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V. Najean est mort à Neufchâteau, le 27 mai

NAJEAN (Désiré-Dieudonné).— Né à Neufchâteau, le 4 octobre 1827, il est le neveu du représentant V. Najean ; son père, Nicolas-Dieudonné Najean, avoué, fut maire de Neufchâteau sous Louis-Philippe.

Il a été avocat dans sa ville natale, sous-préfet de Mirecourt le 3 octobre 4870, puis successivement sous-préfet à Paimbœuf, à Clamecy, à Béthune, à Boulogne-sur-Mer, puis à Reims, et enfin préfet de la République dans la Drôme. Il est aujourd’hui conseiller à la cour d’appel de Nancy, chevalier de la Légion d'honneur et officier d'académie.

Nau DE CHAMPLOUIS (Claude-Elisabeth, baron de).— V.Champlouis.

NicoLas (François). — Né à Epinal, en 1742, il fut ordonné prêtre et devint curé de Tantonville. En 1791 il fut élu évèque constitutionnel de Nancy et occupa le siège épiscopal jusqu’au Concordat, en 1802.

L'ancien évèque de la Meurthe est mort à Nancy, le 24 juillet 1807.

NoEL (Jean-Baptiste). — Né à Remiremont, le 24 juin 1727; il y fat avocat au Parlement et officier principal du Chapitre. En février 4790 il fut élu officier municipal, puis en juin 1790 procureur-syndic du district de Remiremont. Représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale le 4 septembre 1792, le 5° sur 8, par 250 voix, et doyen d’âge de la députation vosgienne, il refusa de prendre part au procès et à la condamnation de Louis XVI, alléguant que son fils, grenadier des volontaires des Vosges, était mort à la frontière en combattant les ennemis suscités par le roi.

Proscrit avec les Girondins après la journée du 31 mai 1793, il s'enfuit vers Belfort, pour de là gagner la Suisse. Mais, mis hors la loi le 30 octobre, il fut arrêté à Montbéliard par le représentant en mission Bernard (de Saintes) et traduit devant le tribunal révolutionnaire à Paris. Malgré sa courageuse attitude et son innocence, il fut condamné à mort et exécuté le 8 décembre 1798.

NoEL (Charles-Camille).-+ Né à Remiremont, le 18 décembre 4800, notaire à Remiremont, qui fut de 1857 à 1867 conseiller général des Vosges pour le canton de Remiremont, était l’un de ses petits-fils. Il est mort à Remiremont, le 13 janvier 4876.

NoeL (Victor-Auguste). — Né à Monthureux-sur-Saône, le 8 décembre 1800, docteur en médecine et juge de paix, qui fut conseiller général des Vosges pour le canton de Monthureux de 1848 à 1870, n'était pas de la même famille.

Nosz (Jean-Nicolas-Augustin). — Le colonel Noël est né à Saint- Dié, le 3 janvier 1778. Entré à l’Ecole d'artillerie en 1795, il en sortit sous-lieutenant d’artillerie, prit part à toutes les guerres de l’'Empire et y conquit rapidement tous ses grades et la croix d’officier de la Légion d'honneur, Colonel d'artillerie le 8 janvier 1814, à 36 ans, il serait parvenu aux sommets de la hiérarchie militaire sans la chute de l’empire qui le relégua dans la vie de garnison. Directeur de l’artillerie à Bayonne, puis à Neufbrisach, il prit sa retraite le 40r janvier 1832.

Norr (Yvan Salmon, dit Victor Noir).— Né à Attigny, le 27 juillet 1848, débutait avec talent dans le journalisme, où son frère l'avait précédé, lorsqu'il fut choisi, avec M. Ulric de Fonvielle, par M. Pascal Grousset, comme témoin dans un duel avec le prince Pierre Bonaparte, Dans une entrevue avec le prince, à Auteuil, Victor Noir reçut une balle au cœur que lui avait tiré Pierre Bonaparte, le 10 janvier 1870. Ses funérailles, qui furent l’occasion d’une formidable manifestation du peuple de Paris, faillirent être le signal de la chute du rêgime impérial.

