‹ Le département de Vosges: description, histoire, statistiqueChapitre 35 sur 101 · TOME !1V · texte numérisé non relu

TOME !1V

— 40 — Lauréat de l’Institut et chevalier de la Légion d'honneur, il a publié

un Traité de géographie élémentaire autrefois très usité dans les écoles.

Pommier (Jean-Baptiste). — N6 à Ville-sur-Illon, le 4°r juin 1753, il s'établit homme de loi à Mirecourt et y fut nommé, en 1789, commaudant en second de la garde nationale, puis juge-suppléant au tribunal criminel des Vosges. Juge au tribunal de cassation, le 11 septembre 1797, il cessa d’en faire partie, le 15 mai 1798, Sous FEmpire, il fut receveur-général des finances à Coblentz. | Il mourut à Ville-sur-Illon, en 1820.

PonLEVOY (Paul-Marie-Placide Frogier de). — Né à Paris, le 9 juillet 4827, fils d’un sous-intendant militaire en retraite à Autignyla-Tour, il fut reçu élève de l'Ecole polytechnique en 1846, en sortit sous-lieutenant du génie, le 28 mai 1848 ; et après deux ans à l'Ecole d'application de Metz, il fut promu lieutenant du génie, le 28 mai 4850, et placé à l'état-major de l’arme. Capitaine du génie, le 23 janvier 1854, il fut employé en Algérie, à Strasbourg, placé à l'Ecole polytechnique, puis aide-de-camp du général de division Vialla, qu’il accompagna au Mexique et fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 12 août 1868.

Chef de bataillon du génie, le 28 mai 1870, il servit à l’armée du Rhin, puis fut attaché au bureau militaire de la délégation de la Défense nationale à Tours et à Bordeaux. Chef du génie à Brest, après la guerre, il prit sa retraite en 4873. ‘à

Conseiller général des Vosges, pour le canton de Neufchâteau, le 8 octobre 1871, il a été constamment réélu en 1874, en 1880 et en 1886. Le 5 mars 1876, au scrutin de ballotage, il a été élu député des Vosges pour l'arrondissement de Neufchâteau, par 8,354 voix contre 5,558 voix à Aymé; au premier tour de scrutin, 20 février 1876, il avait obtenu 6,277 voix contre 7,700 partagées entre Aymé et M. Contaut ; ce dernier se désista en sa faveur. À la Chambre, M. de Ponlevoy siégea à la gauche républicaine et fut l’un des 363 députés qui refusèrent leur approbation à l'acte du 16 mai. Réélu député des Vosges, le 14 octobre 1877, par 8,905 voix contre 5,270 à Aymé, il a été réélu, également par l'arrondissement de Neufchàteau, le 26 août 1881, par 9,009 voix, cette fois sans concurrent.

Le 4 octobre 1885, il a été élu, au scrutin de liste, député des Vosges, le deuxième sur six, par 46,480 suffrages.

PONSCARME (François-Hubert-Joseph). — Né à Belmont-devant- Darney, le 20 mai 1827, il étudia la sculpture et l’art de la gravure en médailles, sous Augustin Dumont et Oudiné: il a exposé aux Salons annuels de nombreux médaillons, parmi lesquels on peut signaler particulièrement ceux de M. Méline et de M. Gavet, un buste en bronze du maréchal Forey, les bustes de M. Victor Duruy, Alph. Lavallée, les médaillons de Louis Blanc, V. Schæœlcher, etc. Il a été décoré de la Légion d’honneur en 1867 et a obtenu une médaille de reclasse ; déjà en 1859, 1862 et 1863, il avait obtenu des médailles de 3° classe. Il est professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, à Paris et conseiller municipal à Vanves, Le musée d’Epinal possède plusieurs de ses œuvres. |

C'est un artiste original et vigoureux. Au Salon de 1888, son buste par lui-même a été très remarqué, ainsi que le médaillon de M. Jules Ferry.

PorHIER (Edgard-Lucien-Ferdinand). — Né à Metz (Moselle), le 21 janvier 1833, d’une famille originaire de Serécourt (Vosges), le colonel Pothier se rattache surtout aux Vosges par le mandat de conseiller général dont il a été investi par un canton vosgien. Elève de l'Ecole polytechnique en 1852; sous-lieutenant d'artillerie le 4e octobre 1854, élève à l’école d'application de Metz, lieutenant d'artillerie le 4er octobre 4856 et placé au régiment à pied de la garde impériale, avec lequel il fit la campagne d'Italie, capitaine d'artillerie le 14 août 1860 et placé au 7° régiment-monté, avec lequel i partit pour le Mexique, chevalier de la Légion d’honneur le 14 août 1863 pour avoir « commandé d’une façon remarquable plusieurs battéries devant Puebla », il se distingua encore dans la fin de cette eampagne ; puis, à son retour en France, il fut placé au dépôt central de l'artillerie. Chef d’escadron d’artillerie le 8 décembre 1870, il commanda au siège de Paris le corps-franc des mitrailleuses. Après la guerre il est attaché à l’atelier de construction de Tarbes, sous les ordres du savant général de Reffye, puis devient directeur de l'Ecole d'artillerie du 48° corps. Lieutenant-colonel d’artillerie le 13 août 1880, il fut placé au-18° régiment. Colonel d'artillerie le 30 décembre 1884, il fut d’abord directeur à Alger, puis directeur de l'atelier de construction de Tarbes, ensuite, le 6 février 1886, nommé colonel du 38° régiment d'artillerie.

