sieurs.
Cette petite robe grise... celte figure douce, cette humble, celle modeste créature... c'était la vraie Corsari, la grande artiste, la cendrillon de génie!... mon révo, mon idéal... Et je m’étais trompé 1 oh, que Je suis heureux!