Son frère aîné, Louis Noir, connu par de notnbreux romans et publications militaires, est né à Pont-à-Mousson, le 26 décembre 4837.

OBERLIN (Jean-Frédéric). — Né à Strasbourg, le 81 août 1740, il - se fit pasteur protestant, et dès l’âge de 27 ans, se fixa au Ban-de-la- Roche, contrée alors inculte et plongée dans l'ignorance. Par son activité bienfaisante, le pasteur Oberlin transforma ce coin de terre; il y créa des routes, enseigna l’agriculture, combattit l'ignorance, bâtit des écoles, appela des maîtres, groupa les élèves, fonda des bibliothèques et fit de ce pays isolé et sauvage l’égal des pays voisins.

Le bienfaiteur du Ban-de-la-Roche est mort à Waldersbach, le 4er

juin 1827; il était chevalier de la Légion d’honneur depuis le 4ef septembre 1819. Son buste en marbre est au musée d’Epinal.

OHMER (Jean-Auguste).-— Né à Epinal, le 9 février 4899, Proviséur du lycée Charlemagne, il prit sa retraite et se retira à Epinäl,

Maire d'Epinal, en mai 1883 jusqu’en mai 4888; il ne es représenta plus aux suffrages de ses concitoyens.

N est conseiller d’arrondissement et président de cette assemblée depuis 1886.

M. Ohmer est chevalier de la Légion d'honneur, officier d’Acadèmie et président de la Société d’'Emulation.

OLivier-Pinor (Jean-Charles). — Né à Bouxurulles, en 4813, il s'adonna à la peinture, etposa quelques tableaux au Salon, et reçut une médaille de 3° classe en 1841. Il prit la suite de la maison d’imagerie populaire fondée à Epinal par son beau-frère Pinot et M. Sagaire.

Son fils, Charles, né à Bouxurulles, le 41 novembre 1848, lui a succédé comme imagiste; il est mort à Epinal, le 7 séptembre 1886.

OLLONE (Pierre-François-Gabriel d”), — Né au château de la Pape, à Rillieu-en-Bresse (Ain), le 95 juillet 4757, le vicomte d'Ollone fut nommé, le 3 novembre 1791, colonel du 47° régiment d'infanterie (ex-Lorraine), fut promu maréchal-de-camp, le 16 mai 1792, puis émigra. À la Restauration, il fut nommé lieutenant-général, le 4er août 1814.

Il se fixa ensuite à Saint -Dié où s'établit sa famille.

Un de ses descendants, chef d’escadrons au 42° chasseurs à cheval, qui fut blessé à la bataille de Sedan, est mort en 1874.

OuLmonrT (Clément). — Né à Epinal, le 29 mars 1815, il fit ses études de médecine à Strasbourg, y devint chef de clinique, puis interne des hôpitaux, à Paris. Reçu docteur, le 26 juillet 1844, il fut, en 1847, chef de clinique à l’hôpital de la Charité et en 1851, médecin des hôpitaux de Paris. Médecin en chef de la compagnie des chemins de fer de l'Est, il a rendu en cette qualité de nombreux services à ses compatriotes et à l'Association vosgienne de Paris, dont il fut, pendant près de vingt ans, le vice-président. Il fut élu membre de l’Académie de médecine, fut nommé chevalier de la Légion d’honneur et reçut, en 1872, la rosette d’officier pour le dévouement qu'il avait montré dans les ambulunces pendant la guerre,

Le docteur Oulmont mourut à Paris, le 18 septembre 1884.

