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(Icnce, et l'Iioi-loLÇcr Crétin au secrétariat du (>)niité de Uomi.iin;. surveillance révolutionnaire » : avec eux, on était sur que les nnioyens les plus énergiques seraient employés (l). 11 leur avait adjoint une dizaine de sans-culottes avancés, artisans et petits commerçants, bien décidés à soutenir envers et contre tous la fortune inespérée qui en faisait des maîtres (2).
Les « Douze » ne tardèrent point à marquer aux autorités constituées qu'elles n'auraient désormais qu'à obéir: le 27 janvier, ils requirent à la fois le Département de leur fournir le résultat des visites domiciliaires chez les accapareurs ; le District, de procéder à la vente des biens nationaux, et la municipalité d'opérer le partage des biens communaux. Peu de jours après, le tribunal révolutionnaire fut invité à son tour à la soumission : un citoyen ayant été emprisonné sur son ordre, et sa « religion paraissant avoir été surprise », le président du Gomité fut chargé de faire un rapport sur cet objet à la Société populaire, et « d'inviter celle-ci à vouloir bien nommer des commissaires ». — Si le club, d'ailleurs,
(1) La réorganisalion du Comité date du 5 janvier.
(2) Celaient Thérard, marchand ; Brossard, meunier ; Girardet, rmurier ; Boichat, chapelier; Simon, maréchal ; Ilirlz, serrurier ;
Kornhauf, boucher ; J. Varé, cultivateur ; Biry, tailleur, et Schneider. II G. - 8
CHAPITHK VII
inspirait une telle confiance au Comité, c'est qu'il était à sa dévotion et lui servait en quelque sorte de commission de propagande et de pépinière d'agents d'exécution (1).
Peuplement Ainsi constitué et secondé, le Comité de surveillance
des prisons.
entreprit 1' « épuration » générale. Tous les citoyens suspects, soit par leur conduite, soit par leurs antécédents, soit par leur parenté, c'est-ù-dire lesin dépendants, ennemis de Rengguer, comme le capitaine Favrot, du 6^ bataillon du Doubs ; les ex-serviteurs du prince, qui étaient restés dans le pays « sans donner aucune preuve de patriotisme », comme le conseiller aulique Migy ; les familles d'émigrés ; les religieuses insermentées (2) ; les gens trop attachés aux prêtres réfractaires, etc., fournirent les premières chambrées des prisons devenues bientôt trop étroites. Trois mois après, celles de Porrentruy renfermaient à elles seules deux cents personnes dont le trait suivant dépeindra la situation et l'état d'esprit : le 10 avril, neuf mères et vingt-six pères de famille, enfermés depuis plus de deux mois pour être allés à la messe de Saignelégier à Bellelay, réclamèrent en ces termes leur mise en liberté aux membres du district : « Regardez-nous comme votre famille, votre protection saura nous sauver de la famine ; soyez les protecteurs de nos foyers ; vous serez
(1) Le !««• février, nous voyons Rengg-iier lui demander d'informer le Comité de Salut Public que l'Abbaye de Bellelay « ne cessait de fanatiser le peuple ».
(2) Six Annonciades el douze Ursulines.