LA MALADIE
Le dépérissement de la vache landaise, que les paysars appellent « ensec », est une maladie à allure lente, caractérisée éssentiellément par du pica, de l’amaigrissement et qui semble particulière à la région sablonneuse des Landes.
Lieu d'élection :
Les animaux atteints se rencontrent surtout sur la rive aroite de l’Adour et leur nombre augmente vers la haute Lande, au fur et à mesure que le terrain devient plus siliceux et que l'alimentation est plus pauvre. D'autant plus pauvre que les champs sont plus rares et aue les animaux pacageant dans les pins, se nourrissent presque exclusivement de bruyère, d'herbes très riches en silice et très acides. À titre indicatif, nous avons fait faire une analyse de bruyère. Elle nous a donné la composition suivante :
P70-22% séchés2 100 977. ?- 0,19 N 5e séché al re ARE 0,54 Ko nOMÉoEeCRE AT IOO ON LEE 0,52 ChOMS-sechér2s100 er 0,27
Causes prédisposantes :
L'âge paraît jouer un rôle. En effet, les bovins sont atteints surtout à partir de trois ans, à moins qu’ils n’appartienent à des éleveurs peu soigneux. Les vieilles vaches constitutent cependant la majorité des malades.
La lactation et la gestation agissent aussi. On voit alors la maladie se déclenche subitement : l'animal maïgrit en quelques jours, présente des crises de paraplégie, une démarche vacillante, un relever difficile à tel point que le propriétaire doit le prendre par la queue pour l'aider.
La saison prédispose aussi les animaux : c’est une maladie qui sévit l'été avec toute sa violence. La sècheresse accroît le
nombre de malades : ces dernières/années, de 1940 à 1944 en sont la preuve. Il est vrai qu’elles correspondent à une période très insuffisante en assolements. Au mois de février, mars, avril, période creuse en fourrages verts, on observe une recrudescence de la maladie.