Ïl a été élu, en 18792, conseiller général du canton de Lamarche, dans une élection partielle, en remplacement de L.-A, Clément;

ee

décédé, et a siégé au Conseil général des Vosges jusqu'au 4 novem-

bre 1877, où il échoua, avec 754 voix, contre 2,082 au docteur Gillet. Il est en outre auteur de travaux archéologiques sur les tumuli du

plateau de Ger, travaux qui ont été couronnés par l’Académie des

inscriptions et belles-lettres.

Poucny (Nicolas-Joseph). — Né'le 6 décembre 1760, à Liffol-le- Grand, il en fut nommé juge de paix en 1790 et devint, en novembre 4792, administrateur du département des Vosges. Procureur-syndic du district de Mouzon-Meuse (Neufchâteau) en 1793, il fut élu, le 45 octobre 1795, juge au tribunal civil des Vosges, puis redevint, en avril 1798, membre de l’administration centrale des Vosges et en 1799 commissaire du Directoire près le district de Neufchâteau. I] fut maintenu par Bonaparte dans ces fonctions en mars 1800, avec le titre nouvellement créé de sous-préfet de Neufchâteau et conserva ce poste jusqu’en 1808. Il fut alors député des Vosges au Corps Législatif et siégea jusqu’en 1807. En 1816 Louis X VIII le nomma procureur du roi près le tribunal de Neufchâteau.

Pougny est mort dans cette ville, le 4er octobre 1842.

PouLLAIN DE GRANDPREY (Joseph-Clément). — Né à Lignéville, le 23 décembre 1744, fils d’un maître-particulier des eaux et forêts, il fut successivement avocat au bailliage de Mirecourt, puis assesseur criminel ou conseiller du roi au conseil présidial de Mirecourt et jugeprévôt à Bulgnéville. En 1789 il fut un des électeurs du tiers-état des bailliages des Vosges pour l'élection des députés aux Etats-Généraux. Commandant du bataillon de garde nationale de Bulgnéville, en 1789, il figura à la Fédération des Vosges, le 7 mars 1790. Maire de Bulgnéville peu de temps après, il fut élu, le 5 juin 1791, au 3° tour de scrutin, par 222 voix sur 432 votants, procureur-général-syndic du département des Vosges, fonctions correspondant à celles de préfet dans l’organisation actuelle, et il les remplit avec énergie jusqu’ à la fin de 1792. Il avait refusé d’être élu député à l’Assemblée Législative, en septembre 179, alors Qu'il était président de l’assemblée électorale. Mais le 3 septembre 1792, il fut élu représentant du peuple des Vosges à la Convention nationale, le 4er sur 8, par 415 voix sur 435 électeurs. Il vota la mort de Louis XVI, tout en admettant un sursis. Îl remplit avec fermeté plusieurs missions, notamment à Lyon et dans la Loire.

. Réélu député des Vosges le 42 octobre 1795, le 4er sur 5, par 297 voix, il siégea jusqu’en 1797 au Conseil des Anciens et le 9 avril 4797,

membre sortant du Conseil des Anciens, il fut élu député des Vosges au Conseil des Cinq-Cents par 150 voix. Il protesta contre le 48 brumaire et fut un moment proscrit et interné à La Rochelle. Rentré enfin en grâce, Napoléon le nomma président du tribunal civil de Neufchâteau, puis en 1811 président de Chambre à la cour impériale de Trèves. Destitué en 1814, à la chute de l’empire, il rentra dans la vie privée. Le 5 mai1815 il fut élu de nouveau député des Vosges à la Chambre des Représentants; il y fit partie du Comité de Constitution et lutta énergiquement pour empêcher le retour des Bourbons après Waterloo. Il échoua en août 1815 aux élections pour la Chambre introuvable. Proscrit comme régicide, en 1816, il se réfugia à Trèves et rentra en France en 1820.

Poullain-Grandprey est mort dans son château, à Graux, le 6 février 1826.

PRUINES (Albert de). — Né le 21 mars 18492, fils de M. Victor de PruInes, qui fut longtemps conseiller général des Vosges pour le canton de Xertigny, il a succédé à son père, le 8 octobre 1871, au conseil jusqu’en 1880, puis, après une interruption, il a été réélu, le 4er août 1886.

Ancien capitaine des mobiles des Vosges en 3870, il est chevalier de la Légion d'honneur et maître de forges à Semouze, près de Plombières.

Son père s’est présenté plusieurs fois aux élections législatives dans dans les Vosges : en 4849, en 1877 contre M. Jeanmaire, dans la 2° circonscription d’'Epinal, au 4 octobre 1885; il n’a pas été élu.

PurTon (Marc-Antoine-Joseph-Frédéric, baron). — Le colonel Puton est né à Remiremont, le 18 septembre 1779. Simple soldat à la 157e demi-brigade d’infanterie, en octobre 1796, puis à la 70e, il fut nommé sous-lieutenant et aide-de-camp du général vosgien Humbert en août 1798 et fait prisonnier en Irlande. À son retour, placé au 74e de ligne, il partit pour l’expédition de Saint-Domingne et passa lieutenant, adjoint à l’état-major de la division Brunet, puis capitaine et aide-de-camp du général en chef Leclerc en octobre 1809, il fut grièvement blessé au combat du Môle-Saint-Nicolas. Officier de la Légion d’honneur le 4er juin 1804, il s'embarqua avec le général Noailles, qui fut tué dans un combat naval, revint à Saint-Domingue, partit de nouveau en avril 1806, fut capturé par les Anglais qui le renvoyèrent en juillet suivant. Placé en octobre 1806 à l'état-major do la Grande-Armée, il &ssista à Iéna, fut promu chef de bataillon,

combattit en Espagne en 1808 et y fut blessé d’un coup de lance qui lui fit perdre l’œil droit, Adjudant-commandant (colonel d’état-major) le 21 juillet 1813, après avoir fait la campagne de Russie, il devint chef d'état-major de la division de cavalerie La Tour-Maubourg, puis avec Berthier et le prince Eugène de Beauharnais, créé baron en août 1813, chef d'état-major de la division Molitor en 1815, retraité en novembre 1816. Le colonel baron Puton est mort à Remiremont en 1856.

