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tembre 4806, administrateur-général des douanes et des contributions indirectes de Murat, grand-duc de Berg, à Düsseldorf. En 1815, au retour de Napoléon de l'ile d'Elbe, il fut élu par les Vosges membre de la Chambre des représentants, mais ne siégea que quelques semaines. Directeur du tarif des douanes en 1816, puis secrétaire général de l’administration des douanes, le 15 janvier 1817, et en 1821 administrateur des douanes, il fut aussi maître des requêtes au Conseil d'Etat en 1829. Il devint en 1830 directeur du commerce extérieur au ministère de l'Agriculture et du Commerce et fut nommé Conseiller d'Etat en 1838. Le 30 mai 1837, il fut créé commandeur de la Légion d’honneur et officier de l’ordre de Léopold de Belgique; il prit sa retraite le 14 octobre 1839. C’est lui qui fit restaurer, en 1858, le Calvaire de Remiremont.
M. Charles David a laissé de nombreuses poésies, la plupart consacrées aux Vosges, et qui ne sont pas sans mérite.
David est mort à Paris, le 22 janvier 1868.
M. Alfred Puton a publié une excellente biographie de Charles David,
Son fils, M, Louis-Charles David, né à Cologne le 9 novembre 1810, fut reçu en 1834 archiviste-paléographe, mais dès le 40 mai 1838 il devenait conseiller référendaire à la Cour des Comptes ; le 30 novembre 1858 il était élevé à la Âr° classe et le 2 juillet 1864 il était nommé conseiller-maître à la Cour des Comptes, Le 11 août 1866 il recevait la croix d’officier de la Légion d’honneur ; il a pris sa retraite comme doyen des conseillers maîtres en 1885.
DeBLAYE (Sébastien).— Né à Epinal, le 26 janvier 1791, et vétéran des armées impériales, il se retira comme capitaine en retraite à Epinal. Chef de bataillon de la garde nationale d'Epinal et conseiller d'arrondissement du canton, il fut nommé par Türck commandant militaire supérieur des Vosges. Candidat à l’Assemblée Constituante le 93 avril 1848, il obtint 37,400 voix sans être élu, mais il était le candidat ayant réuni le plus grand nombre de suffrages après les onze élus, dont le dernier, Braux, n’avait eu que 114 voix de plus que lui. Aussi, pour compenser ce demi-échec, fut-il élu, le 13 mai 1849, représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le septième sur 9, par 23,753 voix. Mais il ne jouit pas longtemps de cet honneur, il mourut à Paris, du choléra, le 11 ou 13 juin 1849.
DELESGUILLE (Joseph). — Père jésuite, né à Darney le 42 septembre 1748, il était professeur à l’école de Brienne lorsque Bonaparte
y fut élève. C’est lui qui dit du futur empereur, alors enfant : « Il ira loin, si les circonstances le favorisent. » Devenu premier Consul, Napoléon lui offrit un emploi lucratif, mais le P. Delesguille n’accepta qu’un modeste emploi dans les bureaux.
DELPIERRE (Nicolas-François). — Delpierre aîné, né à Valfroicourt en 1752, il était avocat au bailliage royal et présidial de Mirecourt au moment de la Révolution. Le 16 juin 1790, il fut élu procureur syndic du district de Mirecourt. En 1796 il fut commissaire du Direc toire près l’administration cantonale de Mirecourt (canton extérieur) et le 12 avril 1797 administrateur du département. Aux élections du printemps de 1799, il fut élu député des Vosges au Conseil des Anciens. Après le coup d’Etat de brumaire an VII, il devint, le 25 décembre 1799, député au Corps Législatif pendant quelques années. Nommé ensuite président du tribunal civil de Mirecourt, Nicolas Delpierre mourut en fonctions, le 31 décembre 1812.
DELPIERRE (Charles-François). — Frère puîné du précédent. Il naquit à Valfroicourt en 4759 et exerçait, comme son frère, la profession d'homme de loi à Mirecourt. Elu administrateur du département des Vosges le 7 septembre 1791, il fut plus tard, en octobre 1795, accusateur public près le tribunal civil des Vosges. En mars 14800, le premier consul le nomma conseiller de préfecture des Vosges, puis, à la mort de son frère aîné, il lui succéda, en 1813, comme président du tribunal civil de Mirecourt, et fut admis à la retraite le 2 août 1836.