Son frère, Charles Oulmont, né à Epinal, le 49 septembre 1819, fut négociant dans sa ville natale, conseiller municipal en 1870, pendant l'invasion. Il mourut à Epinal, le 10 mars 1875, laissant deux fils : l’aîné, Paul, médecin distingué, ancien interne des hôpitaux ; l’autre, Léon, ancien élève de l'Ecole polytechnique, inspecteur des finances, né à Epinal, le 11 décembre 1855.

Ousrry (Louis). — Né à Rodez (Aveyron), le 9 février 1829, il était avocat dans sa ville natale, lorsque le gouvernement de la Défense nationale le nomma préfet de l'Aveyron, le 6 septembre 1870. Sous la présidence Thiers, il devint préfet de l’Aude, août 1871 ; préfet de la Corrèze, février 1872; préfet d’Alger, avril 1872; mais il donna sa démission, en mai 1873, après le renversement de Thiers. |

Le 21 mars 1876, il était nommé préfet des Vosges; le 19 mai 1877, il était révoqué par le ministère Broglie-Fourtou et quittait Epinal escorté d’une sympathique manifestation. En décembre 1877, il redevenait préfet dans la Dordogne, puis, en mars 1879, devenait préfet du Rhône. A la tête de cette importante préfecture, il rendit de grands services, et, en octobre 1882, on lui confiait le poste délicat de préfet de la Seine. Il n’y resta qu’un an, constamment en discussion avec le conseil municipal de Paris, et donna sa démission en octobre 1883. Le mois suivant, il était nommé conseiller d'Etat. F1 était commandeur de la Légion d'honneur.

Trésorier-payeur-général d’Eure-et-Loir, le 2 juillet 1884, il prit possession le 1er octobre suivant.

Il est mort à Chartres, le 14 mars 1888.

PanicHor (Jean-Nicolas-Alexandre). — Né à Ruppes, en 1764, il était avocat à Neufchâteau, lorsqu'il fut élu, en février 1790, procureur de la commune de Neufchâteau, puis, en juin 1790, procureursyndic du district. En 1793, il devint juge au tribunal du district de Neufchâteau, mais reprit bientôt le poste de procureur-syndic. Administrateur du département des Vosges en 1797, il fut élu, député des Vosges au Conseil des Cinq-Cents, le 14 avril 1798, par 253 voix ; il siégea jusqu’au 18 brumaire. Le 40 juin 1800, il devenait commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Neufchâteau (procureur impérial), puis, en 4811, il fut nommé président de ce tribunal. Panichot est mort à Neufchâteau, le 27 septembre 1819.

— &85 — C'est le grand-oncle de M. Frogier de Ponlevoy, député des Vosges, et l'oncle de Justin-Victor-Alexandre Panichot, qui fut maire de Neufchâteau à la fin du règne de Louis-Philippe.

PaRISET (Etienne). — Un des rares membres de l’Institut appartenant aux Vosges, il est né à Grand, le 5 août 1778, d’une famille de petits cultivateurs, il fut envoyé chez un oncle, parfumeur à Nantes et y commença, dans les loisirs du commerce, de sérieuses études. Soldat en 1792, il combattit à l’armée du Nord et en Vendée. Elève de l’Ecole de médecine de Paris, après avoir terminé son service militaire, il travailla avec une ténacité peu commune et fut enfin reçu en 1805, docteur en médecine. Aliéniste estimé, il fut médecin de Bicêtre ; il étudia aussi les maladies contagieuses, et alla observer sur place la fièvre jaune à Cadix et à Barcelone en 1819 et en 1821. Membre de l’Académie de médecine, il en fut élu secrétaire perpétuel et devint membre du conseil supérieur de santé. Médecin en chef de l'hospice de la Salpétrière, il partit en Egypte en 1898 pour combattre la peste.

Officier de la Légion d'honneur, Pariset fut élu membre libre de l’Institut (Académie des Sciences), le 7 novembre 1842.

Pariset est mort à Paris, le 3 juillet 1847.