PuTon (François-Alfred). — Né à Remiremont, le 22 mars 1832, de la même famille que le précédent, M. Puton fut élève à l’école forestière et devint garde général à Remiremont en novembre 1855, puis à la Petite-Pierre (Bas-Rhin) en avril 1854, dans la Seine-Inférieure en mai 1854, à Dompaire en 1856 et de nouveau à Remiremont en avril 1858. Sous-inspecteur des forêts en février 1863, il fut attaché à la commission d'aménagement des Vosges à Epinal, puis en janvier 1866 placé à Remiremont. Le 7 septembre 1868 il devenait professeur-adjoint du cours de droit à l’Ecole forestière qu’il n’a plus quittée depuis; il y devint sur place inspecteur des forêts le 3 août 1872, professeur titulaire en février 1874, conservateur et directeur de l'Ecole nationale forestière le 28 septembre 1880. Le 6 mars 1882 M, Puton était nommé inspecteur général des forêts et maintenu directeur de l’Ecole forestière de Nancy. Chevalier de la Légion d’honneur en 1883, il a été nommé officier en janvier 1888; il est en outr® officier d'académie, commandeur de la Couronne de Roumanie, officier de l’ordre de Léopold de Belgique, chevalier de la Couronne d'Italie et compagnon de l’ordre impérial des Indes.

Membre de l’Académie de Stanislas, M. Puton a publié de nombreux travaux techniques, géographiques et de jurisprudence, notamment: un Manuel de législation forestière, en 1875 et le Code de la législalion forestière, en 1883, ainsi qu'un Elai des servtces des anciens élèves de l'Ecole forestière en fonctions en 1883. On lui doit aussi plusieurs notices biographiques, sur l'abbé Janny, Charles David, etc.

Son frère, M. Puton (J ean-Baptiste-Auguste), né à Remiremont, le 9 août 1834, est docteur en médecine à Remiremont et s’est fait connaître par de nombreux et intéressants travaux d’entomologie, notamment le Calalogue des hémyptères de l'Alsace et de ia Lorraine, avec M. Reiber, de 1876 à 1880. Il a reçu en 1886 un

prix de la Société entomologique de. France,

QuizLor (Joseph-Antoine). — Né à Gémeaux (Côte-d'Or), le 24 février 1811, Quillot s'établit en 1836 notaire à Corcieux et s’y fit remarquer par son opposition républicaine au gouvernement de Louis-Philippe. Aussi, le 20 mars 1848, fut-il nommé, avec Arthur Ballon, commissaire de la République dans les Vosges et il en remplit les fonctions iusqu’au 20 juin 1848. Aux élections pour l’Assemblée Constituante, il n’obtint que 7,296 voix et ne fut pas élu. Depuis lors, Quillot se tint à l’écart de toutes les fonctions publiques.

I est mort à Corcieux, le 8 mai 1882,

RamBAUD (Alfred-Nicolas). — Né à Besançon (Doubs), le 2 juillet 1842, M. Alfred Rambaud, élève de l'Ecole normale supérieure en 1861, agrégé d'histoire en 1864, docteur és-lettres en 1870, a été répétiteur à l’Ecole des hautes études, chargé de missions littéraires en Russie, professeur d’histoire à la Faculté des lettres de Caen en 1871 et à celle de Nancy en 1875. Il a publié de remarquables ouvrages historiques qui marquent sa place à l’Institut : Les Français sur le Rhin en 1872, la Domination française en Allemagne en 1873, l'Allemagne sous Napoléon Ie en 1874, Françats et Russes devant Sébastopol en 1877, Histoire de la Russte en 1878 et surtout sa belle Hisiotre de la ctvtlisalion française en 1887. |

M. Alfred Rambaud a été conseiller d’arrondissement dans les Vosges pour le canton de Châtenois, de 1874 4 1880; il est actuellement conseiller général du Doubs pour le canton de Roulans. En février 1879, il a été choisi par M. Jules Ferry, ministre de l’instruction publique, comme chef de cabinet. Chevalier de la Légion d’honneur le 9 février 1880 et officier de l'instruction publique, il est devenu professeur d'histoire contemporaine à la Faculté des lettres de Paris, à la Sorbonne, et en janvier 1888 il a pris la direction de la Revue bleue, l’ancienne Revue politique et littéraire.

RanFaING (Marie-Elisabeth de). — Née à Remiremont, le 30 octobre 14592, elle fut mariée à Dubois, prévôt d’Arches; après sa mort, en 1616, elle entra en religion à Nancy, avec ses trois filles, et s’ap-

pliqua à recueillir et ramener au bien les filles perdues. Elle fut nommée supérieure de cette communauté et mourut à Nancy, le 14 janvier 1649.