Charles Delpierre mourut à Mirecourt, le 13 juillet 1840.
DELPIERRE (Antoine-François, baron), dit Delpierre jeune.— Frère cadet des précédents ; il naquit, comme eux, à Valfroicourt, le 3 février 1764, et comme eux aussi, fut avocat près le bailliage de Mirecourt. Îl fut élu député des Vosges à l’Assemblée Législative, le 2 septembre 1791, le 5e sur 8, par 258 voix. Après la session, il disparut des affaires publiques. En 1795, il devint commissaire du Directoire près l'administration municipale de Valfroicourt. Le 11 avril 1797, il était de nouveau élu député des Vosges au Conseil des Cinq-Cents par 154 voix, et y compta parmi les approbateurs de l'acte du 18 brumaire. Membre du Tribunat, le 25 décembre 1799, il fut nommé, à la dissolution de ce corps, conseiller-maître à la Cour des Comptes, puis président de chambre, le 28 septembre 1807. Chevalier de la Légion d'honneur, le 14 juin 1804, officier le 6 mai 1808, il fut créé
baron de l'Empire en 1809. Il resta président de chambre à la Cour des Comptes, sous la Restauration, fut nommé commandeur de la Légion d'honneur, le 17 août 18292, et donna sa démission en août 4829. TN se retira alors à Valfroicourt et fut élu, en 1845, conseiller général des Vosges pour le canton de Vittel; il siégea au Conseil général jusqu’en 1848.
Antoine Delpierre est mort à Valfroicourt, le 8 mai 1854; il avait 90 ans.
Son fils, Emile Delpierre, né à Toul en 1795, a été conseiller à la Cour d'appel de Metz, et conseiller général des Vosges de 1833 à 1845.
DEMANGE (Jean-Baptiste-Joseph-André). — Fils d’un lieutenant d'infanterie de la Grande-Armée, il est né à Golbey, le 16 janvier 1819. Elève à l'Ecole de Saint-Cyr le 17 novembre 4837, il y obtint les galons de caporal, le 12 septembre 1838 et ceux de sergent, le 18 janvier 1839. Sous-lieutenant au 44° de ligne le 1°" octobre 1839; lieutenant au 44e, le 11 février 1844, il fit toutes les campagnes d’Afrique de 1844 à 1849. Capitaine au 44° le 29 avril 1848 et adjudant-major le 6 février 1849, il prit part à la répression qui suivit le coup d’Etat du 2 décembre 1851. La guerre d'Orient le conduisit en Crimée. A son retour il fut nommé, le 1er mars 1856, major du 87° de ligne puis chevalier de la Légion d’honneur, le 30 décembre 1858. Chef de bataillon au 87e, le 29 avril 1859, il ne fut pas désigné pour la guerre d’Italie et retourna faire campagne en Algérie, pendant la grande insurrection de 1864. Il y fut nommé officier de la Légion d'honneur, le 7 juin 1865. On le trouve ensuite, en 1867, au corps expéditionpaire de Rome. Lieutenant-colonel du 88e de ligne, le 10 août 1868, il conduisit ce régiment à l’armée du Rhin (5° corps). Il venait d'en être nommé colonel, sans que le décret de nomination eût paru, lorsqu’eut lieu la bataille de Beaumont, le 30 août 1870. Le colonel Demange y fut admirable de calme, de vigueur, de solidité. Après avoir lutté pied à pied, il battit en retraite lentement, faisant face à chaque pas à l’ennemi. La nuit vint sans le désarmer. A l’aube, séparé du reste de l’armée française, il voulut, avec une poignée de survivants du 88e, forcer le passage du pont de Mouzon pour rejoindre le 5e corps. La petite troupe se jeta avec un entrain héroïque sur les avantspostes prussiens; beaucoup périrent en combattant ou se noyèrent dans la Meuse; le reste passa, les armes à la main, à travers les lignes allemandes. Le colonel Demange était tombé mortellement blessé. On le transporta à l’hospice de Mouzon où on lui fit l’amputation de la