PARISOT (Florent). — Né à Damas-devant-Dompaire, le 9 mai 1766, il fut ordonné prêtre en 1789, vicaire à Hadol, puis abandonna l'état ecclésiastique et se consacra à des travaux de météorologie qui lui ont acquis une réputation méritée. L’un des fondateurs de la Société d'émulation des Vosges, il en a été le secrétaire perpétuel en 1895 et devint bibliothécaire de la ville d'Epinal. Il a été professeur de mathématiques, de physique, de chimie et de philosophie depuis 1791 et principal du collège d’'Epinal.

Florent Parisot mourut à Epinal, le 41 octobre 1842.

PELLERIN (Jean-Charles), — Né à Epinal, en 1756, il fut le créateur de l’imagerie populaire qui a porté le nom d’Epinal dans le monde entier. Il est mort en 1336.

Son petit-fils, Charles Pellerin, qui a continué la maison, développé et perfectionné les procédés d’imagerie spinalienne, a été longtemps conseiller municipal d’Epinal. Il est mort subitement dans cette vie, le 29 décembre 1887. Il était officier d’Académie.

PELLET (Jean-François). — Le Barde des Vosges naquit à Epis nal, le 2 novembre 1782. I1 y exerça avec distinction la profession

d'avocat, mais il s’y est surtout fait connaître comme poète et poète vosgien ; ce sont surtout les beautés de notre pays qu'il a chantées. Capitaine d’une compagnie franche en 1814, il défendit les Vosges.

Encouragé dans ses essais par Delille, par Lamartine, il se consa— cra presque entièrement à la poésie, et il a laissé un volume de vers Le Barde des Vosges, qui, malgré de fréquentes faiblesses, est encore une des meilleures œuvres poétiques inspirées par la nature vosgienne,

Après un procès à Paris contre un contrefacteur au plutôt un plagiaire, Pellet rentra à Epinal, malade, et il succomba le 13 février

PeLLeTIER (Ambroise). — Dom Pelletier, né à Portieux, le 7 septembre 1703, fut curé de Senones en 1740; il a composé un Nobtliaire général de la Lorraine el du Barrots, en deux volumes in-folio, dont le premier seulement fut imprimé en 1758 ; habile miniaturiste, il en a fait les dessins à la plume et les a coloriés. I1 mourut le 17 février 1751.

Son frère aîné, François Pelletier, né à Portieux, le 46 juin 4698, fut un horloger habile qui inventa plusieurs machines et construisit à Vézelise une horloge remarquable.

Pensée (Charles-François-Joseph).— Né 4 Epinal, le 10 avril 4799, aquarelliste d’un remarquable talent ; il est mort 4 Orléans.

PERNET (Léon-François). — Né à Vauvillers (Haute-Saône), le 11 avril 4824, il s'établit fort jeune négociant en vins et en bois à Rambervillers. Maire de Rambervillers en 1874, il a été élu conseiller général des Vosges pour le canton de Rambervillers, le 4 novembre 4877, par 2,284 voix contre 1,923 à M, Charles de Ravinel ; il a été réélu membre du Conseil général, le 49 août 1883, par 2,014 voix contre 4,731 au même concurrent.

Président de la Commission départementale, M. Léon Pernet a êté nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 10 juillet 14885.

PERR&AU (Jean-Baptiste Emile). — Né à Epinal, le 26 mai 1798, il s'établit avocat à Remiremont et devint maire de cette ville vers la fin du règne de Louis-Philippe, puis conseiller d'arrondissement,

Représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le 13 mai 1849, le cinquième sur neuf, par 27,756 voix, il siégea avec les conservateurs.