RaouL (Charles-François). — Le général Raoul, père du général d'artillerie et du colonel, est né à Liffol-le-Grand, le 5 avril 1759. Soldat dans Bassigny-Infanterie (plus tard 34° de ligne) en 1776, il quitta le service militaire en 1784 avec les galons de sergent et se retira à Neufchâteau. En 17941 il reprit du service et fut élu, le 27 août 1791, capitaine du bataillon de volontaires de Neufchâteau devenu ensuite 4er bataillon de volontaires des Vosges. Lieutenantcolonel en second de ce bataillon, le 28 août 1791, il en devint lieutenant-colonel en 4er en 1793, prit part à l’expédition de Custine en Allemagne, pénétra le premier dans Spire, combattit à Hocheim et dans tous les combats de l’armée du Rhin. Promu général de brigade le 2 avril 1794, il servit à l’armée des Pyrénées, à celle de l'Ouest, à celle de la Moselle, en Italie et en Batavie. Il fut nommé officier de la Légion d’honneur et prit sa retraite en 4813. Toutefois, en 1815, il coopéra avec le général Privé à reconstituer la garde nationale d'Epinal.

Le général Raoul est mort à Neufchâteau, le 45 juin 1824.

RaouL (Nicolas-Louis). — Né à Rouceux, le 24 mars 1788, ou le 26 mars, il est l’un des fils du général Raoul (Charles-François). Il s’engagea, en 1802, au 5° régiment d'artillerie, entra à l’Ecole polytechnique en 1804, fut lieutenant d'artillerie de la Grande-Armée à Wagram et fit dans l'artillerie de la garde les dernières campagnes de l’empire, où il gagna le grade de capitaine et celui de lieutenantcolonel. Il suivit Napoléon à l’île d’Elbe, en 1814, et combattit à Waterloo. Sous la Restauration, il vécut en Italie, au Guatémala, où il fut général en chef, et rentra en France après la Révolution de 1830. Lieutenant-colonel du 13° d’artillerie le 24 décembre 18530, puis colonel d'artillerie le 31 décembre 1835, il commanda le 10 juillet 1838 le 6° régiment. Maréchal-de-camp le 49 juillet 1845, il commanda d’abord l’Ecole de Besançon, puis lartillerie de la re division militaire, à Paris. Il devint commandeur de la Légion d’honneur en 1848. Le 20 mars 1850 il mourait à Vincennes, quelques jours avant de passer au cadre de réserve par limite d'âge. Il avait été en mai 1849 candidat dans les Vosges, sur la liste napoléonienne, aux élections pour PAssemblée Législative, mais ne fut pas élu:

* RaouL (Pierre-François). — Fils et frère des généraux Raoul, le colonel Raoul est né à Rouceux, le 8 février 4787. Il servit d’abord dans la cavalerie pendant la fin de l’empire, passa chef d’escadrons au 7° dragons le 22 août 1893, lieutenant-colonel en 1830 et colonel du 3° cuirassiers le 31 décembre 1836. Peu après, le 5 mai 1841, il passa colonel, chef de la 23 légion de gendarmerie, à Metz, et fut nommé commandeur de la Légion d’honneur. Il a été admis à la retraite en 1847, comme colonel de gendarmerie.

RAVvINEL (François-Dieudonné, baron de).— Né à Bayon (Meurthe), en 1767, il émigra en 1791, servit dans l’armée de Condé, puis en Autriche et rentra en France sous le Directoire. Maire de Nossoncourt et chevalier de Saint-Louis, il a été élu député des Vosges en février 1824 et nommé chevalier de la Légion d’honneur. Il n’a pas été réélu en novembre 4827, ni depuis. Un biographe du temps dit de lui qu’il « a des droits à s’appeler l’Hercule des Vosges ». 1] mourut à Nossoncourt, le 20 mai 1848.

RaviNez (Louis-Henri-Félix-Dieudonné, baron de). — Fils du précédent, né à Nossoncourt, le 16 avril 1806, il fut avocat, devint maire de Nossoncourt comme son père, conseiller d'arrondissement et con-

seiller général des Vosges pour le canton de Rambervillers en 1848, jusqu’à sa mort. Le 42 juillet 1849, à une élection partielle en remplacement de Deblaye, décédé, il fut élu représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative par 17,582 voix. Choisi par l'empire comme candidat officiel dans la 3° circonscription des Vosges, il fut élu en janvier 1852 député des Vosges au Corps législatif, réélu en juin 1857 et en juin 1863 par 22,509 voix sur 23,130 votants.

Chevalier de la Légion d'honneur, puis officier en 1861, de Ravinel est mort à Nossoncourt, le 19 septembre 1867.

Son frère, de Ravinel, est devenu inspecteur en chef des services

administratifs de la marine et à été nommé commandeur de la Légion d'honneur le 14 août 1866.

Unautre frère, Joseph-Etienne de Ravinel, a été juge au tribunal

d’Epinal.

RAvINEL (Charles-Louis, baron de). — Né à Nancy, le 29 octobre 1839, petit-fils et fils des précédents, il entra dans l'administration centrale des finances en 18692, fut reçu adjoint à l’inspection générale des finances en avril 1865.

A la mort de son père, il se présenta pour le remplacer à la dépu-

— EDS — tation, dans là 3e circonscription des Vosges, comme candidat indépendant, en 1868; mais il fut contraint de donner sa démission d’inspecteur des finances. Il ne fut d’ailleurs pas élu ; c’est Géliot qui l’emporta.