fl est mort à Paris en 1850,

Perrin (Jean-Baptiste). — Né à Damas-devant-Dompaire, en 1754, il était négociant à Epinal au moment de la Révolution. Elu commandant de la garde nationale d'Epinal en 1789, il devint, le 6 septembre 4791, administrateur du département des Vosges, et le 14 décembre 1791 on le nomma président du directoire du département. Ce fut lui qui proclama la Patrie en danger à Epinal. Le 4 septembre 1792, il fut élu représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale, le quatrième sur huit, par 228 voix, après avoir échoué contre Hugo avec 144 voix contre 257. Il siégea à la Montagne et vota sans phrases la mort du roi, Chargé de plusieurs missions aux armées ou dans les départements, il s’en acquitta avec énergie. Le 12 octobre 1795, il était réélu député des Vosges, le deuxième sur cinq, par 203 voix et allait siéger au Conseil des Cinq-Cents. Sorti par le sort, en l’an VI, Perrin fut aussitôt réélu par les Vosges, avec 254 voix sur 268 votants, membre du Conseil des Anciens. Il en devint peu après le président et s’y constitua l’un des agents du général Bonaparte. Il applaudit au 18 brumaire, fit partie de la commission intermédiaire chargée de préparer la Constitution de l’an VIII. Député des Vosges au Corps législatif en 1800, il en fut nommé président par 215 voix sur 241 membres, et dirigea les débats jusque 1803. Sorti à ce moment par Ja voie du sort, il se retira à Epinal dans sa belle propriété de Bellevue, n'étant plus que membre du Conseil général des Vosges. Cependant, en 1815, au retour de Napoléon de l'ile d’Elbe, lorsqu'il s’agit de tenir tête une fois de plus à l’Europe coalisée contre la France, il retrouva son ancienne ardeur patriotique et présida à l’organisation des gardes nationales vosgiennes. Tandis qu'il passait en revue, sur le Cours, à Epinal, de nouveaux contingents, et qu’il les exhortait, Perrin mourut subitement, en poussant le cri de : Vive l'Empereur ! C'était le 96 avril 48165.

Veuf depuis de longues années d’une demoiselle Gouvernel, Perrin n'avait qu’un fille qu’il maria à Christophe Doublat, receveur général des finances des Vosges.

PERRIN (Dominique). — Né à Damas-devant-Dompaire, le 98 février 1798, il était parent du conventionnel, Notaire à Paris jusque 1838, il fut élu député des Vosges par l'arrondissement d’Epinal en novembre 1837; il ne fut pas réélu aux élections générales de mars

Perrin est mort au château de Rochevillers, commune de Crenay, près de Chaumont (Haute-Marne), le 8 février 1876.

Perireenêr. — Né à Cornimont, le 29 mai 1756, il devint maître

d’études, puis professeur de mathématiques au lycée Louis-le-Grand,

à Paris, à Metz, à Châlons. En 1796, il fut nommé professeur d’hy-

drographie à Dunkerque ; il y forma de nombreuses générations et

fut nommé chevalier, puis officier de la Légion d'honneur. Îl est mort à Dunkerque, le 4er janvier 1847.

PETITIEAN (Edmond). — Né à Neufchâteau, le 5 juillet 1844, peintre paysagiste des plus distingués, il dut d’abord travailler pour ètre avocat et fut reçu à Paris licencié en droit. Mais son goût pour la peinture, manifesté dès le collège, finit par l’emporter, et 1l se voua exclusivement à cet art.

Il eut son premier succès en 1876 avec une Vue de Flessingue, et exposa désormais à tous les Salons; en 1880, sa Rue de Village (Liverdun), fut très remarquée, ainsi qu’une Côte normande à Hennequeville ; en 1881, il obtint une mention avec une Rue de Bouæières-aux-Dames et le Sommet du Coleau; en 1882, il expose la Côle aux Vipères et une Vue d’'Ostende; en 1883, le Village de Circourt ; en 1884, le Bassin du canal, à Anvers, et un Village près de Neufchâteau; en 1885, une Rue de Liverdun et les Remparts de Flessingue; en 1886, Domgermain-le- Vignoble; en 1887, une Vue de Voray, dans la Haute-Saône, et une Rue de village en Lorraine; en 1888, une Vue de Rouen et un Hameau en Franche-Comté.