Ï1 réussit toutefois à succéder à son pére comme maire de Nossoncourt, et comme conseiller général des Vosges pour le canton de Rambervillers, qu’il représenta jusqu’en 1870, puis de 1873 à 1877. Il se représenta de nouveau dans la 3+ circonscription des Vosges, les 23-24 mai 1869, et n’obtint que 14,972 voix contre 16,295 à Géliot. Le 2 janvier 1870, il devint chef de cabinet du Ministre des finances, M. Buffet, et suivit celui-ci dans sa retraite en avril

Aux élections générales du 12 février 1871, il fut élu député des Vosges à l’Assemblée nationale, le % sur 8, par 32,527 voix ; il vota pour la paix et se fit surtout remarquer par la persistance qu'il mit à priver Paris de son titre de capitale. Mais il échoua au Conseil général, en octobre 1871, et ne fut réélu qu’à une élection partielle en 1873 pour échouer de nouveau en 1877 et en 18383 contre M. Léon Pernet.

Le 20 février 1876 il échoua à la députation dans l’arrondissement d’Epinal, avec 8,514 voix contre 12,809 à Eugène Jeanmaire. Il ne fut pas plus heureux, l’année suivante, dans l'arrondissement de Saint-Dié, le 14 octobre 1877, où il n’obtint que 8,686 voix contre 43,208 à M. Jules Ferry. Le 8 janvier 1889, il échoua au Sénat, avec 473 voix contre 498 à N. Claude. Enfin, le 4 octobre 1885, il échoua encore, le 2 de la liste monarchique, avec 34,088 voix.

Son frère, Maurice-Dieudonné de RAvINEL, né à Nancy, le 95 décembre 1843, est entré dans l’administration préfectorale ; il a été sous-préfet de Bernay (Eure); secrétaire général de la Seine-Inférieure ; préfet des Deux-Sèvres; préfet de la Meuse ; et vit maintenant éloigné des fonctions publiques.

Un quatrième frère, Dieudonné-Edouard de Ravinel, officier de cavalerie, devenu chef d’escadron de gendarmerie, a été retraité le 417 juillet 1873 ; il est mort le 11 août 1874.

REMI0N (Barthélemy). — Dom Remion, né à Remiremont en 1630, est entré dans les ordres et devint bénédictin ; il a composé plusieurs ouvrages relatifs à son ordre et fait construire une digue sur la Marne, près de Joinville, Il est mort à Rosières-aux-Salines, le 148 septembre 1708.

Rey (Joseph-Honoré). -— Né à Remiremont, le 2 octobre 1738, il se fit prêtre, puis renonça À l’état ecclésiastique et devint avocat àu Parlement de Paris ; il a écrit plusieurs ouvrages littéraires ou de jurisprudence, notamment une Vie de Chariemagne. I] est mort à Paris, le 12 juillet 1782.

Reuy (Louis).— Né au Val-d’Ajol, le 30 novembre 1824, et négociant, il est conseiller général des Vosges pour le canton de Plombières depuis le 4 novembre 1877; réélu, le 42 août 4883, par 1,391 voix contre 1,262 à M, Victor Collin, notaire et maire au Val-d’Ajol.

RENARD (Louis-Marie-Joseph-Charles-Clément). — Officier du génie et inventeur des ballons dirigeables, le commandant Renard est né à Lamarche, d’une famille originaire de Damblain, le 23 novembre 1847. Elève de l'Ecole polytechnique en 1866, sous-lieutesant du génie, élève à l'Ecole d’application le 4er octobre 1868 et lieutenant le 4er octobre 1870, il fit campagne dans les armées de province et placé, après la guerre, à Mascara. Capitaine du génie, le 27 octobre 1873, il fut mis au 1er régiment et commença ses belles études d’aréostation qui ont valu à la France la gloire de découvrir la direction des ballons. C’est au commandant Renard qu'on le doit. Î a installé dans le parc de Chalais, à Meudon, un parc d’aérostation où il se livre sans cesse à de nouvelles expériences. Le 6 février 1886, il a été nommé chef de bataillon du génie; il est chevalier de la Légion d'honneur du 12 juillet 1880. Le 25 septembre 1888, il a été nommé directeur de l'établissement central d’aérostation militaire.

Son frère, Marie-Joseph-Pierre-Théophile, né à Lamarche, le 43 février 1854, élève de l’Ecole polytechnique en 1872, sous-lieutenant du génie le 4er octobre 1874, capitaine, le 5 octobre 1879, l’aide dans ses études et ses essais ; 1l est chevalier de la Légion d’honneur, du 4 décembre 1884. Chef de l'atelier central d’aérostation et de télégraphie militaire, il a été nommé, le % septembre 1888, sous-directeur de l’établissement central d’aérostation, dont son frère est directeur.

RENAUD (Louis-Joseph Renauld, ou).— Né à Remiremont, en 1723, et chanoine du chapitre de cette ville, il a rédigé une histoire, restée manuscrite, de l’abbaye de Remiremont, de 620 à1791, en 3 volumes in-folio. Il mourut à Remiremont, le 26 novembre 1793,

RenAUDIN (Louis). — Né à Saint Remy, près d'Etival, en 1748, il s'établit luthier à Paris, rue Saint - Honoré. Dès le commencement

de la Révolution, il se jeta avec ardeur dans le mouvement révolutionnaire et fut un des membres influents du club des Jacobins. Ami et compagnon de Robespierre, il fut désigné comme juré au tribunal révolutionnaire et siégea dans un très grand nombre des procès criminels de cette terrible époque. Impliqué dans le procès de Fouquier- Tinville, ainsi que d’autres juges du tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et exécuté à Paris, le 17 mai 1795.

ResaL (Bernard-Victor). — Né à Remiremont, le 8 mars 1807, il se fixa à Dompaire et, tout en étant avocat, s’adonna à la culture de ses propriétés. Maire de Dompaire en 1832, il a été pendant 40 ans conseiller municipal de cette ville, et a été de nouveau maire en 1848 et en 1865. Il a, en outre, été élu conseiller général des Vosges pour le canton de Dompaire de 1837 à 1870, sans interruption ; il a été en 4850 et 1851, président du Conseil général.

Représentant du peuple des Vosges à l’Assemblée Législative, le 43 mai 1849, le 6° sur 9, par 23,806 voix, il siégea avec le parti conservateur et rentra dans la vie privée après le coup d'Etat de Décembre 4851. Il s’est livré à des travaux littéraires et poétiques ; il a publié en 1872 un poème de 1,300 vers : La Révolution.

M. Victor Resal est chevalier de la Légion d’honneur et officier d'académie.

Son fils, M. Antoine RESAL, né à Dompaire, le 17 septembre 1834, est docteur en médecine à Dompaire, dont il a été maire de 1883 à 1888. Conseiller général des Vosges pour le canton de Dompaire, le 42 août 1883, par 1,537 voix contre 937 au docteur Legras.

ReEsaL (Amé-Henry). — Né à Plombières, le 27 janvier 1898, où son père, né en 1797, mourut en 1874, il fut élève de l’Ecole polytechnique en 1847, devint ingénieur ordinaire des mines en 1853, ingénieur en chef en 1877, inspecteur-général des mines en 1888, professeur de mécanique à l'Ecole polytechnique en 4872. Il est chevalier de la Légion d’honneur depuis 4863 et officier de l’Instruction publique. Docteur ès sciences en 1855, il fut, à cette époque, professeur à la faculté des sciences de Besançon. Il a été nommé, en 1877, professeur de construction à l’Ecole des Mines, et en 1873, il a été élu membre de l’Institut, (Académie des sciences, section de mécanique.)

Il est auteur de plusieurs ouvrages : Eléments de mécanique, en 1852, Traité de cinematique pure, en 1862; Traité de mécanique générale, ouvrage très estimé, en 6 volumes parus de 4863 à 1881; .

RicHaRD (Nicolas-François-Joseph). — Né à Remiremont, le 14 août 1753, il fut reçu en 1771 docteur en droit et avocat à la cour souveraine de Lorraine et s’installa comme avocat à Saint-Dié. En 1779, il fut nommé juge tutélaire au siège de la Pierre Hardie, et en: 1782 procureur-fiscal au buffet d’Etival, ainsi que sonrier ou chef de police du chapitre de Saint-Dié. A la Révolution, il fut élu en 1790 procureur de la commune de Saint-Dié, puis juge de paix en 1792, et en même temps président du directoire du district d’Ormont (cidevant Saint-Dié). En 1795, il fut appelé comme juré au tribunal révolutionnaire de Paris, mais ne siégea pas. Président du tribunal criminel des Vosges, le 40 février 1798, il était élu, le 9 avril suivant, député des Vosges au Conseil des Cinq-Cents par 172 voix sur 268 votants. Il approuva l’acte du 18 brumaire et fut le premier sous-préfet de Remiremont à l’organisation de l’an VIII, mars 1800. est mort en fonctions, le 17 juin 1813.

RICHARD D’ABONCOURT (Antoine-Nicolas-Sigisbert de). — Né à Bruyères, le 24 août 1782, son père était écuyer et avocat au Parlement de Nancy ; son grand-père maternel, de Jacob, fut le premier commandant de la garde nationale de Bruyères en 1789 ; il épousa la fille du lieutenant-général comte d'Olonne.

Sous-préfet de Mirecourt en 1816, il est devenu, le 20 février 1829, sous-préfet de Saint-Dié. Aux élections de février 1824, il a été élu député des Vosges par le collège électoral de Remiremont-Saint-Dié avec 81 voix contre 60 à Falatieu, et a été décoré de la Légion d’honneur en 1895 ; il n’a pas été réélu député en novembre 1827.

Richard d’Aboncourt est mort à Champ-le-Duc, le 4er avril 1837.

Son fils, capitaine d'artillerie, s’était retiré aussi à Champ-le-Duc.

RicHARD (Constant).— Né à Epinal, le 21 mai 1847, il est devenu, le 4er juin 1878, chef de division à la Préfecture des Vosges, où il était entré en 1863, et officier d’académie en 1885. Il a collaboré au présent ouvrage, pour lequel il a rédigé, dans le tome IV, l’article : Usages locaux.