M. Edmond Petitjean a beaucoup produit ; ses œuvres n'en sont pas moins des plus estimées, et l’on peut dire qu’il n’a pas oublié, avec ses pinceaux, sa terre natale.

PETITMENGIN (Charles-François). — Né à Remiremont, en 1735, il fut nommé conseiller au bailliage de Saint-Dié, puis procureur du roi. Elu, en mars 1789, député du Tiers-Etat des baiïlliages vosgiens réunis à Mirecourt, il siégea à Versailles aux Etats-Généraux, devenus en juin suivant, l’Assemblée Constituante. Après la clôture de la session, en 1791, il fut élu haut-juré des Vosges près la haute cour nationale. Le 18 mars 1794, le représentant en mission, Balthazard Faure, le nomma maire de Saint-Dié. Petitmengin mourut en fonctions, le 25 octobre 1794.

Picarp (Georges - Gabriel). — Né à Remiremont, le 23 décembre 1857, c’est un jeune peintre d’avenir ; il a peint le plafond de Îa galerie Georges Petit, à Paris, et plusieurs portraits. Son frère, Louis,

né à Paris, le 40 septembre 1861, est également un peintre de ménie, élève de Gérôme; il a exposé à plusieurs Salons.

PIERRAT (Dominique). — Né le 10 février 1820, à Gerbamont, au hameau de Piétat; pâtre dans sa jeunesse, il devint maître d'école; c'est un naturaliste distingué, il est à la fois botaniste, zoologiste, ornithologiste, oologiste et entomologiste. Il a publié, en 1877, un Catalogue des orthoptères observés en Alsace el dans la chaîne des Vosges.

I! a collaboré, pour le présent ouvrage à l’article : Zoologie.

PIERRAT (Albert). — Né à Anould, hameau du Paire, le 2% juin 1853, il a été pendant deux ans gardes-mines en Nouvelle-Calédonie, il est aujourd’hui garde-mines du département des Vosges à Epinal.

Il a fait, pour le présent ouvrage, l’article sur les appareils à vapeur fonctionnant! dans les Vosges.

Prizaprus (Laurent Pillard, connu sous le nom de). — Né dans un village, près de Pont-à-Mousson, en 1503, il devint prêtre, curé de Corcieux, puis chanoine de Saint-Dié, Historien et poète latin, il a écrit et publié, en 1548, un poème, La Rustictade, où il décrit la guerre des Rustauds. Pilladius mourut en 1562, soit à Saint-Dié, soit à Corcieux, ou même à Schlestadt.

Pinot (Charles-François), — Né à Epinal, le 9 janvier 1816, élève de Paul Delaroche à l'Ecole des Beaux-Arts, à Paris, peintre, fonda une imagerie à Epinät, où il est mort le 4er décembre 1874. Une de ses toiles est au musée d’Epinal; mais son œuvre, qui est considérable, consiste surtout en- dessins. Son imagerie, qui avait été cédée à Olivier, vient d’être achetée par la maison Pellerin (septembre 1888).

Piroux (Joseph).— Né à Hadigny, le 2 janvier 1800, il fut d'abord commis de l’enregistrement, mais frappé du triste sort des sourdsmuets, il y consacra sa vie, devint professeur à l'institution des sourdsmuets de Paris et créa celle de Nancy en 1828. C'était un homme de bien dans la plus large acception du mot. Il mourut à Nancy, le 26 juillet 1884, chevalier de la Légion d'honneur.

Porrson (Jean-Baptiste). — Né à Vrécourt, le 30 mars 1760, c’est un géographe et un cartographe notable ; il a dressé notamment les cartes de tous-les voyages de Humbold et un globe de grande dimension pour la bibliothèque du roi, qui se trouve au musée du Louvre.

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