RicxARD (Emile). — Arrivé très jeune aux plus hauts grades, le général Richard était un officier du plus grand avenir et sur qui l’on fondait les plus sérieuses espérances. Né à Rambervillers, le 7 janvier 1836, il fit de solides études qui le firent entrer à l’Ecole polytechnique le 4er novembre 1854 ; il en sortit comme sous-lieutenant élève du génie le 1°7 maï 1856 et alla passer deux ans à l’école d’applicatiéi de Metz. Lieutenant le 4° mai 1858, il fut placé au 1er régiment

— Sn —

du génie; avec sa compagnie de sapeurs il prit part à la guerre d'Italie, puis fut détaché au camp de Châlons. Capitaine du génie le 24 décembre 1862, il fut employé aux fortifications, à Sétif, et lors de l’insurrection algérienne de 1864 il conquit la croix de chevalier de la Légion d’honneur, le 7 juin 1865. On l’appela ensuite au commandement d’une compagnie de sapeurs-mineurs du À régiment. Il la conduisit à l’armée du Rhin (3° corps) et prit part à toutes les opérations du siège de Metz. Après la capitulation, il s’évada des prisons de l’ennemi et vint à l’armée du Nord offrir le concours de son épée. Aide-de-camp du général Faidherbe, il lutta en héros, à la bataille de Saint-Quentin (49 janvier 1871) et n’abandonna les barricades que le dernier, tirant sur les Prussiens à coups de revolver; il parvint à s’enfuir sous l’habit d’un ouvrier et gagna Valenciennes. Le grade de chef de bataillon fut, le 93 janvier 1874, la récompense de sa valeureuse conduite. Il retourna alors en Algérie comme chef du génie, à Dellys, devint lieutenant-colonel le 23 juin 1877 et passa chef du génie à Lille. C’est là que le général Farre, devenu ministre de la guerre, en décembre 1879, alla le chercher pour lui confier les bautes fonctions de chef de cabinet. Colonel du génie le 2 juin 1880; officier de la Légion d'honneur le 5octobre 4881, Richard rendit les plus plus grands services dans ce poste difficile et se fit estimer de tous par sa capacité, sa franchise et sa bonne humeur. Lorsque le général Farre quitta le ministère, le colonel Richard devint directeur du génie à Versailles, puis colonel du 1° régiment. Le général Thibaudin l’appela de nouveau au ministère de la guerre, comme directeur du génie, et le nomma général de brigade le 3 octobre 1883. Il suivit le général Thibaudin dans sa retraite et fut nommé directeur supérieur du génie du 7e corps d'armée, à Besançon. A l’arrivée aux affaires du général Boulanger, il revint pour la troisième fois au ministère de la guerre, comme directeur du génie, et y déploya un zèle et une compétence reconnus de tous. Il allait recevoir les étoiles de général de division, lorsqu'une mort cruelle l’enleva presque subitement, à Paris, le 5 juillet 1887 ; il n’avait que 51 ans. Son corps a été transporté à Rambervillers pour y être inhumé.

Son frère aîné, Richard (Jean-Baptiste-Edouard), né à Rambervil- Jers, le 23 juillet 1828, a été tué à la bataille de Solférino le 24 juin 1859. Entré à Saint-Cyr le 42 février 1847, sous-lieutenant au 25° léger le 4er octobre 1849, lieutenant le 29 décembre 1853 au 25° léger (devenu plus tard 100° de ligne), capitaine au 100 de ligne Je 23 septembre 1855, il avait pris part au siège de Rome en 1849,

fait campagne en Afrique de 1850 à 1855 et fait partie de l'expédition de Crimée ; le 8 juillet 1855 il avait été blessé à la cuisse droite, devant Sébastopol.

Riocour (Nicolas Dubois ou Du Boys, baron de). — Né à Lamothe, près de Médonville, le 10 juin 1610, il fut lieutenant-général et intendant des armées du duc Charles IV, diplomate, conseiller intime. N a écrit l’Afs{otre des sièges de Lamothe et une Histoire générale de Lorraine, demeurée manuscrite.

Il est mort à Damblain en 1692.

Riocour (Nicolas-Joseph Dubois ou Du Boys, baron de). — Né & Damblain en 1688, il a été premier président de la Chambre des Comptes de Lorraine et conseiller d'Etat. Il est mort à Naney.

Un de leurs descendants a été député de la Meurthe et premier président de la cour royale de Nancy sous la Restauration.

Rrvanp (Denis). — Médecin, né à Neufchâteau, il s’est acquis une grande réputation par son habileté à pratiquer l'opération de la pierre. Chirurgien de l’Hôtel-Dieu à Paris, il revint en Lorraine à l’appel du duc Léopold, qui le nomma professeur d’anatomie à l’Université de Pont-à-Mousson.

T1 est mort dans cette ville, le 17 mars 1746.

RrvarD (Dominique-François). — Frére du précédent, né à Neufchâteau en 1697, c'était un savant de premier ordre. Il a été professeur de philosophie au collège de Beauvais, à Paris, pendant 40 ans. I a laissé de nombreux ouvrages d'astronomie, de mathématiques, de latin, notamment un Tratté de la sphère et du calendrier.

Îl est mort à Paris, le 5 avril 1778. ‘

RoiLLor (Nicolas-Félix). — Le général Robillot est né à Epinal, Je 15 juillet 1826; son père y était alors conseiller de préfecture et devint par la suite sous-préfet de Remiremont, puis maire de la ville; sa famille est alliée à la famille Doublat. Elève à l'Ecole de Saint-Cyr, le 29 novembre 1844, le jeune Robillot en sortit le 4er octobre 1846 sous-lieutenant au 2° spahis. Il conquit rapidement en Afrique ses premiers grades ; le 14 mai 1852, il était décoré de la Légion d'honneur, à 26 ans, n’étant encore que sous-lieutenant ; le 45 août 1852, il était nommé lieutenant et le 4er mai 1854, il devenait capitaine au 11° chasseurs à cheval ; il n’avait pas trente ans, Il ne passa chef d’escadrons au 8° dragons que le 49 mars 1862,

— HD — et devenait, le 14 août 1865, officier de la Légion d'honneur. Lieutenant-colonel du 14° dragons, le 22 décembre 1868, son régiment. fit partie de la’ division de cavalerie du 4° corps de l’armée du Khin (général Legrand). Il prit part à cette charge légendaire du plateau de la Grange, le jour de la bataille de Gravelotte (16 août 4870) où le général Legrand fut tué. Colonel de ce même 11° dragons, le 3 février 4879, il ne le quitta, après y avoir vécu presque dix ans, que le 8 janvier 1878, lorsqu'il fut nommé général de brigade. Général de division, le 12 juillet 1884, Robillot commanda la 3° division de cavalerie indépendante, à Commercy. Il a été nommé commandeur de la Légion d’honneur, le 5 juillet 1887 ; il est aussi grandofficier du Nicham-Iftikhar.

Il est actuellement commandant de la 6° division de cavalerie, à Lyon.

RoGER (François).— Né à Rambervillers, sculpteur distingué, médaillé au Salon de 1880, où il avait exposé Le Biülboquel; une de ses œuvres les plus récentes, Le Temps découvre la Vérilé, est d’une facture originale et puissante. Il est l’auteur du monument commémoratif de la Défense de Rambervillers.

Il à exposé au Salon de 1881 La Muse d'Alfred de Musset; à celui de 1889, le buste de l’architecte de Lalande et divers bustes de femme.

Romanric (Saint). — Né vers 580, fils de Romulphe, comte du palais, à la cour du roi d’Austrasie, Childebert, il vécut lui aussi à la cour royale austrasienne à Metz, puis à celle de Clotaire IT, roi des Francs. À la mort de sa femme, il renonça au monde, se retira dans la solitude et fonda au Saint-Mont un monastère dans le château de ses ancêtres. Il en construisit un autre au pied de la montagne, dont il fut abbé pendant 26 ans et qui fut le point de départ de la ville de Remiremont. Il y mourut, le 8 décembre 653.

RoPpEr (Claude-Eugène-Léon). — Il naquit le 41 octobre 1833, à Epinal, entra à l’Ecole militaire de Saint-Cyr, le 2 novembre 1842, en sortit le 1er octobre 1844, sous-lieutenant au 22° léger (devenu en 4854, 97e de ligne). Fils et neveu d'officiers supérieurs, il était soldat dans toute l’acception du mot. Lieutenant, le 21 juin 1848, toujours au 22° léget, il fait eAmpagne en Afrique et au siège de Rome en 1849 ; capitaine au 22% léger, le 14 août 1858, il passe bientôt après capitaine au 4° bataillon de ‘chasseurs à pied, qu’il suit à l’armée

d'Orient. Il se trouve dans la fatale expédition de la Dobrutscha où boute la division Canrobert est détruite par le choléra et le typhus ; Ropper est frappé d’une attaque de choléra, mais il en réchappe, part pour la Crimée, et, peut assister à tous les combats livrés sous les murs de Sébastopol. Blessé à la tête et à la jambe, à l’assaut de Malakoff, il reçut la croix de la Légion d’honneur. En 18692, il s’embarquait pour le Mexique avec le 4°" chasseurs à pied alors commandé par un autre lorrain, presque un Vosgien, Léon Mangin, mort général. Il se distingue au siège de Puebla; est nommé, le 2 juillet 1862, chef de bataillon au 28e de ligne, puis en 1866, il prend le commandement à Mascara du 1° bataillon d'infanterie légère d’A-

frique (Zéphyrs), où il reçoit la rosette d'officier de la Légion d'honneur.

A la veille de la guerre, le 9 juillet 1870, il est promu au grade de lieutenant-colonel du 66° de ligne. Son régiment fit partie du Ze corps (général Frossard) ; il combat à Sarrebrück, à Spickeren. Le 16 août 4870, à la bataille de Gravelotte, il supporte le premier choc et le plus rude assaut des Prussiens. C’est l’épée à la main, auprès du village de Vionville, que le lieutenant-colonel Ropper fut frappé mortellement, un mois à peine après sa nomination.

ROUMEGUËÈRE (Casimir-Saturnin). — Né à Toulouse (Haute-Garonne), le 15 août 1899, il a été chef du cabinet des préfets des Basses-Pyrénées, du Tarn et Garonne et de la Haute-Garonne ; puis archiviste départemental. Il s’est adonné alors entièrement à ses études et devint membre de la Société d’émulation. Licencié ès-sciences naturelles et lauréat de l’Institut, membre fondateur de la Société de botanique de France, il est directeur de la Revue mycologique et a publié un grand nombre de travaux sur les champignons, les lichens, les mousses, etc.

Il à collaboré au présent ouvrage pour la partie : Bolanique, avec M. le docteur Ant. Mougeot.

RoussEL (François-Xavier). — Le vaillant général Roussel, mort au champ d'honneur, est un enfant de Charmes, où il naquit, le 3 décembre 1770. Parti volontaire dans Mestre de camp général-dragons le 1er mai 1789, puis capitaine-adjudant-major au 9° bataillon de volontaires de la Meurthe, le 16 août 17992, il conquit rapidement tous ses grades sur le champde bataille, adjoint aux adjudants génééraux, à l’armée de la Moselle, le 1° décembre 1192, et lieutenantcolonel en premier du 9% bataillon de la Meurthe, le 5 mars 1798. Il

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